Le ciel de Buriram a eu raison de Quartararo. Pecco Bagnaia (Ducati) peut jubiler. Le Piémontais a réalisé l’opération parfaite ce dimanche sur le Grand Prix de Thaïlande. Après un départ retardé d’une heure pour cause de pluie, le pilote de la firme de Bologne a accroché un podium inespéré sur une piste détrempée (3e). Bagnaia a surtout profité des malheurs de Fabio Quartararo (Yamaha Factory), pénible 17e. L’écart est désormais réduit à deux petites unités entre les deux premiers du championnat. La victoire est revenue à Miguel Oliveira (Red Bull KTM), vainqueur devant un autre as des conditions changeantes, Jack Miller (Ducati). Johann Zarco (Prima Pramac) a livré une fin de course supersonique (4e) mais n’a pas voulu prendre tous les risques dans la roue de Bagnaia.
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Quartararo totalement hors du coup (et des points)

Comme un air de Mandalika. Cette fois, aucune prêtresse n’est venue dissiper le brouillard dense et les averses intenses frappant la piste de Buriram. Comme en Indonésie, la course a été longuement retardée, pour un départ donné près d’une heure après l’horaire prévu. Confiant avant le départ malgré les interrogations concernant le grip, Fabio Quartararo a vécu une course cauchemardesque. Auteur d’un envol raté et repoussé dès le premier tour hors des points (17e), le Niçois a piloté avec la peur au ventre, les muscles raidis par une asphalte détrempée et une pression intense à quatre manches du terme de la saison.
Le long chemin de croix d’El Diablo s’est achevé à la même position, au gré des quelques abandons et des dépassements subis en fond de paquet. Sur un écrin qu’il apprécie (pole et podium en 2019), le champion du monde en titre a été méconnaissable et n’est même pas entré dans les points. Conséquence, il voit Pecco Bagnaia se rapprocher à deux petites longueurs au classement, alors que les conditions devaient théoriquement favoriser la polyvalence du Français. Le revers est violent et le championnat est totalement relancé.

Bagnaia peut remercier Zarco

Loin devant, Pecco Bagnaia n’a eu qu’à assurer un podium presque inespéré à l’aune du peu d’assurance dégagé par le Turinois cette saison lorsque la pluie s’invite au bal. Pas gêné dans sa mise en action, Bagnaia a patiemment construit sa course, dans l’ombre d’un duo Oliveira-Miller intouchable ce dimanche. Le Portugais l’a d’ailleurs emporté (5e victoire en MotoGP) dans un schéma de course qu’il raffole. Vainqueur la semaine dernière au Japon, Jack Miller échoue dans sa quête de doublé, deuxième.
Derrière les spécialistes des conditions changeantes, Bagnaia a cru devoir encaisser une fin de course dense et stressante, Marc Marquez (Repsol Honda) revenant peu à peu dans son échappement. Parti de très loin, Johann Zarco s’est lui offert une fin de GP supersonique, alignant les chronos records au fil des tours. En excellente position pour jouer le podium, voire plus, le Cannois s’est curieusement stoppé en plein vol, sans doute guidé par la consigne commune du constructeur Ducati.
La firme de Borgo Panigale tient à sacrer Bagnaia et le geste de Zarco (4e) va dans ce sens, quitte à tirer une croix sur un 16e podium en catégorie reine. Cinquième, Marc Marquez a observé cela d’un œil attentif, lui qui confirme son retour en forme. L’autre larron pour le titre mondial, Aleix Espargaro (Aprilia), a écopé d’un long-lap mais s’est battu pour grappiller quelques points (11e) et revenir à 20 longueurs de Quartararo au championnat. A trois manches de la fin, le suspense est total.
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