Formule 1 - Bonus-malus : C'est bon de revoir Verstappen et Hamilton lutter pour la victoire !

GRAND PRIX DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE - Dimanche à Austin, le plus sérieux adversaire de Max Verstappen (Red Bull) était dans son propre camp. Trahi par un vulgaire pistolet, obligé de chasser Lewis Hamilton (Mercedes) pour la victoire, le Néerlandais a ravivé le duel haletant de 2021. Et derrière, Charles Leclerc (Ferrari) et Sergio Pérez (Red Bull) n'ont pas été en reste.

Lewis Hamilton (Mercedes) et Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix des Etats-Unis d'Amérique 2022

Crédit: Getty Images

La note : 3/5

Alors que Max Verstappen (Red Bull) n'a plus d'adversaire à sa taille depuis de trop longues semaines, on a vu resurgir du néant son meilleur ennemi. Pour notre plus grand plaisir. Avec en toile de fond le duel musclé entre Charles Leclerc (Ferrari) et Sergio Pérez (Red Bull) pour la deuxième place du championnat.

Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)

On a cru un moment que le pitstop le plus catastrophique de Red Bull Racing de l'année n'entrerait pas dans la marge d'erreur, mais c'était sans compter la maestria du bonhomme. Max Verstappen fait de plus en plus penser à Michael Schumacher : quand ça se passe mal, il peut quand même rattraper le coup.
Résultat : une 13e victoire en 19 courses. Aussi bien que Vettel en 2013 et juste un peu moins bien que Schumacher (13/18) en 2004.

Les champions : Red Bull

Le 5e titre mondial des constructeurs pour la marque autrichienne, au lendemain de la mort de Dietrich Mateschitz, cofondateur de la marque Red Bull. Bel hommage.

Le revenant : Lewis Hamilton (Mercedes)

Le Britannique s'est enfin retrouvé dans le concours de circonstances qu'il lui fallait pour faire douter Max Verstappen et sa Red Bull. Mais au final, ça n'a pas suffi pour deux raisons. Premièrement, il a fait deux relais en "dur" faute d'avoir gardé des "medium" dans son pack de Pirelli pour la course, et ça n'a pas pardonné face à la RB18 en gommes jaunes dans le final.
Deuxièmement, sa W13 est encore trop pénalisée par la traînée qu'elle génère. LH44 estime le déficit actuel de sa Flèche d'argent à 8 km/h soit 0"4 par tour. Une différence encore plus marquée avec DRS : l'aileron arrière rabattable offre un boost de 22 km/h à sa voiture contre 35 km/h à la machine autrichienne.

Le malchanceux : Carlos Sainz (Ferrari)

Le départ manqué n'est pas de sa responsabilité, indique le directeur sportif, Laurent Mekies. N'empêche, Ferrari a toujours un problème quelque part, et il en a peut-être coûté une victoire. Et le manque à gagner se voit en tous les cas au championnat du monde : Mercedes revient à 53 points, un écart pas impossible à combler en trois courses.

L'attaquant : Charles Leclerc (Ferrari)

Belle perf du Monégasque, dont c'est le premier podium en partant de si loin (P12). Le cinquième de suite aussi, qui lui permet de reprendre la deuxième place au championnat du monde à Sergio Pérez (Red Bull).
Au cœur d'une grosse bagarre avec le Mexicain, il a offert le plus beau dépassement de la course en se jetant à l'intérieur du n°12, au 30e tour.

Le pilote du jour : Sebastian Vettel (Aston Martin)

L'Allemand ne ressemble pas un futur retraité sur les circuits old school. Après Suzuka, le quadruple champion du monde a régalé à Austin. En tête pendant deux tours, il a vendu chèrement sa peau à Max Verstappen (Red Bull) et a arraché P8 au bout d'un mano a mano avec Kevin Magnussen (Haas). Quelle santé !

Le bonus : Fernando Alonso (Alpine)

La baraka et le show ! Un arrêt au stand gratuit lors de la première voiture de sécurité et un gros choc avec Lance Stroll (Aston Martin) sans conséquence pour son A522. P7 en partant P14, c'est un vrai miracle. "Ce fut, pour tout le monde, une course fantastique, a-t-il déclaré. Je pensais devoir abandonner après l'incident, car ce fut assez effrayant. Mais la voiture est solide et nous avons pu continuer après avoir changé l'aileron avant. C'est incroyable d'avoir pu faire tenir autant les pneus lors du dernier relais."
Mais ça, c'était avant la pénalité de 30 secondes infligée pour qu'Alpine ait renvoyé sa voiture en piste de façon imprudente, suite au dégâts du crash. Résultat : une P8 qui se transforme en P15 et 4 points envolés pour Alpine.

Le malus : Lance Stroll (Aston Martin)

Le Canadien a l'habitude des mouvements défensifs du type de celui qui a conduit au crash du 22e tour avec Fernando Alonso (Alpine). S'il s'est décalé juste avant que l'Espagnol ne se décide à l'attaquer, Enrique Bernoldi et les commissaires de la FIA n'ont pas été dupes et ont retenu sa culpabilité. Qui lui coûte 2 points sur sa superlicence et une perte de 3 places sur la grille de départ à Mexico.

Le chiffre : 7

7e abandon au premier tour pour Carlos Sainz (Ferrari), le deuxième de suite. En 159 courses, c'est plutôt effrayant.

La déclaration : Christian Horner (Red Bull)

"Malheureusement, il y a eu un problème avec le pistolet-visseur, mais Max... Wow ! "Il y a une faim en lui que je n'ai jamais vue chez un autre pilote. Une telle détermination... Et comme il grandit et mûrit, il lit les courses incroyablement bien."
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