Tournoi des Six Nations | Décousu de fil blanc
Eurosport sur GoogleImpériale pendant trois journées, la France a d'abord donné du crédit à la théorie d'un Tournoi lisible, pendant que les galères anglaises contrebalançaient ce sentiment. Le revers des Bleus en Ecosse a achevé de donner à cette édition 2026 un parfum d'imprévisible. Le Trèfle, le Chardon et le Coq peuvent encore s'en délecter victorieusement, à l'issue du Crunch, samedi à 21h10 au Stade de France.
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Deux équipes pour un Grand Chelem. Terminer le Tournoi des Six Nations 2026 par France-Angleterre laissait entrevoir cette perspective, étant donné le classement de l'édition précédente, gagnée par les Français, suivis de près par les Anglais. À quelques heures de ce match, samedi au Stade de France (21h10), le pitch a bien changé. Les Bleus demeurent candidats à la victoire finale, mais plus personne ne brigue le carton plein.
L'étiolement de cette affiche est la conséquence d'un Tournoi assez imprévisible que trois concurrents peuvent encore s'adjuger. Respectivement battus par l'Italie (18-15) et la France (36-14) d'entrée, l'Ecosse et l'Irlande sont en effet dans la course au sacre. L'une des deux enverra l'autre valser dans l'après-midi (coup d'envoi de la rencontre à 15h10 à Dublin) et la formation de Fabien Galthié saura alors sur quel pied danser.
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La France a officieusement les cartes en main
Le "goal-average" nettement supérieur d'Antoine Dupont et sa bande (+79, contre +21 pour les Ecossais et +16 pour les Irlandais) est quasiment synonyme d'une mainmise sur leur destin. Mais cette maîtrise des événements paraissait bien plus limpide après trois journées, avant l'accroc de Murrayfield, adouci dans le dernier quart d'heure (50-40). Cet opus que l'on pouvait craindre déséquilibré est devenu attractif par sa densité.
"Dans ce Tournoi, d'une journée à l'autre, les données changent, il n'y a pas de transitivité", a résumé Galthié. Le seul référentiel soupçonné à s'être (après quatre journées) avéré fiable est celui constitué par les revers du pays de Galles, qui n'a plus remporté de match dans la compétition depuis 2023. Mais même cette valeur sûre a vacillé, le XV du Poireau passant proche d'épingler celui du Chardon (23-36 à Cardiff).
Une surprise, quelle surprise ?
Portés par la cavalcade épique de Rhys Carré, les Gallois ont même fait trembler le XV du Trèfle (27-17), pas plus serein trois semaines plus tôt face aux Italiens (20-13). Ces Italiens qui ont fait tomber l'Angleterre pour la première fois. Cette Angleterre qui n'avait pas perdu depuis un an avant de céder trois fois de rang. Vous suivez ? Ce Tournoi est fait de contrepieds qui lui donnent du charme, indépendamment de tout supportérisme.
Reste à savoir si son dénouement sera surprenant, et selon quel prisme. Les équipes de France et d'Irlande sont rompues à l'exercice de conclure un Tournoi victorieusement, tandis que l'Ecosse vise son premier couronnement depuis que l'épreuve concerne six nations et non plus seulement cinq (2000). Mais en cette édition qui a méthodiquement décousu tout fil blanc du scénario, on ignore qui doit y voir un bon augure.
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Dupont : "Avant l'Ecosse, il y avait peut-être une baisse de vigilance, de détermination"
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France
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48
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Angleterre
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