Ce n'est plus la même histoire. Il y a trois ans, Fabio Quartararo décrochait la pole position sur le Grand Prix de Thaïlande avec un tour exceptionnel à la clé. Un chrono en 1'29"719 qui lui avait permis d'établir le nouveau record du circuit. El Diablo n'a pas été en mesure de faire aussi bien samedi. Il a constaté, impuissant, l'écart qui sépare sa Yamaha des Ducati. La pole, avec à la clé le record de la piste, signée par Marco Bezzecchi en a été le symbole le plus éclatant.
Le champion du monde en titre a plutôt bien limité la casse. Quatrième de la qualification, il partira en deuxième ligne dimanche. Pas une mince performance tant il est en difficulté face à la concurrence. "C’était dur, a-t-il lâché devant les micros, samedi. Je sentais qu’on avait un grand potentiel, surtout pour le rythme, je suis sorti avec des pneus usés et je me suis senti rapide. En qualification je me suis donné à 100 %, mais on est limités par le moteur à de nombreux endroits, on sait combien on perd en ligne droite, et même avec une bonne aspiration c’est difficile."
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Le contraste avec 2019 est saisissant. Les raisons pour l'expliquer ne s'arrêtent pas à la vitesse inférieure de sa Yamaha par rapport aux Ducati. Mais ce problème pèse quand même de tout son poids. "Le grip était bien plus élevé, a avancé Quartararo. On a eu de bons tours aujourd’hui mais le grip était meilleur en 2019. C’est le même revêtement mais je ne sais pas pourquoi, car en plus on a un pneu encore plus soft et on n'a pas réussi à faire mieux. On voit que les autres motos ont fait un grand pas en avant et pas nous."

"On peut faire quelque chose de bien"

L'écart n'a pas vraiment tendance à diminuer mais le Français a plus ou moins réussi à s'en accommoder. Il reste en position de force à la première place du classement du Championnat du monde avec 18 points d'avance sur Francesco Bagnaia, en première ligne dimanche, et 25 sur Aleix Espargaro, éliminé dès la Q1 et 13e sur la ligne de départ. "J’ai un objectif clair : toujours finir devant Pecco (Bagnaia, NDLR) et Aleix (Espargaro, NDLR), a-t-il résumé. Mais ça ne va pas être facile. Il faut vraiment rester concentré. On a un bon rythme et on peut faire quelque chose de bien en partant quatrième."
L'objectif est clair et le plan de bataille simple. Déjà réussir un bon départ pour faire fructifier sa bonne performance en qualification. "En étant troisième ou quatrième (à la fin du premier tour, NDLR), je serais content, a assuré Quartararo. Garder ma position serait déjà bien." Car le Français sait déjà que grappiller des places en course sera une mission plus délicate. "Le (virage, NDLR) 1, on arrive après la ligne droite, le 3 c’est impossible, le 4 c’est impossible, peut-être le 5… Mais le seul virage concret où je peux faire un dépassement, c’est le dernier", a-t-il annoncé.
Le Français aura peut-être des opportunités à saisir. Mais surtout la volonté farouche de tenir bon sur la première des quatre dernières courses de la saison. Il sait qu'il ne doit pas commettre la moindre erreur et espérer que ses rivaux partent à la faute, comme la semaine passée avec la chute de Bagnaia sur le Grand Prix du Japon. Sa machine ne lui permet pas vraiment de passer à l'attaque. Seulement de défendre chaque point avec la plus grande des motivations : celle de décrocher un deuxième titre de champion du monde à l'heure du verdict, dans un peu plus d'un mois.
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