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Djokovic - Alcaraz, Coco Gauff, espoir français... Les huit choses qu'on a adorées sur la planète tennis en 2023
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Publié 04/12/2023 à 23:34 GMT+1
La saison 2023 a pris officiellement fin avec la victoire de Hamad Medjedovic sur Arthur Fils en finale du Masters Next Gen la semaine dernière. L'heure est donc aux bilans. Nous vous proposons un retour sur les principaux événements, accomplissements ou faits qui nous ont enthousiasmés lors de cette année de tennis bien remplie.
Ben Shelton à l'US Open en 2023
Crédit: Getty Images
"Alcarovic" ou la naissance d'un nouveau blockbuster
Roger Federer à la retraite et Rafael Nadal blessé de longue durée, la fin du "Big 3" a été entérinée cette année. Et avec elle la disparition des duels entre extraterrestres. Du moins pouvait-on le penser. Mais Carlos Alcaraz a confirmé son formidable avènement en 2022 en menant la vie dure à Novak Djokovic. Si des crampes de stress ont eu raison de lui à Roland-Garros, son épique revanche sur le gazon de Wimbledon au bout des cinq sets l'a d'ores et déjà fait entrer dans la légende du tennis espagnol.
Et que dire de la revanche du Serbe à Cincinnati, sauvant au passage une balle de match, un mois plus tard dans un sommet d'intensité dramatique, physique et tennistique ? Durant cette période, les deux hommes ont semblé évoluer dans leur dimension et parfois pratiquer un autre sport que les autres. En donnant la leçon à son jeune rival à Turin, Djokovic a clairement repris la main. De quoi motiver Alcaraz pour 2024.
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Une intensité folle : revivez les meilleurs moments de la finale Djokovic - Alcaraz
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La densité du Top 10 féminin
En 2022, le tennis féminin s'était trouvé une patronne. En 2023, des rivalités se sont installées au sommet pour notre plus grand plaisir. Si Iga Swiatek a bien terminé numéro 1 mondiale pour la deuxième année consécutive, elle a été bousculée et un temps dépassée par Aryna Sabalenka qui a eu d'ailleurs les meilleurs résultats globaux en Grand Chelem en atteignant toujours au moins le dernier carré (titre à l'Open d'Australie, demies à Roland-Garros et Wimbledon, finale à l'US Open).
Pendant la première partie de saison, Elena Rybakina, titrée à Wim’ en 2022, s'est hissée à leur niveau, ce qui a poussé un peu hâtivement certains à parler de "Big 3" féminin. Mais d'autres ont aussi cimenté leur position dans l'élite. Ons Jabeur a encore fait des merveilles avec son tennis atypique fait de slices sur gazon, Coco Gauff a confirmé son statut de star, tandis que Jessica Pegula s'est imposée comme une valeur sûre. L'homogénéité, la variété et la qualité du tennis proposé s'en sont ressenties. En bref, les meilleures joueuses du monde nous ont régalés cette année.
L'ambiance de Coupe Davis à Roland
D'aucuns considéreront qu'il y a eu des excès. Et ils auront en partie raison notamment lors du 2e tour entre Taylor Fritz et Arthur Rinderknech qui a vu le public couvrir la réaction d'après-match de l'Américain victorieux de ses huées. Certains codes traditionnels s'y sont alors un peu perdus.
Mais comment balayer d'un revers de main ces ambiances de feu à Roland-Garros pour porter les Bleus même si ces derniers sont vite sortis du tournoi ? L'électricité était palpable en première semaine et on peut y voir un transfert de ce à quoi l'on avait l'habitude d'assister en Coupe Davis avant sa réforme. Une douce folie qui fait aussi du bien.
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L'oeil de DiP : "Fritz aurait très bien pu se remettre le public dans la poche..."
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Muchova et une certaine idée du tennis
Elle aussi fait partie de ce Top 10 si solide évoqué plus haut. Si les spectateurs parisiens ont encore été tenus en haleine en fin de quinzaine parisienne, Karolina Muchova en est largement responsable. Pas forcément très connue du grand public, la Tchèque avait avant ce Roland-Garros 2023 une réputation de coupeuse de têtes. Elle a montré que quand son corps la laissait tranquille, elle pouvait rivaliser au plus haut niveau grâce à sa technique exquise et son panache d'attaquante.
Sa victoire contre Sabalenka en demi-finale constitue l'un des moments tennistiques les plus forts de l'année et sa résistance héroïque contre Swiatek qu'elle a fait douter jusqu'au bout en finale – alors qu'elle accusait un break et un set de retard – ont mis le feu au court Philippe-Chatrier. Services millimétrés, accélérations de coup droit, montées ciselées en slices de revers, volées bien claquées : tout le répertoire classique y est passé. Un régal.
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"Muchova, c'est elle qui a presque écrit ce Roland-Garros féminin même si elle a perdu"
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La fraîcheur de Shelton et de ses célébrations
Il semble né pour les projecteurs et le "show". Déjà quart-de-finaliste surprise à l'Open d'Australie, Ben Shelton a repris feu devant son public à Flushing Meadows. Le jeune Américain, qui avait très peu gagné par ailleurs avant l'été pour sa première année pleine sur le circuit, a régalé avec ses services canons, son bras gauche explosif et son sourire charismatique.
Raccrochant un téléphone imaginaire pour célébrer chacune de ses victoires à New York, il a amusé autant que crevé l'écran. Tant et si bien que Novak Djokovic himself, après l'avoir arrêté en demi-finale, a repris la célébration. Hommage pour les uns, provocation pour les autres, voilà qui a mis du piment au tournoi quoi qu'il en soit !
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D'où vient le geste de célébration-téléphone de Shelton ?
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L'été fou du duo Gauff-Gilbert
Eliminée au 1er tour de Wimbledon, Coco Gauff voyait venir le danger d'une saison de stagnation. Alors la jeune Américaine a changé son équipe en y ajoutant le célèbre Brad Gilbert début août. L'ancien coach d'Andre Agassi et Andy Roddick, auteur du best-seller Winning ugly, n'avait plus arpenté le circuit sous cette étiquette depuis longtemps. Mais il n'a visiblement pas perdu la main puisqu'il a su insuffler un nouvel élan et la jeune surdouée.
Le bilan ? Trois titres à Washington, Cincinnati et à l'US Open – son premier en Grand Chelem –, 18 victoires en 19 matches au cours d'une folle tournée nord-américaine qui a rappelé celle accomplie avec "A-Rod" vingt ans plus tôt. Et le phénomène Gauff est devenu une star à 19 ans et un symbole, celui de l'héritage de Serena Williams et du renouveau du tennis US. Et dire qu'elle a encore une belle marge de progression…
La folie Sinner en Italie
Dans le pays du "Calcio", faire la Une des quotidiens sportifs quand on n'est pas footballeur n'est pas donné à tout le monde. Et Jannik Sinner y est parvenu dans le sillage d'une folle fin de saison. Sa présence et ses performances au Masters de Turin ont magnifié l'événement, lui donnant une atmosphère unique, saluée par un Novak Djokovic tombé sous ses coups en poules avant de jeter un froid en prenant sa revanche en finale.
Mais l'élan ne s'est pas limité au Piémont. Une semaine plus tard à Malaga, les supporters italiens étaient nombreux pour voir Sinner triompher à nouveau de Djokovic puis offrir à son pays la deuxième Coupe Davis de son histoire, 47 ans après celle glanée par Adriano Panatta et les siens. Il a contribué à redonner de l'intérêt à une compétition tombée dans l'oubli depuis sa référence en 2019 et ce n'est pas un mince exploit.
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Du très grand art : comment Sinner a étouffé Djokovic
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Un nouvel espoir bleu malgré tout
C'est un paradoxe : aucun Français n'a atteint la seconde semaine d'un tournoi du Grand Chelem (même pas de 3e tour à Roland-Garros), et pourtant l'heure est à l'optimisme mesuré. Car si les Bleus ont déçu en Majeurs, ils ont progressé globalement sur le circuit. En 2023, ils ont glané pas moins de 7 titres, ce qu'ils n'avaient plus fait depuis 2008, et alors qu'ils avaient déserté le Top 40 il y a un an jour pour jour, trois l'ont réintégré : Ugo Humbert (20e), Adrian Mannarino (22e) et Arthur Fils (36e).
Les deux premiers ont d'ailleurs terminé la saison sur des sacres à Metz et Sofia, tandis que le troisième reste sur une finale au Masters Next Gen. Voilà qui est prometteur à l'orée d'une saison 2024 qui verra Paris organiser les Jeux Olympiques, une motivation supplémentaire pour avancer, y compris pour l'ex-numéro 1 tricolore Gaël Monfils, revenu à un niveau intéressant. Reste désormais à transformer l'essai en Grand Chelem, l'épreuve de vérité.
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Di Pasquale : "Ce qui s'est passé entre Humbert et Mannarino pour la place de n°1 est génial"
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