Le cauchemar de Fabio Quartararo (Yamaha) s'est matérialisé. Le Français, envoyé au tapis par une erreur du revenant Marc Marquez (Respol Honda), a abandonné dès le premier tour du Grand Prix d'Aragon, dimanche après-midi, déroulant le tapis rouge à Francesco Bagnaia (Ducati). Si le Turinois s'est fait souffler la victoire dans le dernier tour par Enea Bastianini (Gresini), il revient tout de même à 10 unités du Niçois à cinq courses du terme. Aleix Espargaro retrouve les joies du podium pour la première fois depuis le grand Prix d'Italie. Johann Zarco (Pramac) a pris la huitième place.
Cela restera l'image du Grand Prix d'Aragon 2022 : Fabio Quartararo déambulant dans les paddocks alors que les motos tournent au MotorLand Aragon, combinaison ouverte, plaques rouges sur le torse, stigmates de sa chute du premier tour. Après sa sixième place en qualifications, la veille, le Niçois avait prévenu qu'il jouerait des coudes s'il le fallait pour empêcher Francesco Bagnaia (Ducati) de décrocher un cinquième succès de rang. Il ne s'attendait certainement pas à percuter la Honda de Marc Marquez quelques secondes après le départ.
Grand Prix d’Aragon
Marquez : "Je me sens mal, surtout pour Fabio qui joue le titre"
19/09/2022 À 10:39

Bastianini n'a rien lâché

L'Espagnol, de retour sur les circuits après trois mois et demi d'absence pour cause d'opération au bras droit, a pris un excellent départ depuis la treizième position, franchissant le premier virage dans la peau du n°6 devant Quartararo. Médusé par la sortie au large d'Aleix Espargaro (Aprilia) et Enea Bastianini (Gresini), le sextuple champion du monde a perdu l'arrière et provoqué l'abandon précoce du Français. Takaaki Nakagami (LCR Honda) a subi le même sort quelques hectomètres plus loin, après que Marquez s'est débarrassé d'un morceau de carénage de Quartararo bloqué dans sa roue arrière.
En tête de la course, "Pecco" Bagnaia (Ducati) se frottait les mains : en cas de succès en Aragon, le septième de sa saison et le cinquième de rang, il reviendrait à 5 points du champion du monde en titre. C'était sans compter l’opiniâtreté de son futur coéquipier, Bastianini (Gresini), autorisé à se battre malgré la quête de la couronne mondiale. Par deux fois, l'Italien de 24 ans a surpris son aîné, livrant un avant-goût de la saison 2023.

Bagnaia se rapproche de Quartararo... Espargaro aussi

La première manœuvre au tour n°15 a été annihilée par une erreur de l'attaquant au virage suivant. Bagnaia reprenait ainsi jusqu'à une seconde d'avance, mais Bastianini, confirmant le rythme de feu (et de fou !) des Ducati en Espagne, revenait inlassablement à la charge. Calé dans la selle du leader, il l'a mystifié dans la dernière boucle, franchissant la ligne d'arrivée avec 0"042 d'avance sur Bagnaia. Pour rappel, Bastianini avait concédé la victoire à Saint-Marin pour 0"032 il y a deux semaines... à Pecco.
A la grâce d'un dépassement sur Brad Binder à deux tours du drapeau à damier, Espargaro (Aprilia) est monté sur le podium. La dernière fois, c'était en Italie, le 29 mai. Cette troisième place lui permet de revenir à 17 points de Quartararo, qui sent le souffle de Bagnaia de plus en plus fort sur sa nuque (-10 unités). Et ce, alors que les Ducati seront encore favorites la semaine prochaine au Japon. Johann Zarco (Pramac), lui, a terminé au huitième rang après un départ depuis la cinquième place. Le Cannois a cédé à Luca Marini (Mooney VR46) dans le dernier tour.
Grand Prix d’Aragon
Une autre chute à scooter mais pas de fracture : l'incroyable dimanche de Quartararo
18/09/2022 À 16:14
Grand Prix d’Aragon
Un contact avec Marquez et une effrayante chute : Quartararo, le cauchemar
18/09/2022 À 12:07