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Grand Prix de Monaco - Red Bull - Verstappen reconnaît la supériorité de Leclerc, qui devrait être pénalisé selon Marko
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Publié 28/05/2022 à 20:33 GMT+2
GRAND PRIX DE MONACO - Max Verstappen a mieux encaissé sa défaite en qualification face au poleman Charles Leclerc (Ferrari), samedi dans la cité princière, que le conseiller spécial de Red Bull Racing, Helmut Marko. le Monégasque était plus rapide et c'est surtout Sergio Pérez qui a gâché ses chances en même temps que celles de son leader en tapant en Q3.
Helmut Marko (Red Bull)
Crédit: Getty Images
Pour la troisième fois de la saison après Djeddah et Miami, Max Verstappen ne s'élancera pas de la première ligne. On peut noter que ça ne lui avait pas fait de tort puisqu'il avait gagné le lendemain. Le Néerlandais avait tapé en Arabie saoudite alors que le meilleur temps lui était promis et il avait manqué de roulage en Floride mais à Monaco, ce week-end, il n'a pas vraiment d'excuse à avancer. Qualifié quatrième à 0"290 de Charles Leclerc, il n'en a pas cherché.
Hors du coup face au poleman de Ferrari, derrière son coéquipier Sergio Pérez dès les premiers tours vendredi, le champion du monde en titre nourrit juste un vague regret de ne pas avoir pu achever son dernier tour en Q3 samedi, stoppé au drapeau rouge par le crash de l'autre Red Bull au virage du Portier.
"Nous aurions pu faire mieux que quatrième, mais pas la pole position, car Charles était trop loin devant", a-t-il reconnu, à sa descente de voiture. "C'est de la malchance, a-t-il expliqué ensuite lors de son traditionnel entretien avec Viaplay. Dans l'ensemble, cela a été un week-end plutôt rude pour moi. Le dernier tour était un peu meilleur. Au bout du compte, c'est une bonne pole pour Charles [Leclerc] et Ferrari : ils étaient très rapides. On aurait pu être meilleur, mais c'est aussi Monaco avec ses drapeaux rouges, et au final je suis quatrième. C'est la deuxième année de suite."
Leclerc sanctionnable selon Marko
Quand il précise que "le dernier tour était un peu meilleur", il fait allusion à sa difficulté de franchir le virage n°1 avec la même confiance qui a habité Sergio Pérez pendant deux jours. Vendredi, son patron Christian Horner avait expliqué que le Batave ne parvenait pas à freiner aussi tard que le Mexicain en arrivant sur Saint-Dévote, et ce virage était comme le baromètre de la confiance d'un pilote dans les rues de la Principauté. "Monaco est un circuit de confiance, et le travail de l'équipe consiste à régler la voiture pour en créer", avait précisé le directeur de Red Bull Racing.
"Nous devons regarder la qualification de plus près, mais cette voiture (la Ferrari) fonctionne très bien, a admis Max Verstappen. J'ai eu plus de sous-virage que désiré. Ça n'aide pas sur une piste comme Monaco." La F1 75 a été la référence des essais, en raison de sa facilité à passer les bordures, comme à Miami, avait observé George Russell (Mercedes).
Mais pour Helmut Marko, il y avait matière à renverser la table dans cette minute décisive. "C'est ennuyeux, a regretté l'Autrichien, à la chaîne nationale ORF. Max était en avance de 0"3. Son point faible, au virage n°1, était résolu. Nous étions au niveau de Leclerc." Et d'estimer que le pilote de Maranello aurait dû être déchu de sa pole position pour non-respect de la procédure de pesée. En Q2, le francophone a effectivement dépassé la zone de la pesée. Mais ses mécaniciens s'en sont de suite aperçu et, sa machine à peine stoppée dans la pit lane, ils l'ont ramené en marche arrière pour satisfaire le contrôle.
"Il l'a dépassée, a souligné Helmut Marko. Ils (Ferrari) n'ont pas changé la voiture, mais selon le règlement, il y aurait dû y avoir une pénalité. Je ne lui souhaite pas car il a eu tellement de malchance à Monte Carlo, mais je ne pense pas qu'on peut dire que ramener la voiture aurait résolu l'infraction."
La Red Bull de Pérez endommagée par Sainz
Helmut Marko a toujours des avis bien tranchés et rien n'était effectivement gravé dans le marbre lorsque Sergio Pérez a tapé. Mais le Monégasque, en action devant "Checo" et son coéquipier, avait 0"4 d'avance sur sa propre pole position lorsque le drapeau rouge a été déployé. "Je ne pense pas que la pole position était jouable. Charles était puissant, a tempéré Christian Horner, au micro de Sky Sports. Bravo à lui, car nous n'aurions pas pu faire ce chrono. C'est dommage, nos deux pilotes pouvaient améliorer. Max était significativement plus rapide."
Dans le fond, l'écurie Red Bull s'est quand même créé ses propres problèmes car c'est l'un de ses pilotes qui a mis fin aux débats. Et provoqué indirectement un autre accident dont elle paira peut-être un prix élevé. Stoppée en travers de la piste, la RB18 n°11 a en effet été percutée quelques secondes plus tard par la Ferrari n°55. "C'est plutôt endommagé et ce qui a aggravé la situation, c'est le coup que nous a donné Carlos, donc nous avons pas mal de dégâts", s'est inquiété Pérez. Red Bull va effectivement devoir faire un meilleur diagnostic que la voiture de Pérez que Ferrari sur celle de Leclerc l'an dernier.
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