Bravoure, danger, peur, et grand frisson. La qualification du Grand Prix de Belgique a été un cocktail redoutable de tout ce que la Formule 1 peut offrir, samedi sur le circuit de Spa-Francorchamps. Les derniers essais libres s'étaient déroulés sur une piste mouillée, les pilotes avaient ainsi pu prendre la mesure du mythique et intimidant circuit d'outre-Quiévrain, théâtre de tant d'exploits par le passé. De drames, aussi. Raidillon d'Eau rouge, ligne droite de Kemmel, enchaînement de Malmedy, descente de Pouhon, vertige de Blanchimont… Le "toboggan des Ardennes" renfermait encore quantité de pièges...
Le film de la qualification
Saison 2022
Gasly enfermé par Pérez chez AlphaTauri, Bottas condamné, Räikkönen retraité : le point sur 2022
27/08/2021 À 19:48
Les 20 protagonistes avaient traversé la Q1 et la Q2 sans encombre sur une piste mouillée, mais le pire les attendait en Q3, dernière partie de la qualification déterminante pour l'obtention de la pole position. Sous l'orage déchaîné, le quadruple champion du monde Sebastian Vettel (Aston Martin) a réclamé un drapeau rouge, que la direction de course n'a pas eu le temps de déployer avant le crash violent de Lando Norris dans la montée d'Eau rouge. Après l'effroi et colère de l'Allemand, le Britannique a pu lever un pouce rassurant et s'extraire en boitant quand même de l'épave de sa McLaren entourée d'un tas de questions autour de la sécurité au lendemain de la terrible scène de l'empilement de monoplaces à cet endroit lors de la course féminine de W Series.
Verstappen aura bien une lourde pénalité pour son moteur endommagé à Silverstone

Russell n'avait rien à envier à Hamilton

Après de longues minutes nécessaires au nettoyage de la piste, les braves ont repris la piste, animés par le sens du devoir et l'inquiétude aussi de ne pas être toujours écoutés. Par des conditions d'adhérence précaire, une visibilité réduite, les neuf pilotes encore en lice se sont disputé la 11e position de pointe de la saison, avec la certitude que tout serait possible pendant ces neuf minutes décisives.
Ce fut bien le cas. George Russell a justifié son statut de futur pilote Mercedes - même si rien n'est encore officiel - en passant tout près de l'exploit. Au baisser du drapeau à damier, le jeune Britannique de Williams était en pole position et son chrono a résisté pour 0"013 à l'assaut de son coéquipier de 2022, Lewis Hamilton. Mais pas à l'ultime charge de Max Verstappen (Red Bull), finalement chronométré en 1'59"765. Soit 0"321, ce qui a atténué ses regrets.

Les Ferrari sorties en Q2

Au bout de cette Q3 réservée aux équilibristes, Daniel Ricciardo s'est rappelé aux bons souvenirs de tous en hissant sa McLaren au quatrième rang, son meilleur résultat en qualification depuis son arrivée à Woking, tout comme Sebastian Vettel, cinquième place avec Aston Martin. Quant à Pierre Gasly (AlphaTauri), il a tel un métronome signé son neuvième top 6 de la saison, trois positions devant son compatriote français Esteban Ocon, meilleur du clan Alpine.
En revanche, Sergio Pérez (Red Bull) et Valtteri Bottas (Mercedes) n'ont pas su dompter les éléments : le Mexicain tout juste reconduit chez Red Bull s'est classé septième et le Finlandais huitième, avant son recul de cinq places du la grille suite au crash qu'il a provoqué au départ du dernier Grand Prix en Hongrie. Mais au moins ont-ils dépassé le cap de la Q2, ce que n'ont pas su faire les pilotes Ferrari. Charles Leclerc et Carlos Sainz échoués aux 11e et 13e places, les Rouges ont déserté le top 10 pour la troisième fois de la saison après Le Castellet et Spielberg 2.
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