Faut-il craindre une catastrophe pour la délégation française ? Ce samedi, la (vraie) neige tombée dans la zone de Zhangjiakou a surpris tout le monde… et quelque peu semé le doute dans le clan tricolore. Le flou a vite tourné à l'inquiétude, en tout début de journée, après une épreuve de snowboardcross mixte catastrophique pour l'équipe de France.
Aucun des deux binômes engagés en quarts de finale n'est parvenu à se hisser en demies. Le premier duo, composé de Loan Bozzolo et de Julia Pereira de Sousa, a cumulé plus de 14 secondes de retard sur l'équipe italienne vainqueur de cette double manche. L'autre binôme, formé par Merlin Surget et Chloé Trespeuch, vice-championne olympique rappelons-le, a lui aussi terminé dernier de son quart de finale… malgré les chutes de ses adversaires lors de la manche hommes. Les deux équipes visaient pourtant une médaille.
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Bref, difficile d'imputer ces deux gros échecs aux seuls états de forme des quatre athlètes. Inutile d'être un spécialiste en lecture labiale pour comprendre, avec la réaction de Loan Bozzolo à l'arrivée de la toute première manche, que les snowboarders tricolores ont été pénalisés par de très gros problèmes de glisse. La neige, tombée de manière abondante sur le parc de Genting, a considérablement rebattu les cartes, alors que les épreuves individuelles s'étaient déroulées sous le soleil, mercredi et jeudi.

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Les snowboarders tricolores désarmés

"C'était un test de glisse, on a perdu au test parce que l'on n'avait pas le meilleur produit sous les planches, a confirmé Chloé Trespeuch en zone mixte. Forcément, on est frustré de ne pas avoir pris de plaisir aujourd'hui et de ne pas avoir eu les armes."
Pour les deux duos français, il était donc impossible de combler ce gros déficit sur le plan technique. "On a vraiment tout mis dans les jambes pour travailler, essayer de créer de la vitesse, a assuré la médaillée d'argent. Il ne se passait rien. C'est encore plus flagrant sur un parcours où c'est la seule chose qui fait la différence. Il n'y a pas besoin d'être un athlète technique ou explosif pour gagner. Il n'y a que la glisse."
Les staffs américains, canadiens, italiens ou encore suisses ont, eux, réussi à trouver des solutions, même si la neige, accrocheuse, a rendu les runs moins spectaculaires et disputés. "Ça se joue à des détails pour les athlètes, mais aussi pour les techniciens, a souligné Trespeuch. Il manquait le détail aujourd'hui. Ils vont apprendre de leurs erreurs et on va tous rebondir ensemble pour avancer." Sur les réseaux sociaux, le directeur du snowboard à la Fédération française de ski, Luc Faye, a d'ores et déjà publié un message pour demander "pardon aux athlètes."
C'est la catastrophe pour nous
Reste tout de même une interrogation majeure : ces difficultés peuvent-elles aussi impacter les athlètes français des autres disciplines, alors que la zone de Zhangjiakou accueille également les épreuves de biathlon et de ski de fond ?

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Jérome Laheurte, chef du combiné nordique français, est plus mesuré : "Cette pellicule de neige est particulière, on n'a pas l'habitude de l'avoir en Europe occidentale. Mais, concernant le combiné, on a trois jours d’adaptation, on va pouvoir faire une batterie de tests. De notre côté, pas de panique, pas de PLS. Les techniciens ont l'habitude de ça. Je ne suis pas très inquiet par rapport à tout ça."
Pour les biathlètes, qui disputeront le sprint en début de matinée, la donne pourrait être différente, chaque équipe disposant de son propre staff technique. Ces dernières années, l'équipe de France de biathlon a considérablement investi dans les équipements à la pointe de la technologie pour rivaliser avec la Norvège, nation la plus avancée dans ce domaine. Si la journée a particulièrement mal débuté pour la délégation tricolore, elle peut donc, encore, très bien finir.
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