Dakar 2025 - Sébastien Loeb veut mettre fin à sa guigne avec Dacia : "Eviter les excès et conneries"

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Pour sa neuvième participation au Dakar, Sébastien Loeb chassera une nouvelle fois sa première victoire sur l'épreuve mythique du rallye-raid. Il devra, pour cela, appréhender sa nouvelle voiture, une Dacia Sandrider, et faire mieux que son équipier Nasser Al-Attiyah, quintuple vainqueur de la course. Surtout, il devra venir à bout de la malchance qui l'a accompagné jusqu'ici dans les dunes.

Sébastien Loeb dans sa Dacia Sandrider en préparation du Dakar, le 1er janvier 2024

Crédit: Getty Images

Il avait perdu son Dakar 2024 au km 132 de la onzième étape, lorsqu'il voyait passer sous ses yeux l’Audi du leader du classement général Carlos Sainz alors que sa Prodrive Hunter se languissait d'une assistance, sur trois roues, dans le désert saoudien. Sébastien Loeb avait alors fait, d'un petit geste de la main bon joueur, signe à son concurrent espagnol d'y aller mollo dans cette section rocailleuse qui venait de lui coûter une crevaison fatale.
C'était finalement un beau concentré de l'histoire du nonuple champion du monde des rallyes sur l'épreuve-reine du calendrier de la saison de rallye-raid. Toujours à fond, souvent le plus rapide, mais jamais vainqueur au bout de la quinzaine de jours de courses de la compétition. Depuis sa première participation en 2016, il a été quasi-systématiquement trahi par son matériel — mis à rude épreuve par sa conduite — et les petits malheurs d'un pilote habitué à mettre les gaz en grand sans trop se poser de questions.

Un "costaud Dakar"

"Je pense qu'une course intelligente en évitant les excès et les conneries serait sûrement payante, a-t-il ainsi analysé au micro de l'AFP avant le départ de la 47e édition du Dakar ce vendredi, assagi. Les années d'avant, on voyait que l'attaque payait, même quand on ouvrait la route derrière les motos. Il y a deux ans, j'ai gagné six spéciales de suite en ouvrant la route." Sauf que cela ne devrait plus être autant le cas en 2025, et l'attaque incessante de Loeb et de son copilote Fabian Lurquin pourrait être mise au pas.
La raison ? La multiplication des parcours dissociés entre autos et motos sur le parcours tracé par le directeur de l'épreuve David Castera entre Bisha et Shbaytah (Arabie Saoudite). Les quatre-roues avaient l'habitude de se repérer grâce aux traces laissées par les deux-roues parties avant eux, ce sera moins souvent possible cette année. David Castera promet ainsi un "costaud Dakar" qui devrait "pousser tout le monde hors de ses limites, hors de sa zone de confort."
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La Dacia Sandrider de Sébastien Loeb lors de la 3e étape du Rallye du Maroc, le 9 octobre 2024

Crédit: Imago

"Comme il n'y aura pas du tout de trace, je pense que les écarts ne vont pas être à la seconde ou à la minute comme c'était, a estimé Loeb pour l'AFP. Ça sera peut-être plusieurs minutes de perdues par les premières voitures par rapport à celles qui partent derrière." Il devrait alors réfléchir à deux fois au moment de viser la victoire d'étape, synonyme de départ en tête le lendemain et donc sur une piste vierge de repères, pour plutôt viser la régularité dans les tops 5 afin de partir après quelques concurrents. Cela pourrait cependant lui éviter de reproduire la même erreur que lors de la 6e étape du Dakar 2022, durant laquelle il avait perdu plusieurs minutes en suivant les traces de motos sur un mauvais itinéraire.
On peut être optimistes
Mais avant de dépasser ses limites, Sébastien Loeb devra trouver des références. Pour sa neuvième participation, il va devoir prendre ses marques avec une toute nouvelle voiture, la Dacia Sandrider. L'Alsacien ne repart pas vraiment de zéro non plus, puisque la marque du groupe Renault s'est appuyée sur le châssis de l'ancienne monture de Loeb, la Prodrive Hunter, pour développer son prototype avaleur de dunes. Il assure ainsi avoir "corrigé" les problèmes de crevaisons de la Prodrive qui lui avaient coûté tant de minutes sur les éditions précédentes. Et aussi avoir "doublé la solidité des triangles", qui l'avaient lâché deux fois en 2021 et 2024 sur Prodrive.
"Le Dakar est une course tellement compliquée, que ce soit sur le plan du pilotage, de la navigation ou de la fiabilité, que c'est difficile de partir confiants, mais on peut tout de même être optimistes" s'est-il réjoui au micro de L'Equipe avant le départ de la course. Lors de la première étape de la saison au Maroc, Dacia a déjà réussi un premier doublé grâce à la victoire de Nasser Al-Attiyah, principal coéquipier de Sébastien Loeb pour ce Dakar, devant l'Alsacien. Mais avant de battre Al-Attiyah, cinq fois vainqueur et proche du record de succès d'étapes, Loeb devra éviter les erreurs de navigations, crevaisons, casses mécaniques et accidents. En somme, tous les micro-évènements qui décident de la grande destinée du Dakar. Et à ce jeu-là, son seul ennemi sera sa malchance.
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