F1 I Mais pourquoi Charles Leclerc a prolongé avec la Scuderia Ferrari ?

Parti... pour rester. Pas vraiment attendue, du moins pas aussi tôt dans la saison, la prolongation de Charles Leclerc avec la Scuderia Ferrari a été officialisée mercredi matin. Un timing qui peut surprendre, tout comme la nouvelle, puisque le Monégasque, arrivé en 2019 à Maranello, n'a toujours pas gagné le moindre titre de champion du monde. Alors pourquoi rester ?

Leclerc dans son jardin, bonus de la pole : Tout sur Monaco

Video credit: Eurosport

Dans le paddock, il est de coutume de dire que "les mains se serrent à Monaco", et que les accords se "signent à Budapest". Charles Leclerc, lui, a décidé de tout faire d'un coup d'un seul, en scellant un deuxième mariage en l'espace de quelques mois. Après avoir dit "oui" à Alexandra fin février, le Monégasque a fait de même avec la Scuderia Ferrari ce mercredi à l'aube de "son" Grand Prix ce week-end.
"Être pilote Ferrari est un rêve, mais c'est aussi une responsabilité que je ne tiendrai jamais pour acquise. Je continuerai à donner absolument tout ce que j'ai pour ramener cette équipe (...) au sommet pour tout le monde à Maranello, surtout pour les tifosi, dont la passion est le cœur battant de cette Scuderia", a ainsi écrit le pilote de 28 ans après l'annonce de sa prolongation de contrat, dont la durée exacte n'a toutefois pas été précisée. Seule indication : cette nouvelle union s'étend sur les prochaines saisons.

Au centre du projet

Combien ? Cette troisième prolongation chez Ferrari, après celle de cinq ans en 2019 et celle de "plusieurs années" en 2024, devrait être de deux ans avec une option de prolongation. Soit la même formule que l'ultime signée il y a deux ans. Une fois le cadre posé, et les détails en partie révélés, une autre question bien plus complexe se pose : pourquoi celui qui n'a plus gagné depuis Austin (Texas) en 2024 a-t-il décidé de prolonger une nouvelle fois avec la Scuderia qui, elle, attend un titre depuis maintenant presque deux décennies ? Et pourquoi n'a-t-il pas attendu de connaître les autres mouvements du marché des transferts, notamment pour voir si une place se libérait dans une écurie d'un plus haut rang ?
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"Doublée par McLaren, Ferrari est devenue la 3e force du plateau"

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Si cette décision est moquée par certains, promettant ainsi au "Principino" ("petit prince", son surnom en Italie) encore plusieurs années de disette et par ricochet de malheur, elle est pourtant parfaitement le fruit d'une grande réflexion de la part des deux camps.
Comme le rappelle La Gazzetta dello Sport, Leclerc est conscient de se trouver dans "la position la plus sûre" pour son avenir en F1, le tout pendant que Max Verstappen, pas vraiment fan de la nouvelle réglementation, continue de parler d'une possible retraite, et que les frictions Antonelli-Russell chez Mercedes pourraient avoir des conséquences sur leur avenir respectif. Le Monégasque, lui, demeure au centre du "projet technique et sportif" de Ferrari, rappelle le quotidien italien, et il reste persuadé que son écurie est sur la bonne voie. Au point qu'il affirmait récemment "n'avoir jamais vu l'équipe aussi proche de gagner, et agressive sur chaque aspect".
"Au fil des saisons, nous l'avons vu grandir jusqu'à devenir non seulement l'un des pilotes les plus performants de la Formule 1, mais aussi une personne parfaitement en phase avec l'équipe et avec tout ce que Ferrari représente. Nous apprécions son talent, nous admirons sa détermination et sa manière d'aborder chaque journée aux côtés des membres de la Scuderia, aussi bien sur les circuits qu'en dehors. Nous savons à quel point ce projet compte pour lui, et nous sommes heureux de poursuivre ensemble le travail vers nos objectifs communs", confirmait Fréderic Vasseur, son premier patron en F1 (chez Sauber en 2018).

Un salaire difficile à trouver ailleurs

Plutôt que d'aller voir ailleurs et effectuer un grand saut dans l'inconnu, surtout avec de nouvelles règles qui ne cessent de subir des évolutions et des modifications (et ce n'est pas fini...), Leclerc veut croire en sa bonne étoile chez Ferrari, une écurie qu'il rêve de ramener au sommet. Quand il s'imagine champion du monde, c'est avec la combinaison rouge. Et pas une autre. Même si, pour l'heure, son palmarès demeure bien maigre pour un pilote de sa trempe : huit victoires au total, pour 27 pole positions et 52 podiums, dont deux fois troisième cette saison aux GP de Melbourne (Australie) et de Suzuka (Japon).
Autre aspect à ne pas négliger, et certainement pas des moindres : Leclerc va certainement devenir le troisième pilote le mieux payé de la grille l'an prochain. En effet, selon les informations de Sportune, le Monégasque devrait toucher 40 millions d’euros en 2027, puis 44 millions en 2028. Le numéro 16 de la Rossa se trouverait alors derrière Max Verstappen et Lewis Hamilton, son coéquipier chez Ferrari. Le média révèle également un autre détail intéressant : alors qu'il avait signé un contrat de quatre ans en 2024, sous la forme de 2+2 (Ferrari ayant l'option d'activer pour 2027, Leclerc pour 2028), ce nouveau bail serait légèrement différent (deux années fermes, mais Leclerc aurait désormais la main pour prolonger en 2029, et Ferrari pour 2030).
Alors qu'il compte 155 départs avec la Scuderia Ferrari, et que le record de Michael Schumacher (180) est en ligne de mire en vue de la saison prochaine, Leclerc aimerait maintenant inscrire son nom au palmarès des pilotes titrés avec le Cavallino. "Cette équipe a toujours représenté bien plus qu'une simple écurie pour moi. C'est celle que j'aime et dont je rêve de faire partie depuis mon enfance, et après toutes ces années, elle est devenue une seconde famille", déclarait-il encore dans le communiqué. À lui, maintenant, de la faire gagner.ch
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