Le cauchemar n’est pas absolu. Mais la soirée est ô combien douloureuse. Dimanche, le Portugal a manqué l’occasion de composter son billet pour le Qatar, subissant un terrible revers face à la Serbie, qui plus est à Lisbonne (1-2). Battus dans les derniers instants, les Portugais devront passer par les barrages pour disputer le Mondial 2022. Leur sélectionneur Fernando Santos s’est dit responsable de cet échec cuisant.
"Chaque fois que nous avons fait le jeu, nous avons créé des situations, mis l’adversaire en difficulté, a déclaré Santos peu après la rencontre, dans des propos rapportés par le média lusitanien Record. Mais la plupart du temps, nous ne l’avons pas fait. C’est ma responsabilité." Avant d’ajouter : "Le message n’était pas de jouer comme ça." Le message n’est donc pas passé.
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"Nous n’avons jamais été meilleurs que la Serbie… c’est inacceptable"

Bernardo Silva semblait groggy, à l’issue de ce camouflet : "Notre performance a été terrible, je ne peux pas l’expliquer." D’autant plus que l’histoire de ce match a, d’abord, pris des airs de scénario rêvé. Et le milieu offensif de Manchester City y a contribué. C’est consécutivement à un bon pressing de sa part que Renato Sanches a ouvert le score dès la 2e minute. "Nous avons marqué tôt et nous avons arrêté de jouer, déplore l’ancien Monégasque. Nous n’avons jamais été meilleurs que la Serbie… c’est inacceptable."
"Nous n’avons fait que défendre en deuxième période", abonde Joao Palhinha. Les Serbes étaient revenus à hauteur avant cela, via Dusan Tadic (33e). Puis c’est Aleksandar Mitrovic qui a provoqué chez eux des scènes de liesse (90e). 12 tirs à 9, 56% de possession du ballon : la Serbie a pris son destin en main, a grimpé au sommet du groupe A de la zone Europe face à un adversaire qui est allé decrescendo.

Cristiano Ronaldo n'a pas été décisif... pour une fois

Crédit: Getty Images

"On a joué avec de la peur, de l’anxiété"

La raison de cette déliquescence collective vient peut-être du fait qu’un match nul suffisait au Portugal. Un but d’avance, dans une "finale" qui plus est déjà à handicap… les Portugais pouvaient voir venir. Ils ont trop compté là-dessus puis se sont crispés. "On a joué avec de la peur, de l’anxiété, a regretté Santos, qui a pointé du doigt une frilosité ne convenant pas à l’"ADN" de son équipe, avant de renforcer sa posture de coach qui souhaite assumer son rôle de guide en toute circonstance : "Cette responsabilité est la mienne."
Quant à Cristiano Ronaldo, il a paru impuissant dans la tempête. K.-O. comme tous ses coéquipiers au coup de sifflet final. Il a ruminé son but refusé de manière litigieuse lors de la première rencontre entre les deux sélections, d’après son sélectionneur, qui préfère regarder vers l’avant. "Nous serons au Qatar", assure Santos. Mais la méthode Coué ne suffira pas en mars prochain, pour faire de cette prédiction une réalité.

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