Formule 1 | Pourquoi la saison 2025 pourrait être la plus serrée de l'histoire
Par Julien Pereira
Mis à jour 14/03/2025 à 00:42 GMT+1
Vous avez apprécié 2024 ? Vous devriez adorer 2025. Le championnat du monde de Formule 1 qui s'ouvre ce week-end en Australie pourrait être le plus dense de l'histoire, de l'aveu de tous les acteurs de la discipline. La nouvelle répartition des forces chez les pilotes et la convergence des performances des monoplaces promettent effectivement spectacle et suspense.
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Il y a tout juste un an, l'annonce du départ de Lewis Hamilton pour Ferrari avait donné très envie d'accélérer le temps. À l'époque, on envisageait encore une saison écrasée par Max Verstappen et les premiers Grands Prix de la saison ne présageaient absolument pas ce qui s'était passé par la suite. 2024 fut finalement une excellente cuvée. 2025 devrait être encore meilleure.
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"Si Hamilton est dans la course au titre, on va vivre une saison qui ne ressemblera à aucune autre"
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Bien sûr, tout dans cette intersaison a été écrasé par la matérialisation d'un fantasme que l'on pensait impossible à assouvir. Le plus grand pilote de l'histoire a rejoint l'écurie la plus mythique de ce sport et les premières semaines de cette union, symbolisée par une photo iconique avec costume trois pièces et F40 en fond, nous a contraint à apprécier le moment. Quitte à oublier, peut-être, que le plus excitant est devant nous.
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Chasse au chrono, Monaco, femme ingénieure : ce qui change en 2025
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Convergence des performances
Car la promesse est forte, et elle a été faite par la plupart des acteurs de cette discipline : le championnat du monde 2025 a toutes les chances d'être le plus serré de l'histoire. Non pas comme l'édition 2021, durant laquelle Max Verstappen et Lewis Hamilton, bien au-dessus de la meute, avaient abordé le dernier Grand Prix de l'année à égalité de points. Cette fois, ils pourraient être trois, quatre ou cinq à batailler ferme tout au long des 24 Grands Prix, de ce dimanche 16 mars au 7 décembre prochain.
Ce serment-là est hérité de l'exercice précédent, qui a vu sept pilotes différents s'imposer en l'espace de neuf Grands Prix. C'est aussi une suite logique : alors que le règlement technique actuel entame sa dernière année d'existence, toutes les écuries ont convergé vers des solutions similaires. Les zones grises ont été exploitées et les marges de progression, grignotées. "Les voitures se ressemblent toutes incroyablement aujourd'hui", notait Christian Horner, patron de Red Bull il y a quelques semaines.
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"C’est le jour et la nuit" : Alpine, l’année du renouveau ?
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Voilà qui pourrait accentuer l'incertitude, avec des conséquences déjà aperçues l'année dernière : des écarts minimes et des favoris piégés en qualification, des luttes à couteaux tirés jusque dans les derniers tours, en course. La nouvelle répartition des forces, après un "mercato" de pilotes animés, devrait aussi aider. Désormais, toutes les écuries, à l'exception de Sauber et Racing Bulls, comptent au moins un vainqueur de Grand Prix dans leurs rangs.
McLaren favorite, mais...
Bien malin, donc, celui capable de prédire quel pilote et quelle équipe raflera les couronnes. Verstappen, référence mondiale, s'attend déjà à devoir jouer des coudes, comme il l'avait fait la saison dernière, pour compenser le déficit de performances d'une RB21 qu'il a jugée un peu décevante aux essais. McLaren est légitimement favorite après avoir décroché le titre "Constructeurs" la saison dernière, mais le rapport de force entre Lando Norris et Oscar Piastri pourrait s'équilibrer.
Ferrari apparaît mieux armée que jamais depuis sa dernière couronne (2008) même si l'adaptation de Lewis Hamilton pourrait nécessiter plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Mercedes, que l'on annonce déjà en ligne pour 2026, aligne un prodige au talent rare. Haas, avec Esteban Ocon et le soutien accru de Toyota, nourrit des ambitions. Alpine, dans la lignée de sa fin de saison dernière, envisage désormais des Top 5 grâce à Pierre Gasly.
Bref, tout ceci est particulièrement excitant mais tient à une condition : qu'aucune équipe n'ait dégoté un dernier filon réglementaire pour repousser la concurrence un peu plus loin. Dans la coulisse, la guerre des nerfs, autour de solutions aperçues aux essais - McLaren aurait notamment remis au goût du jour son "mini-DRS" - a déjà commencé. Tant mieux. Que le spectacle commence.
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