Le week-end de Fabio Quartararo avait mal commencé. Il ne s'est pas mieux terminé. En difficulté lors des essais libres, repoussé en Q1, seulement 11e temps des qualifications, le champion du monde n'est pas vraiment parvenu à rattraper la situation en course. Il a vu Johann Zarco lui passer devant dans le dernier tour, avant de franchir péniblement la ligne d'arrivée en 9e position, loin derrière le vainqueur, l'Italien Enea Bastianini (Gresini). La conclusion d'une ouverture de saison en forme de calvaire pour le pilote tricolore.
Quartararo savait sa Yamaha en difficulté en vitesse de pointe face à une concurrence qui a progressé cet hiver. Mais ce n'est pas le seul problème qu'il a connu sur le circuit de Losail. "J'ai fait un très bon départ, mais dès le deuxième tour, on a eu de la pression sur le pneu avant qui était déjà chaud, a-t-il expliqué dans des propos rapportés par L'Equipe. Je ne sais pas pourquoi. J'espère qu'ils vont réussir à analyser ça. J'espère avoir une explication dès ce soir mais pour l'instant, le team ne le sait pas."
Grand Prix du Qatar
Bastianini jeune premier, Quartararo n'a pas pesé
06/03/2022 À 15:48
Malgré tout, Quartararo s'est battu comme un beau diable. C'est le pire d'ailleurs. Le Français a le sentiment d'avoir été au bout de lui-même pour, à l'arrivée, terminer la course à cette anonyme 9e place. Loin, très loin, de cette première place à laquelle il avait fini en 2021 sur la même piste. "Ce qui est frustrant, c'est que je donne vraiment mon maximum, a-t-il déploré devant la presse. J'étais tout le temps à fond, il n'y avait pas de moments où je pouvais gérer. Je suis vraiment là pour faire un bon résultat et je finis neuvième sur un circuit sur lequel j'ai gagné l'année dernière."

"Je ne peux pas dire que je suis en confiance"

Au moins, Quartararo n'est pas le seul à avoir connu un week-end contrariant. L'Italien Francesco Bagnaia (Ducati), son dauphin au classement des pilotes la saison passée, a chuté tandis que l'Espagnol Marc Marquez (Honda) a dû se contenter du 5e rang, juste devant les pilotes Suzuki Joan Mir et Alex Rins. Tout ce beau monde espérait mieux, comme Quartararo. Mais pas de quoi consoler le Français pour autant. "Des rivaux sont tombés, mais ça n'adoucit rien, a-t-il coupé. Je ne regarde personne d'autre que moi."
Et le tableau n'est pas rose. Le champion du monde s'y est préparé. Mais la frustration n'en est pas moins immense. Comme son inquiétude pour la suite de la saison. "Savoir qu'on a gagné les deux courses ici l'an dernier et qu'on termine derrière et assez loin maintenant, bien sûr que ça m'inquiète, a-t-il reconnu en conférence de presse. Je ne peux pas dire que je suis en confiance." "Ça ne sert à rien de râler, a-t-il ajouté, fataliste, au micro de Canal+. J'ai appris à ne pas trop m'énerver, il faut que j'arrive à rester calme, zen… même sur ça, je m'épate. J'ai envie de tout casser, pour être honnête."
Quartararo ne peut désormais qu'espérer que sa Yamaha soit plus performante dans deux semaines en Indonésie. Même s'il se prépare à tous les cas de figure. "Ça fait mal mais il faut rester fort, a-t-il insisté. Aujourd'hui, sincèrement, je ne pouvais pas faire mieux. Donc il va falloir trouver une solution. Mais, comme je le dis toujours, je ne suis pas ingénieur. Mon job, c'est d'être à 100% prêt et concentré lors de chaque course. Je me donne à 100% quelles que soient les conditions, que ce soit pour gagner, être troisième, cinquième, neuvième ou quinzième. La vérité, c'est que je donnerai le meilleur quelle que soit ma position." Il ne peut rien ambitionner de plus pour le moment.
Grand Prix du Qatar
"Martinator" le plus fort, Quartararo bec dans l'eau
05/03/2022 À 15:45
Grand Prix du Qatar
Sale matinée pour les Bleus : Quartararo et Zarco envoyés en Q1
05/03/2022 À 11:36