Grand Prix du Japon 2025 | Promotion de Yuki Tsunoda, lassitude de Max Verstappen : Red Bull, droit dans le mur

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Alerte rouge chez Red Bull. L'écurie autrichienne a décidé d'échanger les places de Yuki Tsunoda, promu, et Liam Lawson, relégué chez Racing Bulls, dès le Grand Prix du Japon, ce week-end. La décision illustre à la fois l'ampleur des difficultés rencontrées par l'équipe de Christian Horner et sa dépendance à Max Verstappen, qui pourrait bien finir par s'en lasser.

2 places perdues au 1er tour à Shanghai, une défaillance rare de Verstappen

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Il y a heureusement de quoi embellir l'histoire. Pour la première fois depuis très longtemps, le Japon va supporter, à Suzuka, un pilote japonais au volant d'une écurie de pointe. Et Red Bull utilisera sans doute ce joli "storytelling" pour tenter d'étouffer la réalité : si Yuki Tsunoda a subitement été promu, c'est avant tout parce que l'équipe autrichienne ne sait plus comment sortir de l'impasse.
Les deux premiers Grands Prix de la saison ont démontré qu'un bon pilote comme Liam Lawson ne pouvait absolument rien tirer de la RB21, et qu'un pilote générationnel comme Max Verstappen pouvait difficilement en obtenir des podiums. Référence absolue de la discipline il y a deux ans, Red Bull n'est plus ni la première ni la deuxième force du plateau.
Comment aurait-il pu en être autrement après des mois durant lesquels les Taureaux Rouges n'ont pas tourné rond. On sait, désormais, que l'affaire Christian Horner, dont la gestion a été désastreuse pour son image, n'a pas seulement révélé les scissions profondes opposant les camps Verstappen (Max, son père Jos, ainsi que Helmut Marko) à celui du Britannique, soutenu par l'actionnaire majoritaire Chalerm Yoovidhya.

Red Bull n'est plus vraiment Red Bull

Elle a aussi convaincu Adrian Newey, , à aller voir ailleurs, puisqu'il a lui-même évoqué "diverses raisons" au moment de justifier son départ. En l'espace de quelques mois, l'écurie autrichienne a donc perdu son directeur technique, son directeur sportif Jonathan Wheatley et son responsable de la stratégie Will Courtenay. Pas vraiment le signe d'une écurie en bonne santé.
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"Piastri resserre l'étau sur Norris, qui ne s'en aperçoit pas"

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Après cette vague de départs, Jos Verstappen avait estimé que "trop d'ingénieurs partaient" et qu'il était temps que "l'équipe se remette en question". Il est toujours difficile de savoir quand l'ancien pilote Benetton parle en son nom ou en celui de son fils. Il n'empêche, Max n'a pas beaucoup apprécié la gestion du deuxième pilote. Il l'a d'abord fait savoir en "likant" des posts critiquant le traitement infligé à Liam Lawson, sur les réseaux sociaux, et l'a clairement indiqué à la direction.
"Nous avons expliqué à Max que, pour gagner le championnat, nous devions tout faire pour avoir deux voitures dans le Top 10, a confié Helmut Marko à Formel1.de. Il a fait savoir que la voiture était très difficile à piloter et que si elle devenait meilleure, les performances de Lawson auraient fini par s'améliorer. Bien sûr, nous y travaillons mais il est très difficile de savoir à quelle vitesse cela se fera." 
Résumons : Red Bull a lancé sa saison avec une monoplace dont les performances ont déjà convaincu le quadruple champion du monde qu'elle ne lui permettra pas de décrocher un cinquième titre. En prime, le Néerlandais n'est absolument pas en ligne avec la stratégie sportive de son écurie et répète, à qui veut bien l'entendre, qu'il ne s'éternisera pas en Formule 1 s'il n'a plus la possibilité de "s'amuser".

Vivier épuisé, Verstappen lassé ?

Forcément, le constat a quelque chose de réjouissant pour les écuries rivales qui ont subi, durant plusieurs saisons, la loi - et parfois une pointe d'insolence - de Red Bull. Ainsi, Zak Brown, boss de McLaren, a rouvert le scénario d'un transfert du pilote batave. "Je pense qu'il partira à la fin de l'année, a glissé Zak Brown au Telegraph il y a quelques jours. Le plus probable est qu'il aille chez Mercedes. Mais on parle aussi d'Aston Martin [...]".
Alors qu'elle s'était éteinte la saison dernière lorsque Mercedes a annoncé la promotion de Kimi Antonelli, la rumeur d'un départ de Verstappen a refait surface. Le Néerlandais, ouvertement dragué par Toto Wolff la saison dernière, avait fait prévaloir sa loyauté envers l'écurie qui l'avait accompagné vers le sommet. Mais ce n'était pas sans conditions. Et puisque Red Bull a de moins en moins de garanties sportives à lui offrir... il n'y aurait rien d'étonnant à voir la porte s'ouvrir de nouveau.
L'écurie autrichienne voit donc de nouveau le danger approcher, alors qu'elle a désormais épuisé son vivier de seconds couteaux - Isack Hadjar est encore trop inexpérimenté pour prétendre à l'un de ses baquets - et qu'elle est plus que jamais dépendante de "Super Max". Dans le podcast Formula For Success, l'ancien pilote Red Bull Mark Webber a comparé la situation de l'écurie à celle vécue par Honda avec Marc Marquez en MotoGP. L'Espagnol a fini par aller voir ailleurs, à raison, laissant le constructeur japonais dans le marasme. Jusqu'où tiendra la comparaison ?
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