Décisif mercredi en quarts de finale contre la Hongrie, Michaël Guigou pourrait s'emparer d'une 10e médaille d'or (déjà 4 Mondiaux, 3 Euros, 2 JO) en cas de 5e sacre mondial avec les Bleus dimanche. Et accessoirement, passer la barre des 1.000 buts en sélection.
Vous avez 39 ans mais selon vos coéquipiers, vous semblez rajeunir...
Michaël Guigou : Je vieillis bien, surtout. Je fais beaucoup d'efforts depuis pas mal d'années. Et d'autant plus depuis un an: avec des kinés sur Montpellier, on essaye de trouver des solutions pour bien terminer ma fin de carrière. C'est cool, je me sens bien, ça me réussit bien. Je ne dis pas que je rajeunis mais je vieillis bien.
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Serez-vous encore sur les terrains la prochaine saison, à Nîmes et en équipe de France ?
M.G: C'est à voir, à réfléchir, il y a des tas de choses qui rentrent en compte. En premier lieu, c'est mon état physique, et de ce côté-là ça va. Il y a aussi le contexte Covid: on joue aujourd'hui sans public et si j'ai signé à Nîmes, c'est pour partager avec ce public fervent du Parnasse. Je vais y réfléchir dès notre retour du championnat du monde. Je prends énormément de plaisir en équipe de France et avec Nîmes, je me sens bien donc je suis très heureux de pouvoir me poser la question et réfléchir sereinement. Ce n'est que du positif.
Qu'est-ce qui vous pousse à continuer?
M.G : Vivre le présent, comme vous ! C'est le présent qui m'anime et l'envie de ne pas partir loin de chez moi (en Egypte) pour rien. Je suis très fier du passé, de ce que j'ai fait jusqu'à maintenant. Aujourd'hui, je suis toujours capable d'apporter sur le terrain, de vivre les choses avec passion. De vivre encore un Mondial, à 39 ans, c'est pour moi un cadeau exceptionnel. Je sais que la fin est proche. Je vis tout ça sans stress mais avec beaucoup de motivation. J'essaye aussi, dans mon rôle de capitaine, de transmettre ma passion, ma façon de voir les choses, accompagné de mon pote Luc Abalo (36 ans, NDLR).
Mercredi contre la Hongrie, vous relevez une équipe de France très mal partie avec 6 buts en première période. C'était à vous de montrer l'exemple?
M.G : Tout le monde avait cette volonté mais on n'arrivait pas à le faire. J'étais très déçu de notre entame de match, j'avais envie mais à l'aile, des fois tu as les balles, des fois tu n'en as pas. J'ai essayé de sortir un peu plus de ma boîte pour essayer d'aider l'équipe et ça m'a souri, ça nous a souri. Sans parler de mon rôle de capitaine, j'ai avant tout la détermination de voir l'équipe de France dominer de cette manière-là. Il fallait qu'on ait cette révolte. Hier, elle est venue de moi mais ce que je sais depuis le début, c'est qu'elle est capable de venir de n'importe quel joueur. On a beaucoup de joueurs qui sont capables de faire la différence.
L'équipe de France a buté deux fois en demi-finales depuis son dernier titre en 2017. Est-ce un nouveau plafond de verre?
M.G : C'est sûr qu'on a envie de franchir ce palier qu'on n'a pas réussi à franchir depuis que Thierry Omeyer et Daniel Narcisse sont partis. On a réussi à faire des belles compétitions mais on s'est écroulés deux fois en demi-finales, une fois contre l'Espagne (Euro 2018) et une fois contre le Danemark (Mondial 2019). Les deux fois, on n'a pas trop existé. On a envie de continuer sur notre lancée, de continuer à grandir.
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