Grand Prix du Qatar - "C'est un circuit incroyable à piloter" : Oscar Piastri retrouve le sourire à Losail et entretient le suspense pour le titre

Eurosport sur Google

Poleman du Grand Prix du Qatar après avoir encore amélioré le record du circuit de Losail, Oscar Piastri (McLaren), impressionnant ce week-end, a devancé Lando Norris et Max Verstappen samedi soir. L'Australien a relancé la lutte pour le titre mondial entre les trois hommes à deux manches de la fin, sur un circuit qu'il apprécie et où il est difficile de doubler en course.

"Une McLaren qui fonctionne à merveille" pour Piastri, "trop de sousivrage" pour Verstappen

Video credit: Eurosport

Sa monoplace couleur papaye est à l'arrêt dans la voie des stands. Oscar Piastri relève la visière de son casque, prend appui sur le halo de sa MCL39 pour s'en extraire, remet soigneusement le volant à sa place et se dirige calmement vers l'officiel de la FIA qui l'attend pour la traditionnelle pesée. Sa démarche est si tranquille qu'il est bien difficile d'imaginer que l'Australien vient de décrocher la pole position du Grand Prix du Qatar, sa sixième de la saison.
Hormis un timide poing levé, le pilote McLaren ne montre aucune émotion. Ce samedi soir, il vient pourtant de mettre fin à une longue traversée du désert, trois mois sans réaliser le tour le plus rapide d'une séance de qualification, une éternité pour un prétendant à la couronne. "L'équipe a fait un excellent travail. Nous avions une interrogation sur les pneus à utiliser car j'avais réalisé un tour rapide avec des gommes usées en Q2, mais la Q3 s'est très bien passée avec des pneus neufs. J'en suis très heureux", a-t-il dit brièvement au micro du diffuseur avant de tracer sa route.

Un circuit rapide

Piastri n'étant pas réputé pour être l'homme le plus démonstratif du paddock, il n'avait pas été plus expressif après sa victoire autoritaire dans le sprint disputé plus tôt samedi. Là encore, il attendait ce succès, y compris dans un format réduit, depuis le Grand Prix des Pays-Bas. Pole, succès, pole : méconnaissable depuis Zandvoort, l'Aussie a donné, en l'espace de 24 heures, un nouvel élan à la course au titre qui semblait se résumer à un lointain duel entre Lando Norris et Max Verstappen. Le voilà désormais à 22 longueurs de son équipier. Son retour en grâce ne pouvait mieux tomber, à deux courses du verdict final. Mais comment l'expliquer ?
picture

"S'il est titré, Norris ne sera pas un grand champion du monde"

Video credit: Eurosport

Historiquement, le circuit international de Losail - un "Monaco bis à grande vitesse" selon le consultant de Canal+ Loïc Duval - représente un bon souvenir pour Piastri. En 2023, il y avait remporté son premier succès en Formule 1, une course sprint débutée depuis la pole. Le lendemain, il signait une deuxième place depuis le sixième emplacement de la grille, son meilleur résultat dans la catégorie reine. S'il s'est contenté d'un nouveau podium en course en 2024, l'Australien est en revanche le maître incontesté du format réduit au Qatar (3 victoires en autant d'éditions).

Piastri retrouve plaisir et agressivité

Il faut dire que le pilote originaire de Melbourne, offensif dans sa conduite, adore les enchaînements rapides de cette piste de 5,419 kilomètres tracée dans le désert et son adhérence élevée. Il l'a prouvé en pulvérisant le record du circuit à trois reprises ce week-end (1'20"055, 1'19"650 puis 1'19"387). Plus dans le coup ces dernières semaines, Piastri avait été contraint de "revoir des choses" sur son pilotage. Plus de délicatesse et moins de coups de volant brutaux. En résumé, il avait dû renier son style le temps de reprendre confiance.
Confiance qu'il a fini par retrouver au Qatar, et notamment en qualification ce samedi soir. Dos au mur après avoir été battu de 35 millièmes par Norris lors du premier run de Q3, il a sorti le grand jeu et profité d'une erreur précoce de son adversaire pour améliorer son chrono de 2 dixièmes. A la radio, l'Australien ne boudait pas son plaisir : "Je ne me suis probablement jamais autant amusé au volant d'une F1 !" Il expliquait plus tard à Sky Sports : "C'est un circuit incroyable à piloter. Les virages rapides se prennent à fond, on est constamment à la limite sans que ça nous apporte un gain de temps conséquent."
picture

Norris champion, 2 arrêts obligatoires : tout savoir sur Losail

Video credit: Eurosport

Revoir le pilote n°81 heureux et maître de sa MCL39 augure d'un départ incroyablement tendu, dimanche à 17 heures. Piastri, Norris et Verstappen aborderont le premier virage en rangs serrés. L'Australien partira avec un avantage certain, autre que celui d'avoir instillé le doute chez son coéquipier, qui s'élancera depuis le côté sale de la piste : en trois éditions, le poleman s'est toujours imposé à Losail, où il est quasiment impossible de doubler. "Avec les deux arrêts obligatoires, on va devoir attaquer très fort sans arrêt, a conclu Piastri, méfiant. Je m'attends à une course difficile." A l'issue des 57 tours du Grand Prix du Qatar, on saura si son retour en grâce arrive trop tard ou s'il tombe à pic.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité