La note : 3/5

Il fallait encore rester jusqu'à la fin pour voir le nouveau numéro de l'intrépide Lando Norris (McLaren). On s'est quand même un peu ennuyé à cause de Lewis Hamilton (Mercedes), mais, à bien y regarder, il a envoyé pas mal de messages au paddock…

Grand Prix de Styrie
Mine de rien, Hamilton en a profité pour cogner très fort sur Verstappen
12/07/2020 À 18:50
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Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

Lewis ne s'égare jamais deux fois de suite, et son réveil a été fracassant. A la limite de l'humiliation pour Max Verstappen (Red Bull). Là-dedans, on inclut sa pole lors de laquelle il a marché sur l'eau. Sur 71 tours, il a remis son coéquipier Valtteri Bottas et le Néerlandais à leur place. Surtout le Néerlandais, qu'il a toisé pendant trois tours avant de l'imiter au stand. Il a couru presque déconnecté de la stratégie et cette liberté lui fait sans doute du bien à lui, comme à nous.

Il a reconnu à demi-mots s'être repris après avoir beaucoup fait pour mobiliser ses collègues pour témoigner en faveur du mouvement "Black Lives Matter", le week-end dernier à Spielberg. C'est heureux, on a encore vu les pilotes à l'unisson avec un t-shirt "End racism" et exprimer leur soutien sur la grille avant le départ. Cela signifie que cette action sera reconduite chaque dimanche de course, et c'est là son autre victoire.

Avec ce 85e succès, il se replace au championnat du monde, à six longueurs de Valtteri Bottas.

Le flambeur : Sergio Pérez (Racing Point)

Quel cirque ! Sept jours plus tard, Checo a remis ça au même endroit, pour une désillusion identique. Il mérite son titre de "Pilote du jour" et ce n'est pas Norris, Gasly ou Sainz qui diront le contraire. "Tu l'as aimée celle-là ?", a-t-il lancé à son ingénieur après son extérieur sur l'Espagnol. Il a ensuite pris à partie son coéquipier Stroll et a déposé Ricciardo, avant de s'attaquer à Albon… C'était le combat de trop. Aileron cassé, il s'est fait doubler dans le dernier virage par Norris et Stroll a bien failli le sauter sur la ligne.

Le bagarreur : Max Verstappen (Red Bull)

Quelle bataille pour la deuxième place ! "Pour moi, la course n'a pas été des plus excitantes jusqu'à ce que j'ai un tour de bagarre avec Valtteri, a raconté le Batave. Mes pneus étaient plutôt morts et je savais qu'il allait me passer, mais je n'allais pas lui faciliter la vie. J'ai eu un peu de plaisir à le repasser à l'extérieur. Je n'avais rien à perdre car il y avait un gros écart avec les suivants. Il n'y avait donc aucun risque."

Le performer : Lando Norris (McLaren)

Le jeune Britannique a encore roulé comme un vieux briscard pour "ramasser les morts" dans un dernier tour haletant ; en l'occurrence la Renault mal en point de Daniel Ricciardo et la Racing Point à l'agonie de Sergio Pérez. Ça fait quand même deux fois qu'il fait le coup !

Le gaffeur : Charles Leclerc (Ferrari)

Le Monégasque n'a jamais réussi ses courses chez Ferrari en partant de loin. Comme à Monaco et à Sao Paulo en 2019 (16e sur la grille), ça s'est mal terminé avec sa 14e place. Encore plus vite cette fois. Dès le troisième virage, et dans l'autre SF1000. "J'ai fait le con", a-t-il reconnu, contrit.

Encore une stratégie à deux abandons pour Ferrari. Un vrai désastre qui inquiète ouvertement le placide Mattia Binotto, c'est dire !

Les plaignants : Renault

En football, ça s'appelle un match retour. Le directeur d'équipe, Cyril Abiteboul, n'avait pas oublié l'affront de la double disqualification de Suzuka (Ricciardo 6e, Hülkenberg 10e), suite à une réclamation de Racing Point. Il a donc attendu que l'adversaire réussisse à son tour un tir groupé (Pérez 6e, Stroll 7e) pour contester la légalité de la "Mercedes rose", qui contiendrait des vrais morceaux de la Mercedes... Info ou intox ? Les commissaires fédéraux ont en tout cas jugé la réclamation crédible.

Le bonus : Le retour de McLaren

Woking 5e avec Norris et 9e avec Sainz, qui est allé chercher le point du meilleur tour, et deuxième avec 39 points au Championnat du monde des constructeurs. Il faut remonter à 2014 pour revoir l'équipe britannique aussi bien placée après deux Grands Prix.

Le malus : La rechute de Renault

"Un nouvel abandon pour l’une de nos voitures pour la même raison que la semaine dernière, a expliqué Cyril Abiteboul, à propos de la surchauffe qui a stoppé Esteban Ocon, alors septième. Nous avions fourni beaucoup d’efforts pour renvoyer les pièces à Enstone, les examiner et les ramener en piste, mais il est évident que nous avons manqué quelque chose. Ce faible niveau de fiabilité n’est évidemment pas acceptable dans un peloton si disputé."

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La stat : 14

14e année de suite avec une victoire pour Lewis Hamilton, qui n'est plus qu'à une unité du record de Michael Schumacher.

La déclaration : Mattia Binotto (Ferrari)

C'est douloureux, très douloureux, de voir les deux voitures au garage après deux tours. Des incidents comme celui-là peuvent toujours arriver quand on démarre en milieu de peloton et ça ne sert à rien d'infliger un blâme. C'est la pire fin possible d'un week-end qui était déjà très décevant.
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