Felix Auger-Aliassime ou Valentin Vacherot, qui sera le chouchou du public du Rolex Paris Masters ?
Eurosport sur GoogleVendredi, Valentin Vacherot affronte Felix Auger-Aliassime en quart de finale pour continuer sa folle odyssée. Le Monégasque, sensation de cette fin de saison, a pu compter jeudi sur le soutien du public parisien. Mais le Canadien, résident à Monaco aussi, n'a pas dit son dernier mot.
Vacherot ne boude pas son plaisir : "C'est fou de jouer dans une salle pleine à chaque fois !"
Video credit: Eurosport
En psychanalyse, on appelle ça un "transfert". Privé de joueurs français dès mercredi, le public du Rolex Paris Masters n'a pas mis très longtemps à choisir le nouvel élu de son cœur. Dans les allées, notre consultante Camille Pin n'a reçu que des louanges au moment d'évoquer Valentin Vacherot, la nouvelle sensation du tennis mondial et nouvelle égérie… monégasque.
"Monaco, c'est un peu la France", a-t-elle ainsi entendu de la part d'un fan français. "Valentin, c'est un peu notre dernier Français à nous. Un peu…", soufflait une inconditionnelle du circuit ATP. Cela s'est vu mercredi lors de son duel face à Cameron Norrie. Lorsqu'il a fallu porter le Monégasque, le public de la Paris La Défense Arena n'a pas mis longtemps à s'activer.
Ça change de Shanghai
"J'ai commencé à aller chercher le public à un moment où je sentais que j'en avais besoin, expliquait-il après coup. Il a répondu présent. Ils ont participé au match de la meilleure des manières. Je pense que tout le monde a adoré le moment et le match, et moi le premier !". Lucide, il n'avait pas cherché cet appui-là la veille face à son cousin Arthur Rinderknech. Mais, mercredi, la perspective était déjà différente.
Contrairement à Shanghai, il a trouvé ici un public d'amateurs et surtout enclin à le porter dans les moments chauds. "Évidemment, aujourd'hui, j'ai pu kiffer à fond par rapport au match en lui-même d’hier où il était un peu plus dur de kiffer, beaucoup plus de tension, a-t-il reconnu. Je suis arrivé détendu sur le match. J'ai pu lâcher mes coups directs sur les premiers jeux". Malgré son inexpérience, malgré la nouveauté de ce court Central immense, Vacherot a parfaitement utilisé l'avantage à sa disposition. Mais en sera-t-il de même ce vendredi à 14h ?
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Deux balles de débreak sauvées dans le 2e set, quatre points de suite : Vacherot a écœuré Norrie
Video credit: Eurosport
Combat francophone
La réponse semble évidente… sauf pour Félix Auger-Aliassime. Car le Canadien aussi a une histoire avec la France. Il vit à Monaco depuis plusieurs années, il considère être "à la maison" ici, et ne veut rien renier du lien qu'il entretient avec le public français. À défaut d'un duel tricolore, c'est bel et bien un combat de francophones qui attend le Central.
Au moment de célébrer sa qualification en quart, FAA avait signé "le cousin d'Amérique" sur la caméra de l'ATP. Alors, quelle cousinade cette fois-ci ? "C'est à eux de décider quel cousin ils préfèrent, a-t-il souri. Moi, ça me fait toujours plaisir de jouer en France, à Paris. Je me sens toujours bien ici, peu importe où je joue en France. Il y a ce côté où on va tous les deux essayer d'avoir le public avec nous, tout en nous concentrant sur notre jeu. Ça me ferait plaisir d'avoir le soutien du public français."
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Felix Auger-Aliassime peut toujours croire au Masters.
Crédit: Getty Images
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