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Formule 1 - Lewis Hamilton (Mercedes) n'avait pas les bons pneus et a fini "lessivé" face à Max Verstappen
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Publié 24/10/2022 à 02:13 GMT+2
GRAND PRIX DES ETATS-UNIS D'AMERIQUE - Si près, si loin. Lewis Hamilton (Mercedes) a mené, dimanche à Austin, il a tout donné mais terminé à cinq secondes du vainqueur, Max Verstappen (Red Bull). Un écart témoin des lents progrès de son équipe pour revenir sur le devant de la scène, et en même temps de tout ce qu'il reste à faire aux Gris pour être au niveau des meilleurs.
"Le GOAT des temps modernes m'a régalé"
Video credit: Eurosport
Lewis Hamilton n'était jamais passé aussi près de la victoire cette année. Au Castellet, le 24 juillet dernier, il avait signé sa meilleure performance en 2022 avec une deuxième place, bénéficiant là aussi de l'élimination d'une Ferrari. Mais il n'avait jamais pu menacer le vainqueur, Max Verstappen (Red Bull).
Dimanche, à Austin, le Britannique a fait bien mieux que cela. On a même cru qu'il allait gagner. L'arrêt qui a maintenu le Néerlandais pendant 11"1 devant le garage Red Bull, au 36e des 56 tours du Grand Prix des Etats-Unis d'Amérique, lui a donné presque quatre secondes d'avance en tête sur son rival de 2021, et ancré en lui cette conviction que son jour était enfin arrivé.
Du 41e au 49e passages, il a mené sur son circuit fétiche des Amériques. Il a emmené ses pneus "dur" aussi vite qu'il pouvait, devant la RB18 n°1 chaussée en "medium". Mais le combat était déséquilibré et il l'a acté en cédant au freinage du n°12, au 50e des 56 tours. "Super pilotage. Absolument splendide. Peut-être la prochaine fois...", lui a dit son ingénieur, Peter Bonington, dans son tour de rentrée. "J'ai tout donné. J'ai tout donné. Pit stop très bien. Stratégie sympa. Si près, si loin. Continuons de tout donner...", a-t-il répondu, sans énergie.
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Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix des Etats-Unis d'Amérique 2022
Crédit: Getty Images
A 53 points de Ferrari
Dimanche, le septuple champion du monde a bien mérité les 18 points qui lui laissent espérer de pouvoir finir à la quatrième place au championnat du monde. Loin derrière Max Verstappen, à distance de Charles Leclerc (Ferrari) et Sergio Pérez (Red Bull), mais dans le match avec son coéquipier George Russell et Carlos Sainz (Ferrari), auteur de la mauvaise opération du jour suite à l'abandon provoqué par le second pilote des Gris.
Bref, Lewis Hamilton a encore quelque chose à aller chercher, lui qui n'a été devancé que deux fois par son voisin de stand dans toute sa carrière, en 2011 par Jenson Button chez McLaren et en 2016 par Nico Rosberg chez Mercedes. Mieux, les ultimes évolutions apportées à sa W13, bien que ciblées sur la voiture de 2023, l'ont persuadé qu'une victoire était encore possible pour lui lors des dernières étapes du Mondial, à Mexico, Sao Paulo et Abou Dabi. Mieux, même : la cinquième place assurée par George Russell, avec le point du meilleur tour, a rapproché Mercedes à 53 points de Ferrari au Mondial Constructeurs, à trois courses de la fin. Un écart qui laisse l'espoir de battre Maranello sur le fil, ce qui constituerait un petit exploit pour l'équipe de Brackley.
Douloureux mais logique
"Je suis lessivé, n'a pas caché l'Anglais à l'arrivée. C'était incroyable d'être en tête, mais la voiture était exigeante aujourd'hui. Nous sommes venus ici avec des évolutions et nous avons un peu réduit l'écart. C'était si serré, et j'ai fait tout ce que j'ai pu pour essayer de rester devant, mais Red Bull était juste un peu trop rapide. Je pense qu'avec le DRS, ils sont 35 km/h plus rapides que nous. Si nous sommes derrière eux, nous sommes quelque chose comme 22 km/h plus rapides avec le DRS dans la ligne droite arrière. Il est donc revenu de très, très loin. Mais même sans le DRS, je pense qu'ils ont encore quelque chose comme 8 km/h d'avance sur nous. Donc nous avons perdu beaucoup de temps dans la ligne droite, probablement 0"4 au moins par tour."
"Il y a beaucoup de points positifs dans cette course, en tant qu'équipe : nous avons fait un excellent arrêt au stand et suivi une bonne stratégie de performance", a-t-il ajouté.
"D'une certaine façon, c'est douloureux de perdre cette victoire, a-t-il précisé à Canal+. Mais en étant réaliste, nous n'avions pas le rythme des Red Bull. Nous ne l'avons jamais eu cette année et c'est pour ça qu'ils sont champions du monde. Donc, pour nous, être dans cette bataille était remarquable. Il y a donc beaucoup de positif à retenir. J'ai essayé d'être constant devant."
Hamilton n'avait pas de "medium" pour lutter
"Je suis également satisfait de ma performance et ça se voit que, quand nous avons eu une voiture compétitive, je peux ramener un résultat, a-t-il insisté. Nous allons tout donner sur les trois dernières courses et ça va finir par venir."
"Lewis a fait une bonne course et a tout donné. Il avait un déficit de pneus sur le 'dur' parce qu'il n'avait tout simplement pas de 'medium' à choisir et s'accrocher à une victoire potentielle semblait faisable à ce stade, mais une fois que Max avait dépassé Charles et qu'il ne pouvait pas riposter, c'était juste une question de temps", a expliqué Toto Wolff, directeur d'équipe.
"Ce fut un après-midi difficile pour moi, a admis de son côté George Russell. C'est très malheureux comment les choses se sont déroulées au départ car je ne veux pas être dans une position où je contribuerai à ce qu'un autre pilote doive abandonner."
"La voiture n'était pas facile"
"L'équipe à l'usine fait un excellent travail en continuant à mettre à jour la voiture, en essayant de la rendre un peu plus légère et en comprenant ce sur quoi nous devons travailler pour l'année prochaine ; et c'est là que nous nous concentrons actuellement, a rappelé le jeune Anglais. Évidemment, je veux remonter sur le podium, car la dernière fois semble remonter à une éternité (ndlr : Monza, il y a trois courses). Nous avons eu une si bonne forme, mais les deux dernières courses ne se sont pas bien déroulées en termes de performances personnelles. Vraiment se battre pour des victoires est toujours notre objectif."
"C'est indéniable, Red Bull est toujours devant nous, mais je pense que nous nous rapprochons d'eux et de Ferrari, et c'est un résultat positif pour nous", a ajouté Toto Wolff. "La vitesse était correcte mais la voiture n'était pas facile et c'est un domaine que nous comprenons un peu mieux comparé à quelques courses encore", a dit Andrew Shovlin, l'ingénieur en chef de l'exploitation.
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