Lewis Hamilton avait déjà envoyé des signaux contradictoires sur ce qu'il voulait pour la suite de sa carrière. Un nouveau bail de trois ans avait sa préférence depuis le début de la saison, jusqu'à ce qu'il n'évoque la possibilité d'un contrat d'une année, pour 2021, lors du Grand Prix du Portugal. On le savait en pleine réflexion en cette année où tant de choses sont plus importantes pour lui que la compétition, et manifestement une retraite à 35 ans est désormais possible à ses dires.
Samedi, son patron, Toto Wolff, avait confirmé sa volonté de prendre de la hauteur dans l'organigramme de l'équipe Mercedes et chercher son successeur pour le remplacer à son poste actuel. Qu'il trouve épuisant après sept campagnes mondiales même victorieuses, et à l'orée d'une saison 2021 comprenant un record de 23 Grands Prix.
Wolff avait estimé que ça lui prendrait un, deux ou trois ans pour trouver cette personne. L'année dernière, Toto Wollf avait été pressenti pour diriger le Championnat du monde de Formule 1, en lieu et place de Chase Carey, et Lewis Hamilton avait prévenu qu'il lierait son avenir à son complice autrichien. Il l'a répété cette année.
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Interrogé dimanche sur la volonté de son boss de s'éloigner des affaires de l'équipe, Lewis Hamilton a été clair. Sa propre retraite n'est pas à exclure. "Je ne sais pas si je serai toujours là l'an prochain, ça n'est donc pas une préoccupation pour moi, a-t-il lancé. Je comprends ça, et nous avons eu des conversations approfondies, je suis donc très conscient d'où il en est mentalement et nous partageons et portons beaucoup de poids ensemble", a ajouté le champion du monde, en conférence de presse post-Grand Prix d'Emilie-Romagne.
"Je me sens très bien. Je me sens fort. Je sens que je peux tenir des mois encore, mais il y a plusieurs choses qui me trottent dans la tête. Je voudrais être là l'an prochain, mais il n'y a aucune garantie pour ça. Il y a tellement de choses qui me passionnent. Le temps le dira", a-t-il conclu.
Dans son tour d'honneur, Lewis Hamilton a remercié toute son équipe, en s'étonnant de cette "incroyable réussite". "Nous n'aurions pas fait ça sans toi", lui a répondu Peter Bonnington, son ingénieur de toujours chez Mercedes. Comme pour lui signifier à quel point il est indispensable à cette équipe.
En 2016, Nico Rosberg, tout juste titré, avait pris sa retraite avec effets immédiats, à la surprise générale. Mercedes sait désormais que ça peut encore arriver.

Lewis Hamilton, Toto Wolff (Mercedes) au Grand Prix d'Emilie-Romagne 2020

Crédit: Getty Images

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