Lundi, il s’était pris la tête à deux mains, sur un dernier shoot raté face à Barcelone, franchement déçu du résultat de son équipe, lourdement battue en demi-finale du Final Four et, surtout, de sa prestation personnelle. La nuit a été longue, il a fallu remâcher, longtemps, la nouvelle déception du PSG dans le dernier carré de la C1, sa première, à 22 ans, après son arrivée cet été dans le club de la capitale.

Je n'ai pas donné tout ce que j'avais pour l'équipe
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Le PSG termine sur une bonne note
29/12/2020 À 18:32

"On a eu beaucoup de déception, a avoué, mardi, Elohim Prandi au micro de beIN Sports. On s’est dit qu’on n’avait pas mis tous les éléments qu’il fallait dans ce match, on n’a pas été à la hauteur de Barcelone sur cette demi-finale". Avant de plonger dans une autocritique cruelle mais juste : "Hier je n’ai pas été au niveau qu’il aurait fallu. Je n’ai pas donné tout ce que j’avais pour l’équipe. Je m’en suis voulu", a ainsi expliqué l’international français, peu en réussite au tir (1/4) et qui est souvent parti à la faute en attaque, rendant plusieurs ballons précieux à une équipe impressionnante, mais pas insubmersible, comme l’a prouvé Kiel en finale.

Le Barça était vraiment trop solide pour Paris : le résumé de la demi-finale

Il a donc fallu, après le match, évacuer par des mots : "Je me suis recentré dans ma bulle, j’ai beaucoup parlé avec ma mère aussi, c’est mon tout, c’est elle qui connaît le hand et moi par cœur", a expliqué l'arrière gauche. Un rituel qui a dû se répéter lors de ces premiers mois avec le sextuple champion de France en titre, où, en Ligue des champions et à l’instar de Dainis Kristopans, son pendant côté droit, il n’a pas répondu aux attentes placées en lui. Des débuts à tâtons assez logiques, puisque, inexpérimenté en C1, il est arrivé dans une équipe chamboulée à l’intersaison (7 départs et 6 arrivées), qui a en plus perdu son maître à jouer, Nikola Karabatic, fin octobre.

Encore trop d'hésitation de ma part

C’est à cette époque que ce joueur au bras dévastateur nous confiait déjà son insatisfaction : "Individuellement, je ne suis pas encore assez précis puisqu’il y a des moments où j’aide bien et des moments où j’aide moins bien l’équipe, relevait-il alors. J’aime être beaucoup plus régulier que ça, il va falloir que je continue à peaufiner dans ce domaine, il y a encore trop d’hésitation de ma part sur certaines situations, trop de complication dans mon jeu alors qu’il faut jouer simple". Mardi, lors de la petite finale face à Veszprem, il l’a réalisé, faisant de nombreuses différences offensives, de loin, pour aider son équipe à s’adjuger la troisième place devant Veszprem. Buteur sur ses six premiers tirs tentés (6/10 au final), il a parfaitement rempli son rôle, retrouvant ce statut d’artilleur au tir destructeur.

Elohim Prandi (PSG)

Crédit: Getty Images

"Il fallait que je puisse mettre mes propres ingrédients dans ce système et que je puisse m’exprimer dans le jeu de Paris, qui est un jeu complexe mais où on a la possibilité de s’exprimer, j’avais besoin de retrouver de la confiance sur mes tirs de loin, savourait-il, ému, en fin de rencontre. Au fur et à mesure je l’ai senti, j’ai pris de plus en plus de plaisir". Cela s’est vu dans son langage corporel après chaque tir réussi, à grand renfort de cris et de gestes victorieux. "Maintenant que j’ai retrouvé ces bases-là, j’espère que je vais continuer sur cette lancée toute la deuxième partie de saison", s’est projeté l’ancien Nîmois.

A raison car ses huit prochains mois risquent d’être intenses, tant en équipe de France (Mondial en janvier, voire les J.O. fin juillet/début août), qu’en club, où Paris va de nouveau se lancer à l’assaut de la C1. Avec un nouveau rendez-vous à Cologne pour le Final Four, prévu en juin. Et si cette grosse prestation, finalement, n’était que la première pierre de l’édifice que Prandi compte bien achever cet été avec le PSG ?

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