Premier League | Arsenal veut continuer de tracer sa route avec l'aura d'une équipe prête à régner sur l'Angleterre
Par Yohann Le Coz
Mis à jour 19/09/2026 à 12:17 GMT+2
Arsenal veut poursuivre sa route en Premier League contre Brighton, après déjà quatre victoires, en plus d'un succès éclatant contre Manchester City lors du Community Shield et d'un premier tour de Cup. Des adversaires aux profils divers qui prouvent que les Gunners savent désormais aborder tout type d'opposition. D'ailleurs, les hommes de Mikel Arteta n'ont plus peur de grand monde en Angleterre.
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Les 120 secondes qui ont séparé le penalty d'Enzo Le Fée et le but de Bruno Guimaraes contre Sunderland la semaine précédente disent quelque chose des forces d'Arsenal. Le meilleur gardien d'Angleterre a superbement détourné sur son poteau un penalty qui aurait pu entraîner les Gunners dans un sacré bourbier au Stadium of Lights. Puis dans la foulée, une top recrue du mercato, entrée à la mi-temps, a inscrit d'une frappe géniale l'ouverture du score depuis l'entrée de la surface.
Le penalty était discutable, en tout cas d'après Mikel Arteta qui l'a qualifié d'"inacceptable", la réaction des Londoniens aucunement. Le groupe semble avoir les épaules pour opérer dans la difficulté, dans le onze de départ comme sur le banc. Les performances des jeunes Max Dowman (16 ans) et Marli Salmon (17 ans) contre Ispwich en 16e de finale de Cup mardi en est une preuve supplémentaire.
Voilà peut-être ce qui a changé depuis la saison dernière. Arsenal a l'air plus sûr de ses forces, certain que la pièce va tomber du bon côté, même quand le match est engagé, serré, et que l'équipe en face défend bas, bien regroupée, et dur sur l'homme, à l'anglaise.
Chelsea ou Ipswich, Arsenal sait manœuvrer tout le monde
Bukayo Saka, Martin Odegaard et Kai Havertz, qui n'avaient été titularisés qu'une seule fois ensemble la saison passée, la faute à une multitude de blessures, apportent la sérénité propre aux cadres présents semaines après semaines sur la feuille de match. Ils devraient de nouveau figurer parmi les titulaires samedi contre Brighton.
Sans eux, on avait parfois l'impression que les phases sur coup de pied arrêté et la patte droite de Declan Rice venaient sauver les Gunners à court d'idées contre des équipes arc-boutées sur leur surface, plus maintenant. Depuis le début de la saison, les Londoniens ont toujours marqué au moins un but dans le jeu à chaque match. Les blocs bas ne leur font plus peur, Ipswich en a fait les frais en EFL Cup, Coventry aussi en tout début de saison.
Et pour ce qui est des équipes armées techniquement pour les bousculer, les Londoniens ont pour le moment passé tous les tests qu'ils se sont vus opposer. Ils ont simplement balayé Manchester City lors du Community Shield (3-0) et dominé Chelsea sans que le score ne leur rende honneur (2-1). En plus d'avoir écrasé complètement Naples en Ligue des champions, malgré le petit score final (1-0).
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Les Gunners n'ont plus peur de personne, même plus d'eux-mêmes
Arteta voit à moyen et long terme avec son équipe. Et s'il a l'ambition de bâtir le "meilleur club du monde", pour le moment, il s'agit de savoir s'ils sont les meilleurs d'Angleterre. Tous les indicateurs sont au vert. Seul Manchester City, sur qui les Gunners ont déjà pris l'ascendant avec la victoire éclatante du début de saison, semble pouvoir rivaliser. Même si les hommes d'Enzo Maresca n'avaient affronté que des clubs classés 15e ou au-delà, avant de faire l'exploit, presque miraculeux, à 10 contre 11 dans le derby de Manchester, grâce à un but qui n'aurait pas dû être validé.
Quant aux Blues, ils ont déjà montré leurs limites contre les Gunners et prouvé que "London is red" (Londres est rouge, en référence au maillot d'Arsenal), tandis que Liverpool a déjà calé trois fois en PL.
L'image que les Gunners avaient d'eux-mêmes la saison passée, ou leur propre reflet que la presse et les observateurs leur donnaient à lire, les freinait sûrement un peu. On disait d'eux qu'ils étaient ennuyeux, sans idées, avec comme illustration ultime le feu d'artifice qu'aurait dû être la finale de la Ligue des champions contre le PSG transformé en pétard mouillé. Désormais, Arteta a sous la main ses hommes de base, pleinement disponibles, en plus de pouvoir se payer le luxe de faire sortir Declan Rice ou confier moins de responsabilités au jeune Miles Lewis-Skelly, avec un bonhomme comme Bruno Guimaraes parfaitement capable de les suppléer.
Guimaraes, l'immense plus-value
Le milieu de terrain brésilien s'épanouit face à des équipes qui abandonnent la possession du ballon. Il excelle dans sa capacité à accélérer et profite de ce genre d'adversaire pour s'essayer à envoyer des sacoches. En plus d'apporter un certain caractère à cette équipe. En témoignent sa célébration, mains autour des oreilles devant les supporters de Sunderland, puis sa story Instagram : "The fat rat wishes you a good week-end" (le gros rat vous souhaite bon week-end), en réaction à un supporter qui l'avait insulté de la sorte à l'entrée du stade samedi. Pas le genre de leader qui laissera le doute s'installer dans les têtes en cas de série de moins bons résultats, comme durant ce mois d'avril dernier durant lequel Arsenal avait failli tout perdre au profit de City.
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Bruno Guimaraes a ouvert le score contre Sunderland en Premier League.
Crédit: Getty Images
A l'arrivée du milieu de terrain cent été, Arteta avait loué "l'énergie qu'il a apportée immédiatement à l'entraînement. (...) Nous voulons passer au niveau supérieur et je suis convaincu que nous allons avoir besoin de joueurs dotés d'une telle personnalité".
Après la victoire à Sunderland, il a encore été élogieux : "Sa personnalité est remarquable. (...) Sa façon de s'approprier le jeu, ses décisions… Le but était magnifique, tout comme la passe décisive pour Bukayo. Je suis vraiment impressionné." "On a souffert, mais on l'a fait", a conclu Arteta. A la différence de l'année dernière où ses hommes souffraient peu... mais ne faisaient pas souffrir beaucoup plus.
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