Grand Prix d'Azerbaïdjan 2025 | McLaren, alerte orange

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Ce pouvait être un jour de fête, ce fut finalement le pire dimanche de sa saison : McLaren a vécu un Grand Prix d'Azerbaïdjan indigeste, entre le crash d'Oscar Piastri et la timide septième place de Lando Norris, alors qu'elle avait une première balle de match pour le titre Constructeurs. Comme depuis plusieurs semaines, l'écurie britannique a dégagé un fébrilité indigne de son statut.

Des grilles inversées façon F2 - F3 ? "La F1 n'est pas un championnat d'apprentissage"

Video credit: Eurosport

Au regard de ce qu'elle est devenue, McLaren vit une période inédite cette saison. Depuis le début de l'année, et à quelques exceptions près, l'écurie britannique s'était habituée à cumuler les doublés ou, dans le pire des cas, des doubles podiums. Mais cette fois, il faut remonter jusqu'au 3 août dernier, c'est-à-dire avant la trêve, en Hongrie, pour retrouver trace d'un Grand Prix parfaitement maîtrisé, de bout en bout, par les "Papayes".
Après cela, il y avait eu à Zandvoort l'abandon de Lando Norris causé par la casse d'une pièce produite par l'écurie de Woking elle-même, et non par son motoriste Mercedes. En Italie, ses deux pilotes avaient bien terminé la course mais l'inversion des positions, imposées par le muret, après un arrêt au stand lent pour le Britannique, avait généré beaucoup de remous autour de l'équipe.
Même si l'impact de cet épisode est difficilement quantifiable, il est tout à fait possible qu'il ait joué un rôle à Bakou, où McLaren a vécu son plus mauvais week-end de la saison. Ces dernières semaines, chez les Oranges, plus personne ne dégage une infaillible sérénité. Étrange pour une équipe dont la marge sur la concurrence est si grande qu'elle avait l'occasion, dès ce Grand Prix d'Azerbaïdjan, de décrocher le titre Constructeurs.

Piastri et les "soucis relativement inhabituels"

Symbole de cette fébrilité, c'est Oscar Piastri, que l'on disait imperméable aux enjeux et froid comme une lame, qui a raté à peu près tout ce qu'il a entrepris sur le circuit azerbaïdjanais. Avec un crash en qualification, un autre en course quelques virages seulement après avoir volé le départ, l'Australien a sérieusement flanché. "J'ai juste commis une erreur, c'est aussi simple que cela", a tenté de se défendre le leader du Championnat au micro de Canal+.
"Je dirais qu'Oscar a rencontré des soucis relativement inhabituels, a défendu - un peu maladroitement, le directeur d'écurie Andrea Stella sur F1TV. Je suis sûr qu'il apprendra de cela et qu'il reviendra plus fort."
Lando Norris n'en a pas beaucoup profité puisque sa septième place ne lui a permis de reprendre que six petits points à son coéquipier. Jamais il n'avait été aussi mal classé à la régulière cette saison. "Si on voit les choses comme ça, à chaque fois que je termine deuxième ou pire cette année, c'est une opportunité perdue", a-t-il rétorqué, agacé que cette thèse lui soit soumise. On aurait pourtant juré que les potentiels champions du monde réfléchissaient ainsi.

Norris, l'effet papillon après sa qualification

Bien sûr, le Britannique n'a pas été aidé par une McLaren beaucoup moins performante sur un tracé fait de longues lignes droites et de virages cassants. Pas plus que par un nouvel arrêt au stand manqué, dans lequel il a perdu environ deux secondes qui auraient pu lui permettre de ressortir sixième, devant Liam Lawson (Racing Bulls) et Charles Leclerc (Ferrari) plutôt que derrière eux. Et cette fois, impossible de demander à ce que les positions lui soient rendues...
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Norris-Piastri, fausse raison et quête illusoire de l'équité parfaite

Video credit: Eurosport

Mais on peut aussi remonter plus loin, en admettant que le pilote de 25 ans n'aurait pas eu à passer sa journée dans le trafic s'il avait obtenu mieux qu'un très modeste septième rang sur la grille. Là, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même : c'est lui qui a choisi de sortir le premier en piste, dans le money-time de la qualification, par peur de ne pas pouvoir réaliser un tour "propre". Finalement, les conditions se sont améliorées et Norris a été repoussé sur la fiche des temps. "Je n'ai pas pris la meilleure décision, a-t-il résumé, après coup. Mais ça, c'est quelque chose qu'on réalise après coup, ce n'est pas une erreur au moment de la décision."
Même si la séquence composée de deux circuits atypiques est une sorte de trompe-l'œil donnant l'illusion qu'elle patine, McLaren semble aussi ne pas se faciliter la vie. Et désormais, elle se méfie : "Je continue à dire que Red Bull est une véritable menace pour le championnat, a observé Andrea Stella sur F1TV. [...] Je l'ai dit samedi et je peux le confirmer encore plus ce dimanche. C'est une lutte à trois pour le championnat des pilotes." Il y a un mois et demi, c'était encore un duel certain.
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