Formule 1 | Comment Andrea Kimi Antonelli (Mercedes) s'est préparé pour ses examens du baccalauréat en Italie
Par Julien Pereira
Mis à jour 19/06/2025 à 15:08 GMT+2
Andrea Kimi Antonelli est (déjà) un pilote de Formule 1 capable de monter sur le podium d'un Grand Prix, comme il l'a fait au Canada dimanche dernier. À à peine plus de 18 ans, il est aussi, pour quelques jours encore, un étudiant qui passe sa "Maturità", l'équivalent du baccalauréat. Le prodige de Mercedes a choisi d'aller au bout de son cursus malgré un début de carrière météorique.
Ferrari et Vasseur visés en plein coeur : "C'est honteux !"
Video credit: Eurosport
La "Maturità". Ainsi est appelé l'équivalent de notre baccalauréat en Italie et il est vrai que pour un étudiant comme Kimi Antonelli, le nom est plutôt bien choisi. Quelques jours après être devenu le troisième pilote le plus jeune de l'histoire de la F1 à monter sur le podium, le Bolognais a entamé ses examens de fin d'études. Le dernier acte d'une vie normale, quelques mois après avoir passé son permis de conduire alors qu'il avait déjà, préalablement, parcouru 9000 kilomètres lors d'essais réalisés avec une monoplace Mercedes.
L'obtention de ce diplôme ne changera rien à son avenir, dont on avait déjà deviné beaucoup de choses au moment où Toto Wolff avait décidé d'en faire son chouchou. "Pour être honnête, je me suis toujours dit que je ne voulais pas continuer [à étudier, NDLR], mais quand j'y repense, c'est aussi très important, confiait-il dans le podcast Fast and Curious. J'ai fait toutes ces années d'école, ce serait dommage d'arrêter lors de la dernière année. Et ma mère y tient beaucoup, je le fais aussi pour elle."
Cette année, c'est devenu beaucoup plus difficile
L'Italien aurait sans doute pu s'en passer, puisqu'il aura perçu, à l'issue de sa première saison en F1, un salaire approchant les 3 millions d'euros qui lui permettrait d'envisager l'avenir sereinement, même loin de son sport. Mais il s'est lancé ce défi-là, parallèlement à ses débuts dans l'élite du sport automobile, avec toute la drôle de logistique que cela implique.
Au milieu des quelque 50.000 kilomètres qu'il a déjà parcourus, en avion, pour disputer les dix premiers Grands Prix de la saison, le prodige de 18 ans a tenté de suivre le programme. Après chacun des cours, il a reçu les leçons en ligne et des coups de main de ses professeurs, ainsi que des autres élèves de sa classe. À quelques occasions, il s'est même rendu physiquement à l'ITCS Gaetano Salvemini, près de Bologne, pour passer des examens du contrôle continu.
"Cette année, c'est devenu beaucoup plus difficile, admettait-il. Je n'ai pas pu suivre aussi bien que je le faisais auparavant. Tout s'est massivement intensifié. Mais j'essaie." Cela a donc impliqué certains sacrifices. Dimanche, après être monté sur le podium au Canada, il a directement pris un vol pour rentrer en Italie. Et zappé l'avant-première en grande pompe du film F1, avec Brad Pitt, à New-York, où la plupart des autres pilotes étaient présents.
Les mathématiques et lui, ça fait deux
Mercredi, lui et ses camarades du cursus spécialisé en relations internationales pour le marketing ont passé la première épreuve, une dissertation classique d'italien. Ce jeudi, c'est au tour de l'anglais. Sa matière préférée, avec l'éducation physique et sportive, puisqu'il parle la langue de Shakespeare au quotidien depuis qu'il est passé sous le giron de Mercedes, à l'âge de 12 ans.
Viendront ensuite les mathématiques qui risquent de lui poser beaucoup plus de problèmes. Antonelli a beau évoluer dans un milieu de données et de chiffres, il a beau avoir une mémoire phénoménale (tout le contraire d'un Lewis Hamilton, par exemple) qui lui permet de se souvenir de tous ses chronos durant plusieurs années, il ne s'est pas trouvé d'atomes crochus avec cette matière.
"En maths, tu vois des chiffres, puis des lettres et tu te dis : 'mon Dieu, pourquoi je fais ça ?', racontait-il. Mais il faut quand même le faire et c'est vraiment compliqué." Peter Bonnington, son ingénieur de course, lui serait sans doute d'une aide précieuse pour réussir son oral. Qu'importe. Le résultat ne changera rien à sa présence lors du prochain Grand Prix, en Autriche, le 29 juin prochain. Ni aux brillantes perspectives d'avenir qui l'entourent.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/06/17/4128587-83709388-2560-1440.jpg)
"Alpine, c'est beaucoup de marketing mais côté sportif, c'est un fiasco"
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Publicité
Publicité