Coupe du monde 2023 | Ni peur ni droit à l'erreur, pour la France face à l'Italie

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Ce France - Italie peut être le dernier match des Bleus, dans "leur" Coupe du monde. Une menace qu'ils n'occultent pas avant la rencontre de vendredi à Lyon (21h), mais dont il serait disproportionné de faire une montagne. Le XV de France conquérant de Fabien Galthié ne doit pas trembler, devant cette dernière marche qui le sépare d'un potentiel quart de finale tonitruant face à l'Afrique du Sud.

Fickou : "Contre nous, les Italiens ont le don de se transcender"

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Un parfum de phase finale flotte dans l'air lyonnais. Fabien Galthié et ses joueurs n'ont eu de cesse de le rappeler : ce France - Italie a des allures de huitième de finale de la Coupe du monde. Peu ou prou, personne n'en doutait d'ailleurs, depuis la révélation du calendrier. Avec les All Blacks en entrée gargantuesque, un mois émaillé de deux matches abordables, puis ce duel face aux Transalpins, les Bleus savaient que ce 6 octobre compterait.
Ils savent, également, qu'une classe d'écart existe, entre eux et leurs adversaires. L'Italie a encaissé 96 points lors de sa dernière sortie. La France en a marqué exactement le même nombre face à la Namibie. La fessée néo-zélandaise est un miroir certes grossissant des maux de l'équipe de Lorenzo Cannone ou autre Ange Capuozzo. Mais créer de toutes pièces un ogre italien – sur la route d'un probable quart contre l'authentique monstre sud-africain – aurait été aussi absurde que prendre de haut la Nazionale.
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L'Italie peut-elle battre la France ?

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Même sans Dupont…

Devant les micros cette semaine, joueurs et membres du staff ont oscillé entre une méfiance légitime, rappelant le brouillon romain de février, et un aplomb naturel. Le tout avec en toile de fond la perspective de devoir juguler un sursaut d'orgueil spectaculaire, pour éviter un camouflet retentissant à la maison. "Ce sont des Latins qui ont été blessés. On s'attend à une réaction très, très forte de leur part", a prévenu le sélectionneur Galthié.
"On ne maîtrisera pas forcément leur remise en question(après la claque reçue, ndlr). On a besoin d'être forts sur ce que l'on sait faire. C'est un test de maîtrise", résume son binôme Raphaël Ibañez. Même embêtée par ce point de bonus offensif laissé en route contre l'Uruguay, même privée de son meilleur joueur - celui que le monde lui envie -, la France se doit d'aborder sereinement un match couperet face à l'Italie. Avec vigilance. Mais sans crainte.
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Le calme avant la tempête pour les Bleus, à la veille de France-Italie

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"Il faudra compter sur nous"

Cette confiance vient aussi du sentiment de montée en puissance qui se dégage de ce collectif. Nonobstant Antoine Dupont et Julien Marchand - excusez du peu -, les cadres sont là, et en forme. Gréogry Alldritt a ainsi semblé ravi d'être questionné sur le "pic de forme" des Bleus, mercredi, devant un Peato Mauvaka rieur : "Je vais répondre parce que j'ai battu ma vitesse max' cette semaine. Un grand moment pour moi."
Tout a été calculé pour que la nouvelle compétition qui débute ce vendredi, à Lyon, ne dure pas 80 minutes, mais 320. Coutumier des variations d'intensité dans ses discours, Fabien Galthié a symboliquement adopté un ton grave, pour conclure sa conférence de presse, à deux jours de la rencontre : "Nous avons un groupe de joueurs qui traversent parfois des moments difficiles. Mais ils sont tous là. Nous sommes tous là. Il faudra compter sur nous. Et sur eux."
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"Si la France est éliminée, c'est le goudron et les plumes pour Galthié"

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