Le simulateur reste un motif de division pour les pilotes. Les plus jeunes y sont plutôt favorables car c'est une bonne façon de mettre un pied dans une écurie. En attendant de rouler pour de vrai, ils sont employés pour tester façon Playstation dans une salle, à l'usine, des variantes de réglages utilisés en piste par les titulaires. Lando Norris en est le parfait exemple. Le Britannique, qui vient de prolonger son contrat de plusieurs années chez McLaren, s'est fait les dents comme ça lorsqu'il était en Formule 2.
"Silly season", Alonso vs Ocon et mythe monégasque : écoutez les Fous du Volant
Pour apprendre toutes les fonctions activables au volant, se familiariser avec les procédures de l'équipe, s'entraîner sur des situations de course, c'est l'idéal. Pour développer sa concentration, appréhender n'importe quel circuit - et spécialement le circuit de Monaco - aussi.
Grand Prix de Monaco
Audace stratégique, agressivité, DRS... Pourquoi la saison est passionnante
19/05/2021 À 22:10
Hamilton : "La F1 est devenue un club d'enfants milliardaires"
Cependant, un aspirant champion vous ment s'il vous dit qu'il aime ça. Au bout d'une saison dans ce rôle de "développeur", il a fait le tour de la question et veut passer au réel. Naturellement, il cherche à fuir cet outil de torture à quelques 30 millions d'euros voire plus. Mais peu y échappent comme Michael Schumacher, victime de la cinétose, le fameux mal des transports, ou Kimi Räikkönen qui n'en a jamais trouvé l'utilité.

Mercedes prépare l’après-Hamilton, et Wolff n’a pas que Verstappen dans le viseur

Traitements différents chez McLaren

Curieusement, on n'avait jamais vraiment entendu Lewis Hamilton sur la question. On savait qu'il avait commencé les sessions virtuelles à sa titularisation chez McLaren en 2007, mais pas avant. Et depuis, les choses ont bien changé et il a expliqué pourquoi en amont du Grand Prix de Monaco.
"Je fais à peine 20 tours par an au simulateur. Je ne trouve aucun intérêt dans le simulateur", a tranché le septuple champion du monde, au site officiel de la Formule 1. Et même dans son année de rookie, il n'en avait pas trop fait autour de ces méthodes préparatoires. "J'avais l'habitude parcourir le circuit à pied quand j'étais jeune, mais j'ai découvert que, pour moi, c'était un exercice inutile. C'est bien différent quand on l'approche à haute vitesse. Ce que j'ai découvert, c'est que c'est un gaspillage d'énergie ; tout mon week-end consiste à garder l'énergie et la maintenir pour que je fasse mon travail", a-t-il ajouté.
Lewis Hamilton a donc décroché assez vite chez McLaren, en contradiction avec Jenson Button, son coéquipier champion du monde 2009. "À mon arrivée chez McLaren en 2010, quelle ne fut pas ma déception d'entendre : 'Bon, tu dois aller faire des séances dans le simulateur.' Peut-être avaient-ils eu vent de mon aversion extrême envers les simulateurs parce qu'ils étaient même allés jusqu'à inclure une clause dans mon contrat qui stipulait que je devais passer dedans avant chaque course, mais aussi après (à ma connaissance, j'étais un pionnier à cet égard : désormais, tous les contrats comportent cette clause)", a confié l'Anglais, dans son livre paru en 2019 et intitulé "Comment devenir pilote de Formule 1". "Docile ou pas", aurait-il pu compléter.
Grand Prix de Monaco
Le format du Grand Prix de Monaco changera en 2022
22/09/2021 À 17:36
Grand Prix de Monaco
Le match est lancé : "Piqué au vif par Hamilton, Verstappen lui a répondu"
25/05/2021 À 16:57