GP de São Paulo - Pour Lando Norris et McLaren, le retour sur Terre est brutal : "Max aurait pu nous mettre un tour"

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Il n'en menait pas large à la sortie du Grand Prix de São Paulo, dimanche. Lando Norris (McLaren), seulement sixième de la manche brésilienne, a accusé le coup, reconnaissant des erreurs de pilotage, mais estimant que Max Verstappen (Red Bull), vainqueur, avait bénéficié "d'une règle idiote" pour obtenir un arrêt gratuit. Le Britannique accuse 62 points de retard sur le Néerlandais. Un gouffre.

Lando Norris (McLaren) during the Formula 1 Lenovo Grande Premio De Sao Paulo 2024 in Sao Paulo

Crédit: Getty Images

La pilule est difficile à avaler pour Lando Norris (McLaren), sixième du Grand Prix de São Paulo, dimanche. Vainqueur du sprint la veille, et poleman de la course principale qui voyait Max Verstappen partir depuis le 17e emplacement, le Britannique pouvait pourtant aborder la vingt-et-unième manche avec optimisme.
Mais, entre erreurs de pilotage et mauvaise stratégie, le natif de Bristol a perdu gros en l'espace de 69 tours, contrairement à son rival pour le titre, vainqueur avec panache. Le rêve d'un sacre s'est évanoui. "C'était une journée difficile, j'ai fait de mon mieux. J'ai fait beaucoup de bonnes courses, il était temps que quelque chose ne se passe pas bien", a-t-il indiqué, dans des propos relayés par Motorsport.com, GPblog ou encore Sky Sports.

Il pointe le règlement

Tout a commencé durant le second tour de formation, les commissaires ayant décidé d'ouvrir une enquête contre lui pour une "infraction à la procédure de départ". Coupable ensuite d'un patinage aux conséquences désastreuses à l'envol, sur le côté gauche de la piste, il a été piégé par George Russell au premier virage. L'opération comptable aurait tout de même pu être intéressante, mais Norris était loin d'imaginer que, dans le même temps, Verstappen effectuait une remontée à très grande vitesse, passant de P17 à P7 en l'espace de dix tours.
Le second tournant est intervenu au déploiement de la voiture de sécurité virtuelle, lorsque Norris a imité Russell et a plongé dans la voie des stands pour chausser des intermédiaires neufs. Dans cette valse d'arrêts, seuls Esteban Ocon et Pierre Gasly (Alpine), ainsi que Verstappen, ont choisi de prolonger leur premier relais. Et bien leur a pris puisqu'ils ont profité de la neutralisation de la course au 32e tour pour s'offrir un changement de gommes gratuit. Ces trois-là ont ensuite géré leur avance pour composer le podium final.
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Video credit: Eurosport

"C'était le bon moment pour s'arrêter", s'est obstiné le Britannique. "George a probablement eu l'impression de gagner la course et il le méritait probablement, plus que n'importe qui d'autre, mais parfois, c'est juste de la malchance et des règles qui vont à l'encontre de ce que vous faites." Cette "règle idiote", c'est celle dont ont bénéficié Verstappen, Ocon et Gasly : "Ils ont eu de la chance sur une règle avec laquelle personne n'est d'accord. Tous les pilotes l'ont désapprouvée et ont dit qu'ils voulaient qu'elle change. C'est juste dommage, mais c'est la règle. Elle leur a profité aujourd'hui, et elle aurait pu nous profiter si nous étions restés sur la piste, mais c'est une chose stupide à laquelle il fallait penser. On a juste eu un peu de malchance aujourd'hui, rien de plus." Sur F1TV, il a déclaré : "C'est la vie. Vous prenez un pari, et ça a payé pour eux. Ce n'est pas du talent, juste de la chance."

Des erreurs coupables

Le règlement a certes joué une grande part dans la victoire de Verstappen, mais Norris a également profité d'un soupçon de chance pour sa première victoire à Miami. Sa nervosité l'a de toute façon trahi ce dimanche. Il s'est encore rendu coupable de deux grossières erreurs qui coûtent cher dans la course au titre. Lors de la deuxième relance, au 34e tour, il a offert sur un plateau la quatrième place à Russell en sortant de la piste. Le Britannique est reparti à la faute à la troisième relance, neuf boucles plus loin, et, cette fois-ci, la sanction était double puisque Leclerc et Oscar Piastri l'ont dépassé.
S'il a reconnu ses erreurs, Norris, sixième grâce à une consigne d'équipe, a aussi dit que les McLaren n'étaient pas suffisamment véloces pour viser la victoire. "Max était plus rapide que nous, et je pense qu'il aurait pu nous mettre un tour s'il était parti devant. Bravo à lui, mais ça ne change rien pour moi. Sans les erreurs, j'aurais probablement terminé troisième."
A trois courses et un sprint du terme, le Britannique voit Verstappen reprendre 62 unités d'avance au classement général, sous réserve que les commissaires ne le pénalisent pas. En sachant qu'il reste 83 points à distribuer, le Néerlandais pourrait être sacré dès la prochaine course à Las Vegas, dans trois semaines. Pour Norris, le titre s'est peut-être envolé dans le ciel de São Paulo, ce dimanche. "Nous continuerons à nous battre jusqu'à la fin, a-t-il assuré sur ses réseaux sociaux. On n'abandonnera pas tant que ce ne sera pas fini."
Jéremie Bernigole
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