Sergio Pérez gagne devant Verstappen à Djeddah, Alonso 3e devant Russell et Hamilton, Ferrari a déçu

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FORMULE 1 - Red Bull était injouable. Parti en pole, Sergio Pérez s'est imposé avec autorité lors de la deuxième course de la saison à Djeddah, mais il n'a pas pris les commandes du général à Max Verstappen, 2e. Parti 15e, "Super Max" n'a pas réussi son pari de gagner. Derrière, Fernando Alonso a finalement fini 3e après une après-course animée. Carlos Sainz et Charles Leclerc ont fini 6e et 7e.

Combat de coqs chez Red Bull ? "Verstappen a essayé de pousser Pérez à la faute"

Video credit: Eurosport

En contrôle. Red Bull a dominé de la tête et des épaules le Grand Prix d'Arabie saoudite, dimanche soir. L'écurie de Milton Keynes a placé ses pilotes aux deux premières places du classement, Sergio Pérez s'imposant à la régulière face à Max Verstappen. Le Néerlandais, quinzième sur la grille de départ, a conservé la tête du Championnat en décrochant le point du meilleur tour dans l'ultime boucle.
Fernando Alonso (Aston Martin) a lui vécu une soirée bien animée du côté de Djeddah. Troisième de la course à la régulière, l'Asturien est monté sur le podium, avant d'être privé de sa 100e présence sur la boite en F1 par la FIA, après une pénalité de dix secondes. Cette sanction a finalement été levée par la FIA après un bon travail d'Aston Martin avec son recours.
OVNI : objet volant non identifié. Synonyme : RB19. L'écurie au taureau a survolé la Corniche de Djeddah, signant son second doublé de la saison. L'identité du vainqueur a changé, puisque c'est Sergio Pérez qui a transformé sa pole position en succès, le cinquième de sa carrière.
Trois enseignements sont à dégager de cette soirée saoudienne. Le premier, c'est que Red Bull a produit une fusée et que, hors problème mécanique majeur (deux alertes sans gravité ce dimanche), on voit mal comment la concurrence pourrait regarder les Autrichiens dans les yeux en 2023.

Pérez encore aérien en circuit urbain

Le deuxième, c'est que Verstappen a trouvé du répondant en la personne de Pérez. Le Mexicain s'est battu pour inscrire son nom au palmarès de l'épreuve, un an après avoir vu la victoire lui échapper en raison d'une voiture de sécurité. Il s'est battu contre Fernando Alonso (Aston Martin) qui l'a surpris à l'envol, récupérant l'avantage, tranquillement, sereinement, trois boucles plus loin, au volant de sa RB19 survitaminée.
Quinzième sur la grille à cause d'un arbre de transmission défectueux en qualifications, Verstappen a mis 25 tours, soit la moitié de la course, pour s'inviter au deuxième rang. L'écart de cinq secondes entre les deux coéquipiers n'a jamais vraiment fluctué, malgré la ruse de Red Bull, qui a demandé à Pérez de ralentir son rythme au 43e tour sans exiger la même chose de son double champion du monde. Refus catégorique du Mexicain.
Le Néerlandais a relâché son effort dans les derniers tours, préservant ses gommes... pour mieux s'accaparer le point récompensant le meilleur chrono de la course. Une unité qui lui permet de rester en tête du Championnat des pilotes. La guerre ne fait que commencer.
Le troisième enseignement, c'est que le Grand Prix d'Arabie saoudite nous réserve toujours des surprises. Allez demander à Ferrari et à Alonso si c'est faux.

Un 100e podium bien spécial pour Alonso

La stratégie de la Scuderia a été ruinée par la sortie de la voiture de sécurité, la neuvième en trois éditions à Djeddah, consécutive cette fois à l'abandon de Lance Stroll (Aston Martin) au 18e tour. Charles Leclerc et Carlos Sainz avaient déjà effectué leur arrêt, contrairement à la concurrence. Ils finiront respectivement septième et sixième.
Alonso est lui monté sur le podium, brandissant devant les mécaniciens d'Aston Martin le trophée récompensant la troisième place... avant de devoir le céder à George Russell (Mercedes) pendant à peu près deux bonnes heures. Le temps qu'Aston Martin ne fasse changer d'avis la FIA.
Lewis Hamilton (Mercedes) a terminé cinquième et à plus de 30 secondes de la première Red Bull. C'est toujours mieux que les McLaren, engluées dans le fond du classement, tandis qu'Alpine, candidate au Top 10, a placé Esteban Ocon et Pierre Gasly à la huitième et à la neuvième place.
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