Qualification d Grand Prix d'Abu Dhabi | Max Verstappen, son art et sa manière : "il n'a pas fait la pole une fois, mais deux"
Eurosport sur GoogleDimanche, pour l'ultime Grand Prix de la saison, ce sera Max Verstappen devant et un peloton derrière. Le pilote Red Bull a réalisé les deux meilleurs temps de la Q3 ce samedi lors de la qualification à Abu Dhabi, preuve qu'il était, une fois de plus, au-dessus de la concurrence, McLaren comprise. Oscar Piastri, et surtout Lando Norris, sont prévenus.
Norris, Verstappen et Piastri pour le titre : tout savoir sur Abu Dhabi
Video credit: Eurosport
On pourra reprocher beaucoup de choses à Max Verstappen, quoiqu'une année dans la peau de l'outsider ait un peu modifié la façon dont il est perçu dans le paddock, mais pas l'absence chez lui d'un certain sens du spectacle. La qualification du Grand Prix d'Abu Dhabi, serrée comme jamais ou presque au bout d'une réglementation qui laissera la place à une autre en 2026, ne manquait pas de sel. Ses deux tours en Q3, les deux pour la pole position, sont à la fois le témoin de sa supériorité sur le reste de la grille et la preuve que le feu sacré brûle en lui.
"C'est la seule chose que l'on peut faire, la seule chose que l'on peut contrôler", a-t-il confié au micro du promoteur juste après être descendu de sa voiture. Ce samedi, Verstappen n'avait qu'une mission. Elle n'était pas impossible mais absolue tant laisser Lando Norris s'élancer en position de tête avait le double désavantage de lui offrir la voie royale sur la piste tout en chassant d'éventuels nuages dans sa tête entre samedi et dimanche. Pour continuer à croire qu'un cinquième trophée irait bien à côté des quatre premiers dans sa vitrine, il fallait être le meilleur.
Exactement ce pourquoi Verstappen est toujours dans la course au titre
Jusqu'à la deuxième partie de la qualification, Verstappen avait toujours vu une McLaren finir devant lui. C'était Norris en essais libres 1, 2 et 3, Oscar Piastri en Q1. Vendredi soir, Red Bull n'avait pas encore trouvé les bons réglages et déjà on imaginait un weekend décevant du strict point de vue du suspense. C'était mal connaître l'animal qui s'asseoit dans le baquet de la voiture frappée du numéro 1.
"Il faut essayer de deviner dans quelle mesure la piste va s'améliorer, confiait-il pour expliquer sa performance. Elle refroidit beaucoup, et on n'est jamais sûr à 100 % que ça va marcher." S'il y en a bien un qui se rapproche le plus possible de la certitude que ce qu'il demande à sa voiture est à l'exacte limite de ses capacités, c'est bien lui.
"Max a réalisé deux tours spectaculaires. Je m'interrogeais sur l'aspiration dont il a bénéficié de la part de Tsunoda, mais il n'en a pas eu besoin la deuxième fois", a été obligé de constater Zak Brown, le patron des Papayes. Ce que l'on a vu, à deux reprises, en Q3, c'est exactement ce pourquoi Max Verstappen est le meilleur pilote du monde, exactement ce pourquoi il est toujours dans la course au titre aussi.
"Il est incroyable, il n'a pas fait la pole une fois, il l'a faite deux fois, soufflait au micro de Canal + le manager de l'écurie Red Bull, Laurent Mekies, impressionné par la performance d'un pilote qu'il ne découvre pourtant pas. Aujourd'hui (samedi) il a dominé avec les pneus usés, il a dominé avec les pneus neufs." Quand il a besoin du tour de sa vie, Verstappen s'exécute. Il avait bluffé aux essais libres en levant le pied sur le meilleur de ses chronos et ça aussi, c'est du Max pur jus. Tout ça n'a de sens que dans le jeu psychologique qu'il adore et qu'il impose.
Un langage corporel qui dit tout
Face aux McLaren, tout outsider qu'il est, le Néerlandais a quelques atouts dans la manche. Son talent donc, son expérience, la capacité de McLaren à s'auto-saboter aussi, mais peut-être surtout l'avantage qu'il a sur des adversaires qu'il met continuellement dans un état de stress, sur la piste comme en dehors. En réalisant le meilleur temps, non pas d'un cheveu, mais avec une marge conséquente, Verstappen a tout fait pour implanter son scénario rêvé dans la tête des autres : lui sera devant dimanche et les autres n'auront qu'à commettre aucune erreur…
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Brown prêt à sacrifier Piastri ou Norris : "Nous adapterons notre stratégie"
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Il fallait voir le langage corporel dans la zone d'interview, où Verstappen bombait le torse quand les épaules de ses deux rivaux, pourtant 2e et 3e sur la grille, tombaient quelque peu. Avant de plancher sur le Grand Prix et tous les scénarios possibles, Max Verstappen pourra savourer trois choses : le plaisir fou qu'il a pris pendant deux tours, la fierté d'un nouvel exploit et les doutes, même légers, qu'il a continué à alimenter dans les cerveaux de toute l'écurie McLaren. C'était tout ce qu'il pouvait contrôler, il l'a fait avec son art et sa manière.
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