Pierre Gasly y croit : pourquoi le moteur Mercedes pourrait remettre dans le jeu Alpine en 2026
Par Tanguy Mantovani
Publié 12/11/2025 à 23:42 GMT+1
Interrogé sur le potentiel de son Alpine en 2026 après une saison ratée, Pierre Gasly s'est montré plutôt confiant. En particulier sur l'un des éléments de sa future monoplace : le moteur Mercedes, annoncé depuis plusieurs mois comme celui ayant le mieux négocié la nouvelle réglementation. Et il y a des raisons de penser que cette assurance est plus qu'un coup de com'.
"Piastri a du mal à terminer ses championnats"
Video credit: Eurosport
Il ne le répète pas trop, mais Pierre Gasly pense toujours dans un petit coin de sa tête qu'il pourrait être champion du monde. Et même dès 2026. Il l'avait glissé en avril dernier, avant le Grand Prix d'Arabie Saoudite à Djeddah, l'air sûr de lui. Son écurie Alpine, avec qui il disputera la prochaine saison, était pourtant déjà coincée à la dernière place du classement constructeurs qu'elle n'a pas quitté depuis. Mais il savait très bien que la saison prochaine serait un cru de grands chamboulements. Et que n'importe quoi, ou presque, pourrait en émerger.
Parce que les changements dans le règlement pour la saison 2026 vont bousculer beaucoup de choses à coup sûr. A commencer par les moteurs, qui repartent de zéro ou presque. Fin 2024, Alpine avait pris la décision de mettre un terme à son programme moteur maison pour devenir écurie cliente de Mercedes. Avec l'espoir assumé de gagner au change en rendant les armes. Car le mot se passe de longue date dans le paddock et la presse spécialisée : les Allemands auraient un temps d'avance sur les autres dans la conception de ce nouveau bloc moteur, voire un monde d'écart.
C'est ce qu'a plus ou moins confirmé Pierre Gasly en début de semaine. "Tout le monde a l'air plus ou moins d'accord pour dire que le moteur Mercedes est le meilleur ou l'un des meilleurs. Ça devrait nous mettre à ce niveau-là, référence du paddock" a-t-il expliqué à Canal+ au cours d'un live sur Instagram ce mardi. Puisque la Formule 1, en particulier à l'approche de telles échéances où tout le monde avance masqué, est aussi une guerre psychologique, le Français a pris bien soin de ne pas trop en dire. Mais il en sait clairement plus qu'il en dit.
Avec un moteur Mercedes, c'est une voiture de 1ere ligne
"Selon certains, il y a d'autres motoristes qui ont beaucoup plus de mal. Cela veut dire qu'il y a quelques équipes qui vont très clairement être un peu éliminées dès le début", a-t-il poursuivi, avant d'affirmer savoir qui serait en difficulté mais ne pas souhaiter le révéler. L'essentiel n'est pas là, de toute façon. Cela sous-entend surtout qu'Alpine, grâce à son tout nouveau moteur, pourrait se refaire d'un coup. S'échapper de la torpeur de cette dernière place au classement constructeurs inédite pour l'écurie depuis quinze ans, à une époque où elle s'appelait encore Lotus Renault.
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"Alpine, c'est beaucoup de marketing mais côté sportif, c'est un fiasco"
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Cela validerait, aussi, le pari de Flavio Briatore, l'architecte officieux de l'abandon du moteur Renault par l'écurie. L'Italien avait en souvenir le précédent grand changement de règlement moteur, en 2014. Renault était alors passé du meilleur moteur de la grille à l'un des pires. Mercedes, à l'inverse, avait écrasé la saison grâce à son excellent développement du premier V6 hybride. Et celui qui avait emmené Benetton sur le toit du monde sait très bien qu'une écurie cliente peut remporter un titre mondial. McLaren vient d'ailleurs de le faire pour la deuxième saison consécutive, avec un moteur Mercedes.
A une condition : construire un châssis à la hauteur. "Nous avons un châssis assez bon, mais cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas faire mieux" avertissait déjà Pierre Gasly en juin dernier. Cela tombe bien, c'est l'une des rares forces de son Alpine cette saison. "Si vous leur mettez un moteur Mercedes ou Ferrari, c'est une voiture qui serait en première ligne" avait même prédit Carlos Sainz après les qualifications du Grand Prix de Bahreïn en avril. Sept mois plus tard, Pierre Gasly a dû se dire la même chose à Interlagos le week-end dernier. "Plus d'excuses en 2026" martèle ainsi Flavio Briatore, tout aussi confiant, depuis plusieurs semaines. Comme si le plus dur était déjà fait.
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