Eurosport
Formule 1 - Cinquième en qualification, Esteban Ocon (Renault) s'est remis dans le bain
Par
Publié 11/07/2020 à 18:46 GMT+2
GRAND PRIX DE STYRIE – Deux Mercedes, une Red Bull et un futur pilote Ferrari devant lui : sur le papier, Esteban Ocon (Renault) a réussi une excellente qualification. Dans les faits, il espérait mieux. Preuve qu'il s'est bien remis dans le rythme, après une première manche un peu frustrante.
Eurosport
Crédit: Eurosport
On a toujours dit – à juste titre – que la pluie mettait en lumière le talent des plus grands. Pourquoi la règle ne s'appliquerait-elle pas pour les autres ? Esteban Ocon (Renault) a encore tout à prouver, certes, mais ce qu'il est capable de réaliser dans de telles conditions ne doit rien au hasard. Ce samedi, sur une piste épouvantable, le Français s'est adjugé le cinquième temps du Grand Prix de Styrie au bout d'une qualification dominée par Lewis Hamilton (Mercedes), en pole devant Max Verstappen (Red Bull). Preuve qu'il n'y avait rien d'anormal.
Ceux qui n'ont pas la mémoire courte n'avaient, de toute façon, aucun soupçon : le pilote d'Evreux avait déjà fait mieux à deux reprises, en s'installant sur la deuxième ligne des Grands Prix d'Italie, en 2017, et de Belgique, l'année suivante. A chaque fois, il avait tiré son épingle du jeu dans des conditions difficiles. "J'adore ces conditions, a-t-il rappelé après la séance. C'était une séance géniale ! Dès le premier tour, je me sentais confiant au volant et tout s'est bien passé."
Ocon espérait mieux
Plus que son aisance sur l'humide, cette performance témoigne aussi de sa capacité à retrouver le rythme, alors qu'il n'avait pas dissipé certains doutes la semaine dernière, lors de la manche inaugurale. Là, Ocon s'était dit "un peu rouillé". Paradoxalement, tout s'est arrangé sous l'eau. Il avait concédé six dixièmes à son coéquipier Daniel Ricciardo le samedi ? Il lui en a rendu près de la moitié une semaine plus tard. Et ne s'en est même pas contenté.
"Il y a des choses qu'on aurait pu mieux gérer, a-t-il confié au micro de Canal+. Faire troisième ou quatrième, c'était gérable aujourd'hui." Et demain ? La météo s'annonce bien plus clémente et le Normand de 23 ans a du beau monde dans le dos : Alexander Albon (Red Bull), un temps candidat à la victoire la semaine dernière, Lando Norris (McLaren), auteur de son premier podium, et les Ferrari, réglées pour le sec dès ce samedi. Il aura donc beaucoup à défendre. C'est peut-être ce qu'il y a de mieux à faire ; dimanche dernier, certains ont attaqué. Et l'ont regretté.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité