Formule 1 | Le Grand Prix d'Italie en questions : Max Verstappen vs Ferrari, Alexander Albon, galères d'Alpine

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Carlos Sainz (Ferrari) a-t-il déjà fait une bonne partie du travail en s'adjugeant la pole position samedi ? La Scuderia a-t-elle les moyens de battre Max Verstappen (Red Bull) ? Comment expliquer les énormes difficultés d'Alpine depuis le début du week-end ? Voici toutes les questions que vous vous posez avant le Grand Prix d'Italie. Et leurs réponses.

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La pole position est-elle une garantie de victoire à Monza ?

Oui et non. Depuis que le circuit est dans sa configuration actuelle (2000), le pilote élancé depuis la pole position s'est imposé à 15 reprises. Mais paradoxalement, ce n'est arrivé qu'une seule fois lors des cinq dernières éditions avec la victoire de Charles Leclerc en 2019.

Ferrari peut-elle vraiment battre Verstappen ?

La Scuderia a bien conscience que le leader du Mondial sera difficile à contenir car il est "normalement plus rapide sur les longs relais", selon les propres termes de Sainz. Verstappen a au moins deux arguments en sa faveur : la RB19 dégrade bien moins ses pneumatiques que sa rivale italienne.
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Avec le Néerlandais à son bord, elle a également l'avantage dans quasiment toutes les courbes, y compris la Parabolica. Le double champion du monde sera donc, dans tous les cas, bien difficile à mettre hors de portée et d'une attaque au DRS. Et les possibilités d'un coup stratégique à deux contre un ne sont pas nombreuses, compte-tenu de la faible dégradation des gommes à Monza.

Pourquoi George Russell a-t-il un coup à jouer au départ ?

Pour plusieurs raisons. Le jeune Britannique ne s'attendait pas à être aussi haut sur la grille de départ (4e) après avoir réglé sa monoplace pour la course, et non pour la qualification. Le pilote de King's Lynn va s'élancer depuis la partie droite de la piste, avec potentiellement une belle aspiration et une Mercedes qui, si elle est en souffrance sur ce tracé, demeure la plus efficace dans les zones de gros freinage. Tout cela est très théorique mais peut lui donner des idées.

Quel pilote peut surperformer en course ?

Alexander Albon. Le Thaïlandais est un multirécidiviste ces dernières semaines mais cette fois, le terrain de jeu est idéal pour sa Williams à faible traînée. L'ancien pilote Red Bull espère se battre avec Fernando Alonso et McLaren. Avec une vitesse maximale proche des 345 km/h depuis le début du week-end, il sera encore très difficile à lâcher.

Pourquoi les Français sont-ils en si grande difficulté ?

Ce n'est plus un secret pour personne : le moteur Renault est le plus faible du plateau. L'écurie Alpine a demandé un coup de pouce exceptionnel auprès de la FIA, afin d'obtenir l'autorisation de remettre son bloc propulseur à flots. Certains constructeurs ont mis leur veto. À Monza, ce déficit est bien plus visible qu'ailleurs : sans l'aide du DRS, les monoplaces bleues dépassent timidement les 320 km/h.
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Selon des données circulant dans le paddock et relayées par nos confrères de Canal+, l'écart de puissance avec le moteur de référence (celui développé par Red Bull) équivaudrait à une vingtaine de chevaux. Pas négligeable. À la régulière, on voit mal comment l'équipe au A fléché pourrait s'offrir ne serait-ce qu'un point en course.

Faut-il s'attendre à un Grand Prix spectaculaire ?

Monza a été la terre de scenarios complètement fous ces dernières années (victoire de Gasly puis de Ricciardo, crash Verstappen - Hamilton). Sur ce tracé en particulier, le nombre de dépassements (il y en avait eu 58 la saison dernière, soit autant que sur l'ensemble des deux précédentes éditions) n'est pas représentatif de l'attrait des courses. Mais avec une grille de départ finalement assez logique, il faudra peut-être un ou plusieurs événements imprévisibles pour en faire une course marquante.

Quelle stratégie préconise Pirelli ?

Rien d'autre qu'une solution à un seul arrêt sur un tracé où la dégradation des pneumatiques est faible et où la voie des stands est longue. Il faut s'attendre à voir une majorité de pilotes démarrer en pneus "tendre" pour finir avec des "dur".

A quelle heure la course débute-t-elle ?

A une heure habituelle pour un Grand Prix européen : 15h00 pétantes.
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