Inexistant le vendredi aux essais, revenu de nulle part au dernier moment en qualification, Lewis Hamilton était parti pour réaliser le hold up parfait en course, dimanche. Mais la victoire qui était à sa portée s'est transformée en 15e place finale.
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Deuxième sur la grille de départ, leader dès le deuxième tour du Grand Prix d'Azerbaïdjan après avoir avalé la Ferrari de Charles Leclerc à l'aspiration en pleine ligne droite sans DRS, le Britannique de Mercedes avait battu en retraite lors des arrêts au stand.
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Au 12e passage, son équipe de mécanicien avait changé ses "tendre" contre des "dur" dans le temps très moyen de 4"6, ce dont avait immédiatement profité à Max Verstappen, au stand dans la boucle suivante. "Comment peut-il ressorti si loin devant moi ?", avait demandé le septuple champion du monde à son ingénieur, Peter Bonington. C'était un tour avant le second undercut réalisé par Red Bull, pour Sergio Pérez.

"Ils ont tellement plus de grip que moi !"

Lewis Hamilton s'était mis en chasse du Mexicain. En se battant avec toutes les peines du monde pour rester dans la même seconde que la RB16B n°11, histoire de pouvoir utiliser le DRS facilitant les dépassements. Un plan qui ne fit pas longtemps illusion car la machine autrichienne reprenait invariablement ses distances autour de la vieille ville. "C'est impossible de le suivre dans le secteur 2", exposa le pilote anglais au 19e passage.
Dans l'impossibilité de même de s'approcher dans la ligne de plus de deux kilomètres du secteur 3, Lewis Hamilton réitéra son constat lors de la neutralisation suite au crash de Lance Stroll (Aston Martin), au 31 tour. "Je ne peux attaquer ces gars avec les pneus que j'ai. Ils ont tellement plus de grip que moi", l'a-t-on entendu dire à la radio.
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Lewis Hamilton était parti pour se satisfaire d'une troisième place derrière les Red Bull lorsque le Néerlandais, peut-être coupable de n'avoir pas ménagé ses pneus à coups de meilleurs tours, a été contraint à l'abandon à quatre tours du but. Une opportunité dont il ne profita pas.

"Je n'ai pas réalisé que j'avais touché le bouton de répartition des freins"

Au restart du 50e des 51 tours, le pilote de la W12 n°44 a causé lui-même sa perte. S'il prit un meilleur départ que l'homme de la "pole position", Sergio Pérez, il tira tout droit - privé de freins - au lieu de tourner au n°1. Ses freins que l'on avait vu fumants juste avant l'extinction des feux n'y étaient pour rien. Ni le fait d'avoir oublié cette consigne de prudence qu'il avait lui-même rappelé à son équipe : "Ce n'est pas un sprint, c'est un marathon", en pensant à la belle opération qui se profilait au championnat. Au bas mot 18 points pris à Max Verstappen.
Non, Lewis Hamilton venait de commettre l'irréparable lui-même, sur un moment d'inattention. "Je n'ai pas réalisé que j'avais touché le bouton de répartition des freins, a-t-il avoué à Canal+. J'ai touché ce bouton que j'ai sous la main, sans m'en rendre compte."
"Pour être honnête, c'est expérience qui rend humble, a-t-il ajouté pour SkySport. J'ai bossé tellement dur pour revenir dans le top 10. Ça se présentait si bien. C'est dur à accepter. Je suis désolé pour l'équipe. On a vécu des moments encore plus durs, c'est douloureux, mais il faut être humble. On a aussi perdu quelqu'un ce matin (Mansour Ojjeh, ancien copropriétaire de McLaren). Je suis juste heureux d'être encore dans la bataille."
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Avant de conclure sur cette journée qui a été pour lui comme Max Verstappen, et d'autres, "une série de coups du sort". Un bilan stérile qui le renvoie dos à dos avec Max Verstappen, et fige son retard à quatre points au championnat Pilotes. Une chance pour lui, peut-être finalement, tant il paraissait évident qu'il allait repartir de Bakou encore plus loin au championnat.
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