Après France - Nouvelle-Zélande | Un final au couteau pour une immense fierté : "On a identifié comment les jouer"

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L'équipe de France pouvait avoir le sourire samedi soir au Stade de France après avoir repoussé les derniers assauts de la Nouvelle-Zélande (30-29). Cette victoire, au prix d'un combat de tous les instants et jusqu'à la sirène, pose les jalons de ce qui doit être le futur proche des Bleus, et d'ores et déjà leur grande satisfaction du soir.

"Attendons l'Argentine pour, peut-être, parler de tournée fondatrice"

Video credit: Eurosport

La soirée au Stade de France aura débuté en partie dans le noir, les projecteurs braqués sur les deux équipes pendant le Haka des All Blacks. Elle s'est terminée les yeux pleins d'étoiles, la lumière dans les regards tricolores après leur succès sur la Nouvelle-Zélande samedi (30-29). De bout en bout, le match aura été un combat d'une grosse intensité, des regards durant le Kapa o pango guerrier, aux dernières secondes où c'est cette fois la ligne défensive française qui menait la bataille. Ce succès acquis de haute lutte et pour un petit point seulement vient apaiser la blessure du revers sur un même écart et dans ce même lieu un peu plus d'un an plus tôt en quart de finale de la Coupe du monde. Il redonne aussi foi et confiance pour ces Bleus plus ternes depuis le Mondial.
Les mauvais souvenirs auraient pu remonter à la surface, alors que les Néo-Zélandais ont eu les dernières munitions de la partie pour frustrer les Tricolores. Mais ils n'ont pas su se mettre à la hauteur de l'engagement mis par la bande de Fabien Galthié en deuxième période. Des vingt premières minutes "absolument énormes" comme Thomas Ramos les a décrites, jusqu'à ce money time crispant, les Bleus ont été à la hauteur de l'affiche, un Everest du rugby.

"Rien de plus grisant que connaître ces dernières minutes-là"

"On parle souvent quand le public s'enthousiasme de voir des grandes percées, des essais avec des grandes chevauchées, a évoqué Antoine Dupont à TF1. Il n'y a rien de plus grisant que connaître ces dernières minutes-là que tu sens que le gars à côté ne va pas lâcher. Que tu vas monter et que tu vas faire l'effort de plus. Que tu vas pousser dans tes retranchements pour ne pas lâcher, pour ne pas lâcher l'équipe et pour arriver à la victoire. Cet état d'esprit, on l'a montré plusieurs fois ces dernières années, et c'était important de pouvoir le remontrer aujourd'hui."
"Sur la deuxième mi-temps, on a senti que sur la dimension psychologique, on prenait le dessus", a estimé pour sa part Fabien Galthié, alors que ses joueurs ont remporté le deuxième acte 20-12.
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Antoine Dupont face à la Nouvelle-Zélande

Crédit: Getty Images

Après une première moitié de 2024 sans éclat pour ne pas dire inquiétante, triompher de la sorte des Néo-Zélandais décuple la portée du résultat. "C'est bien qu'on réussisse là où les autres nations de l'hémisphère Nord se sont cassées les dents", s'est enthousiasmé Paul Boudehent à TF1. Avant de clamer le sentiment du soir, repris sur toutes les lèvres : la "fierté". "On a un caractère et en fait en tant que Français, moi j'en suis persuadé, on a un supplément d'âme quand on est sur le terrain, on est capable de se dépasser, a poursuivi le Rochelais en zone mixte. Même si on est si on est menés, 'on se dit les gars, on en est capable. Il est hors de question qu'on baisse les bras'. Il n'y a pas eu d'affolement, il n'y a pas eu de stress."

Une défense de fer et des nerfs d'acier

Le XV de France a pourtant subi plus d'une fois, passant près de dix minutes de moins en attaque que son adversaire, et terminant loin derrière les Néo-Zélandais dans à peu près tous les domaines offensifs (12 défenseurs battus à 34, 90 passes à 238…). Mais ils sont su être intraitables dans l'envie, signant en contrepartie deux fois plus de plaquages pour dépasser la barre des 200, un total XXL.
"Depuis quelques années, on a des arguments, assume Galthié. On a identifié comment les jouer, comment bousculer les meilleures équipes du monde. Et on s'accroche à cette feuille de route. On a un très mauvais scénario. En première mi-temps, on a été dominés mais à la mi-temps on a réussi à trouver des solutions en touche et en mêlée, et résoudre nos problèmes de conquête. L'équipe avait vraiment des ressources et a tenu son cap. Ça fait trois fois qu'on les reçoit, et trois fois qu'on les bat. On est sur une belle série face à ces All-Blacks. Cela donne une base de confiance. Eux, ils ont beau être cette équipe extraordinaire, ils ont des fragilités, des fissures qu'on exploite plutôt bien quand on les reçoit ici."
Alors, en bon capitaine, Antoine Dupont a voulu tout de suite calmer un peu l'euphorie, et tout de suite se projeter sur la suite. L'Argentine vendredi prochain tout d'abord. Mais surtout cette volonté affichée d'entrer de plein pied dans ce nouveau cycle jusqu'à la Coupe du monde 2027, nouvel objectif annoncé. "Cette victoire il faut la savourer, elle est hyper importante pour la suite, mais ce n'est pas une fin en soi. Gagner des matches comme ça, c'est toujours important, fondateur. Cela reste une marche dans notre chemin qui est encore long."
Son sélectionneur Fabien Galthié, moins pragmatique, se laissait, lui, aller à "lâcher ses émotions", "très fortes et agréables". "Ces joueurs sont des gars spéciaux" a-t-il pu se réjouir. Qu'il en profite, il lui reste encore un peu moins de trois ans pour faire grandir cette fierté et aiguiser encore leur appétit.
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"Bielle-Biarrey est déjà devenu une valeur sûre du XV de France"

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