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CHALLENGE CUP – Toulon-LOU – Entre Toulon et Lyon, la rivalité s’épaissit
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Publié 08/04/2023 à 00:22 GMT+2
CHALLENGE CUP – Samedi à 13h30, Toulon et Lyon vont de nouveau s’affronter en Challenge Cup, après la finale 2022 remportée par les Lyonnais (30-12). Un remake pour accrocher cette fois une place en demies, auquel les relations étroites entre les deux clubs donnent une saveur particulière. Ces dernières saisons, naît tranquillement entre le RCT et le LOU une authentique rivalité.
Baubigny sur l'importance de la Challenge Cup : "Toulon a besoin de gagner des titres"
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Comme on se retrouve ! Quinze jours après un duel haletant en Top 14, remporté par Toulon au Matmut Stadium (23-27), le LOU et le RCT reprennent du service en quarts de finale de Challenge Cup. Une compétition que les deux clubs connaissent bien, pour s’être disputés son trophée en finale la saison dernière, quand la balance avait penché en faveur des Rhodaniens (30-12), orphelins ce samedi de leurs deux atouts des lignes arrières Josua Tuisova et Davit Niniashvili, blessés, ainsi que de leur coach Xavier Garbajosa, suspendu ce week-end.
Deux matches pour deux dénouements différents, qui donnent à chacun des deux camps des envies de revanche : à l’image de l’odeur de vendetta qui entoure ce match, les Toulon-Lyon prennent ces derniers temps une envergure remarquable. "Ça va être la revanche de la revanche de la revanche, salivait le Lyonnais Baptiste Couilloud après avoir obtenu la qualification la semaine passée sur le terrain du Stade français (24-41). Toulon, c’est l’adversaire parfait pour nous."
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Baubigny : "Je ne me sens pas si proche que ça que l'équipe de France, mais..."
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Revanche sur revanche
Une manière pour le demi de mêlée remplaçant du XV de France de nourrir la rivalité croissante entre les deux formations, à laquelle n’ont pas été insensibles les Toulonnais, du propre aveu de Teddy Baubigny, le talonneur du RCT, invité cette semaine dans Poulain Raffûte. "On l’a forcément tous lu (cette déclaration), évacuait-il dans un rire. Je ne sais pas si on est l’adversaire idéal, mais j’espère qu’on va assister à un beau match !" Au départ, l’affiche est pourtant un poil montée de bric et de broc, rappelle Benoît Cabannes, président de la Meute, un groupe de supporters lyonnais.
"C’est surtout quelque chose qui a été construit. Les joueurs trouvent une motivation là-dedans, c’est vrai, mais si Oyonnax monte l’an prochain en Top 14, le vrai derby, ce sera avec eux." Il faut tout de même noter que l’esprit de compétition particulier entre les deux clubs les plus orientaux du Top 14 que sont le RCT et le LOU, tant qu’Oyonnax reste à l’étage inférieur, a pris de l'épaisseur au fil des saisons. Le renouveau toulonnais, après la période dorée auréolée des trois titres européens du milieu des années 2010, a coïncidé avec l’émergence de l’écurie lyonnaise. Au-delà du sportif, le ballet des entraîneurs et des joueurs entre les deux clubs a également donné du grain à moudre au récit de cette inimitié.
Les arrivées tumultueuses entre Rhône et Saône des Toulonnais Josua Tuisova, en 2018 et Mathieu Bastareaud, en 2019, ont contribué à crisper les relations. Le parcours de Pierre Mignoni, l’enfant du Var, parti coacher le LOU entre 2015 et 2022 pour l’amener dans les hautes sphères du rugby français, revenu cette saison à la maison pour redresser le RCT avec Franck Azéma, donne aussi du relief à une histoire contrariée, dont le Top 14 entend bien se nourrir. Ce n’est après tout pas le hasard le plus pur si cette 21e journée, étiquetée comme la journée des derbies en Top 14 pour redonner de l’allant au championnat au terme du Tournoi des Six Nations, a opposé le RCT et le LOU.
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Pierre Mignoni, enfant de Toulon et coach du LOU de 2015 à 2022, a alimenté l'esprit de rivalité entre les deux équipes.
Crédit: Getty Images
"On a beaucoup d’affinités de par nos histoires, il y a un petit concours enfantin entre nous. C’est toujours des matches très intéressants", apprécie de son côté Guillaume Gaudez, président du Lounited Rugby 69. De niveau globalement homogène, en témoigne l’incertitude qui enveloppe leurs dernières confrontations – avantage Toulon en Top 14 avec deux victoires, mais Lyon a gagné le titre européen l’an dernier) –, les deux formations se sont trouvé un ennemi favori qui leur donne du crédit, dans un Top 14 friand de ce genre de confrontations.
"On a un historique avec Toulon qu’on a pas avec d’autres clubs. Lyon a un peu été l’EHPAD de Toulon au début, les vieux joueurs du RCT venaient finir leur carrière ici, se souvient Guillaume Gaudez, réjoui à l’idée de retrouver Mayol, où les relations entre supporters sont bonnes de son propre aveu. Et puis maintenant que Pierrot (Mignoni) est là-bas, on suit leurs résultats pour pouvoir lui dire : ‘Pierrot, t’aurais mieux fait de rester au lieu de retourner sur ta Rade !’" Un enjeu supplémentaire pour ce nouveau Toulon-Lyon, dont le vainqueur prendra une sérieuse option sur la victoire en Challenge Cup.
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