Tournoi | Italie-France (24-73) | Les ressorts d'une fessée : "On nous a rabâché de respecter cette équipe d'Italie"
Eurosport sur Google24-73. Dans le genre raclée, le XV de France a fait fort dimanche à Rome lors du Tournoi. Une façon de "respecter" l'Italie, ont avancé Léo Barré et Paul Boudehent. Un autre facteur a joué dans ce succès fleuve : l'envie des Bleus de redresser la barre, après un naufrage relatif à Twickenham. Voici comment Fabien Galthié et ses joueurs se sont placés à 3 pts du leader irlandais avant de le défier.
"Un match presque sans fausse note" : Barré peut-il être titulaire face à l'Irlande ?
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C'est un principe du sport de haut niveau qui en résume la cruauté : respecter une équipe, c'est l'écraser quand on en a l'opportunité. Par ce prisme, le XV de France n'a pas commis le moindre outrage vis-à-vis de son homologue italien, concassé ce dimanche à Rome (24-73). "Toute la semaine, on nous a rabâché qu'on venait ici pour faire un résultat et respecter cette équipe d'Italie, qui nous met à mal depuis quelques années", a réagi Léo Barré, ô combien en vue lors de cette rencontre du Tournoi des 6 Nations, un doublé à la clef.
"On avait une pensée pour le match de l'année dernière, à Lille (13-13, pénalité de la gagne manquée par l'Italie, ndlr), dont on était sortis frustrés", a poursuivi l'arrière du Stade français, interrogé sur la pelouse du Stadio Olimpico par nos confrères de France Télévisions. "On n'a vraiment pas pris cette équipe d’Italie à la légère, j'ai l'impression que les journalistes et les gens la sous-estiment, le relaie Paul Boudehent. On ne voulait pas tomber dans le piège, comme on l'a fait par le passé."
On avait à cœur de se racheter par rapport à la déroute en Angleterre
Outre cet accent placé sur l'humilité, les Bleus ont pu compter sur le moteur de la revanche, lors de cette 3e journée du Tournoi. "On voulait faire un gros match, passer à autre chose. Cette défaite (à Twickenham) avait mis un peu de doute", admet Boudehent, au sujet du revers d'un point concédé chez les Anglais il y a quinze jours (26-25). "On avait à cœur de se racheter par rapport à la déroute en Angleterre", considère même Mickaël Guillard, choisissant un terme symptomatique de l'exigence qui anime ce groupe.
"Quand il y a des contre-performances comme en Angleterre, il y a deux façons de réagir, soit on baisse la tête, soit on fait preuve d'un peu de révolte, on se remet à travailler et on se concentre sur l'état d'esprit et l'intensité qu'on a envie de mettre", abonde Antoine Dupont, en faisant lui aussi référence à cette défaite lors du Crunch, pourtant loin d'être infamante au score. Mais le XV de France avait déçu par ses moult maladresses. S'incliner après avoir tant gâché répondait à une autre forme de logique du sport de haut niveau. Voici les Bleus à nouveau nantis du beau rôle dans cette conceptualisation.
"Ce qui m'a plu, c'est qu'on était en phase, tous ensemble. On a décidé tous ensemble et on l'a fait", a quant à lui réagi Fabien Galthié en conférence de presse, après une victoire aux proportions historiques. On sent depuis un moment qu'on est en capacité de réaliser des choses de grande qualité." Il faudra sans doute proposer un jeu de cet acabit dans deux semaines en Irlande, pour doubler les leaders du Tournoi, qui comptent trois points d'avance. Après le respect de la colline, place à la quête du pinacle. "On avait vu ce match-là comme la plus grande montagne du Tournoi, et on y est", salive Dupont.
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Un premier rideau trop friable : "C'est le point noir de la rencontre"
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