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Quitter la F1 ? Mercedes explique pourquoi cela aurait été "fou"
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Publié 23/10/2020 à 17:39 GMT+2
SAISON 2021 - Nouveau PDG, crise sanitaire, négociations tendues pour signer les accords Concorde 2021-2025 : Mercedes avait a priori de quoi se poser des questions sur son avenir en F1 cette année. Ola Källenius y a vite répondu.
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Même après six doublés titres mondiaux Pilotes et Constructeurs - série en cours - Mercedes a réfléchi à la suite de son engagement en Formule 1. Ola Källenius venait d'arriver au poste de président du directoire de Daimler AG et de PDG de Mercedes-Benz, dans une période de mutation industrielle marquée par une accélération de l'hybridation et de l'électrification des véhicules. Et, côté sport, le renouvellement des Accords Concorde (2021-2025) avec ses épineuses questions d'orientations techniques, politiques et financières.
"Nous avons réévalué notre engagement en Formule 1 en début d'année, a révélé le manager suédois dans la publication allemande, Manager Magazin. Les droits télé ont augmenté significativement. L'intérêt de la Formule 1 grandit en Asie, en Europe, en Amérique du Sud, partout. Et le nombre de jeunes fans explose, spécialement à travers les réseaux sociaux et l'Esports. Devrions-nous jeter tout cela ? Nous serions fous."
"Presque comme le Bayern Munich"
Outre cet argument fort, le patron de Daimler, a aussi noté la satisfaction du directeur financier Harald Wilhelm devant la mise en place d'un plafond budgétaire de 132 millions d'euros à partir de 2021. "Il est ravi que nous réduisions de moitié les coûts tout en signant de nouveaux annonceurs", a commenté Ola Källenius.
"Notre équipe de Formule 1 va passer d'un centre de dépenses à une société profitable, presque comme le Bayern Munich", a-t-il conclu.
Enfin, l'ancien ingénieur motoriste de Mercedes de McLaren a souligné la direction pertinente que la Formule 1 continuait de prendre d'un point de vue de l'impact sur l'environnement. "Nous poursuivons l'hybridation des voitures, et nous pourrions basculer vers des essences synthétiques, a-t-il rappelé, à propos des 10% de carburant de synthèse introduits dans les moteurs en 2022. La Formule 1 deviendra aussi neutre en terme de rejet de CO2. Sinon, les courses redeviendraient une compétition du passé."
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