Tokyo 2020 - Handball : L'équipe de France doit absolument vaincre le Brésil pour se qualifier en quarts de finale

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TOKYO 2020 - Au bord de l'élimination dès le tour préliminaire, les handballeuses françaises doivent impérativement s'imposer lors de leur dernière rencontre face au Brésil (lundi, 4h00) pour espérer une place en quarts de finale. Les joueuses d'Olivier Krumbholz, médaillées d'argent à Rio il y a cinq ans, n'ont d'ores et déjà plus le droit à l'erreur.

Olivier Krumbholz et les Bleues n'ont plus le choix pour aller en quarts de finale

Crédit: Getty Images

Alors qu'elles ne voulaient pas "cramer de joker", les Bleues se retrouvent le dos au mur après leur deuxième défaite du tournoi olympique face aux Russes (28-27), samedi au Yoyogi stadium, et devront battre les Brésiliennes sous peine de manquer les quarts de finale. Rien n'est définitivement perdu pour la bande d'Estelle Nze Minko en quête à Tokyo de l'or olympique, seul titre qui manque à son palmarès, mais elle finira la phase de poule lundi par un match aux airs de huitième de finale. La victoire est capitale dans cette rencontre pour éviter une élimination prématurée, synonyme de terrible désillusion pour les handballeuses tricolores.
"C'est un match à la vie à la mort, annonce la demi-centre Méline Nocandy. Je ne sais pas comment, mais il faut le gagner." En cas de qualification, un immense défi devrait les attendre en quarts, surtout s'il s'agit des grandissimes favorites norvégiennes, ou même des championnes du monde néerlandaises. "Une équipe qui a de l'ambition, peu importe l'ordre, elle va finir par jouer les autres équipes", balaie Olivier Krumbholz. Même si ses joueuses ne comptent qu'une victoire après quatre matches dans ce qu'il a baptisé le "groupe de la mort".
Face aux Russes, tombeuses des Bleues en finale à Rio il y a cinq ans, les Françaises ont répété les mêmes erreurs que depuis le début du tournoi olympique : une avance dilapidée et une fin de match mal gérée. Championnes du monde (2017) et d'Europe (2018), Allison Pineau et Estelle Nze Minko ont grillé les deux dernières balles d'égalisation, signe que les temps ont changé pour ces Bleues, accablées par les absences sur blessure (la capitaine Siraba Dembélé, l'arrière gauche Orlane Kanor et l'arrière droite Aïssatou Kouyaté).

Suède, Russie : mêmes scénarios

"Ça ne tourne pas en notre faveur, la chance n'est pas avec nous, soupire Allison Pineau. J'ai la sensation qu'on répète les mêmes scénarios". Comme face à la Suède (28-28) quand elles avaient laissé filer la victoire en ratant un penalty dans l'ultime seconde après avoir gâché une avance de cinq buts.
En tête de quatre longueurs (16-12) à trois minutes de la pause, les Bleues ont laissé revenir la Russie (sous drapeau neutre) à 17-15 au moment de rejoindre les vestiaires. Olivier Krumbholz avait pourtant procédé à des ajustements en confiant le rôle de tireuse de penalty à Allison Pineau (6/6) plutôt qu'à Grâce Zaadi, peu en réussite dans l'exercice depuis le début du tournoi (10/14) au-delà de son échec malheureux de jeudi.

Plus le choix : il faut gagner !

Et désormais, ces Bleues sont dos au mur avant leur dernière rencontre face au Brésil. Les Françaises sont cinquièmes du Groupe B, à égalité de points avec les Brésiliennes mais avec une différence de buts défavorable (-3 contre -1). Une victoire est donc indispensable et nécessaire pour se qualifier en quarts de finale. En cas de succès lundi matin (4h00 heure française), les Bleues pourront même terminer troisièmes et se permettre d'avoir un adversaire moins relevé en quart. Même si c'est un souci de second plan pour les joueuses et leur sélectionneur, qui doivent avant tout s'éviter le fiasco d'une élimination dès la phase de groupe.
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Grace Zaadi et Estelle Nze Minko (France) / Tokyo 2020

Crédit: Getty Images

Contre les Brésiliennes qui ont tenu en échec ces mêmes Russes (24-24), Olivier Krumbholz n'imagine d'ailleurs qu'un succès: "Moi, je pense qu'on va battre le Brésil, je vous le dis." Sa capitaine Coralie Lassource n'envisage également pas autre chose: "On ne veut pas partir comme ça, on aura trop de regrets... On veut pas."
(Avec AFP)
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