Grand Prix de Belgique | Isack Hadjar, le danger d'une promotion chez Red Bull... ou l'aubaine
Par Julien Pereira
Publié 22/07/2025 à 23:49 GMT+2
Isack Hadjar fonce vers une promotion chez Red Bull. Le Français a réussi sa découverte de la Formule 1 avec l'écurie sœur, Racing Bulls, et les performances de Yuki Tsunoda semblent ouvrir la voie à son remplacement en 2026. Autre bonne nouvelle pour le pilote tricolore : le contexte a évolué et pourrait, à terme, mettre fin à la malédiction qui touche le deuxième baquet de l'équipe autrichienne.
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Video credit: Eurosport
Il se passe toujours quelque chose chez Red Bull. En l'espace de quelques semaines, le départ de Max Verstappen est devenu envisageable, celui de Christian Horner a été acté et depuis plusieurs jours, celui de Yuki Tsunoda soulève lui aussi des interrogations. Tout ceci crédibilise encore un peu plus la thèse d'une promotion d'Isack Hadjar au sein de l'écurie autrichienne.
Malgré un premier Grand Prix qui avait tourné au vinaigre dès le tour de formation, le Français a réussi ses débuts en Formule 1. Avec cinq présences en Q3 en qualification et autant dans les points en course, le pilote de 20 ans a été capable de réduire son temps d'adaptation à la catégorie reine. Et il a largement fait pencher en sa faveur la comparaison avec son coéquipier Liam Lawson, pourtant titulaire éphémère du deuxième baquet Red Bull en début de saison.
Sa potentielle arrivée au sein de la "maison mère", dès 2026, constituerait donc une suite logique. Les expériences plus ou moins récentes des précédents pilotes installés aux côtés de Max Verstappen ont fini par faire de ce deuxième baquet un cadeau empoisonné, dont certains ne se sont jamais vraiment remis. Il y a quelques semaines, Hadjar admettait lui-même qu'une promotion expresse, dès cet été, lui aurait fait "un peu peur" et qu'il ne s'y sentait "pas vraiment prêt."
Marko voit les erreurs qu'Isack ne fait pas
La donne sera évidemment différente dans quelques mois, lorsque le Parisien aura vécu l'intégralité de sa première saison en Formule 1. D'autant que d'ici-là, beaucoup de choses auront encore changé, à l'exception peut-être de la considération que Helmut Marko a pour lui. Le conseiller spécial a toujours particulièrement apprécié le talent du jeune homme et il n'a cessé de vanter, ces derniers temps, la vitesse avec laquelle Hadjar s'est adapté au nouveau monde.
"Isack dépasse toutes ses attentes, nous confirme son manager Guillaume Le Goff. Helmut m'a dit quelque chose d'intéressant : lui, avec son expérience, voit les erreurs qu'Isack ne fait pas. Souvent, les jeunes pilotes Red Bull en font beaucoup lors de leur saison de rookie, car c'est un environnement particulier. Et cela avait été le cas pour Max aussi. Si on excepte le crash de Silverstone, survenu dans des conditions dantesques, Isack ne fait pas d'erreurs. Que ce soit aux essais, en qualification ou en course, il est extrêmement fiable. Alors que chez Red Bull, on s'attend toujours à ce que les rookies fassent des erreurs, car c'est un processus normal."
Rien n'indique, toutefois, que cette qualité-là, en plus d'un talent évident, lui permettra d'échapper à la "malédiction" qui touche le deuxième baquet de Red Bull. Mais d'autres changements pourraient survenir au bon moment pour le Français : la nouvelle réglementation apparaît comme une aubaine pour mettre au point une monoplace moins pointue et capricieuse que ses devancières, que seul Verstappen est parvenu à exploiter.
Avec Mekies, le changement, c'est maintenant ?
La nomination de Laurent Mekies, qui fut son directeur d'écurie chez Racing Bulls en début de saison, à la place de Christian Horner semble elle aussi être favorable au pilote tricolore. "On peut effectivement imaginer que la situation du deuxième baquet de Red Bull, que l'on qualifie de 'dangereuse', peut évoluer, nous confirme le conseiller. Laurent est conscient de ce problème et on voit déjà qu'il tente d'apporter des solutions et des propositions qui n'avaient pas été faites jusque-là. Il arrive avec un œil différent, un style de management différent et ça va forcément faire émerger de nouvelles idées."
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Le manager parle en connaissance de cause : en 2019, il accompagnait déjà Pierre Gasly lorsque le Normand avait succédé à Daniel Ricciardo. "Passer de Racing Bulls à Red Bull, c'est comme passer d'une PME à une entreprise du CAC40, compare-t-il. Et comme dans toutes les grandes entreprises, il y a beaucoup de compétition en interne, des jeux politiques qui sont indépendants du pilote. Il faut être capable de prendre du recul sur tout et comprendre comment fonctionne chaque personne et chaque département."
Ce précédent devrait servir au pilote comme à son entourage. Ce, même si le contexte a largement évolué depuis. Et qu'il pourrait encore être considérablement chamboulé dans les prochaines semaines : un départ de Max Verstappen en fin de saison changerait complètement la face de l'écurie. Et le statut d'Hadjar avec lui.
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Hadjar, le danger chez Red Bull... ou l'aubaine
Crédit: Quentin Guichard
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