Rafael Nadal après sa défaite face à Thiem : "Ce n'est pas un drame"

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ATP MADRID - Battu à la régulière par un Dominic Thiem en forme (7-5, 6-3), Rafael Nadal a mis fin à sa série de 21 victoires sur terre battue, avec notamment 50 sets gagnés d’affilée. Auteur de nombreuses fautes, l’Espagnol a montré un visage qu’on ne lui connaissait plus sur terre. Mais pas de quoi inquiéter le décuple vainqueur de Roland-Garros.

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Crédit: Eurosport

Quand l’extraordinaire devient ordinaire, on est toujours surpris lorsque la normalité réapparaît. C’est le cas pour Rafael Nadal. Le meilleur joueur de l’histoire sur terre battue l’a encore prouvé ce vendredi. Pour beaucoup, sa défaite en quarts de finale face à Dominic Thiem avait des airs de séisme. Pas pour lui.
Pourtant, les arguments allant dans le sens de la première affirmation étaient nombreux. Nadal n’avait-il pas aligné 50 sets de rang sur terre ? N’était-il pas invaincu sur sa surface favorite depuis 21 matches et sa défaite à Rome face à… Dominic Thiem ? Surtout, c’est la façon dont Nadal a cédé qui pourrait inquiéter. Avec 29 fautes directes, le gaucher a beaucoup trop gâché pour espérer mieux. Et a craqué à de nombreuses reprises.
"Les conditions étaient spéciales" a confié celui qui perd au passage sa place de numéro un mondial. "Les balles volent plus ici, je n’ai presque jamais eu le contrôle du match. Mes sensations n’étaient pas bonnes" a-t-il ajouté pour expliquer sa défaite. Sans pour autant remettre en cause les qualités de son bourreau du jour. "Il a mis beaucoup de lift dans ses frappes. Je n'ai pas été assez bon en coup droit et en revers pour me créer des opportunités sur son revers" a ajouté Nadal, reconnaissant la supériorité de l’Autrichien ce vendredi. "Aujourd'hui, il était meilleur que moi et voilà tout".
Une réponse qui allait dans le sens de toutes celles données par Nadal après cette déroute inhabituelle : il n’y a pas le feu à la maison. "Ce n’est pas un drame. J’ai gagné 50 sets consécutifs sur cette surface. Aujourd’hui j’ai perdu mais je ne vais pas tout changer à cause de cela" a expliqué, philosophe, l’Espagnol.
Nadal n’était d’ailleurs pas très catastrophé à l’idée de céder lundi sa place de numéro un mondial à Roger Federer. "Bien sûr, je préfère être numéro un que numéro deux et numéro deux plutôt que numéro 5 mais l’important est d’être heureux et en forme". Plus rationnellement, l’Espagnol s’y attendait tant sa fin de saison dernière et son début de saison l’obligeait à un sans-faute ou presque sur terre. "C’est dur de rester numéro un sans jouer pendant cinq mois. De Shanghai à Monte-Carlo, je n’ai pas fini un tournoi".
Celui de Madrid est terminé pour lui. Plus tôt que prévu, certes. Mais Nadal n'a pas l’intention de s’arrêter là. Next step ? Rome. Comment ? "En avion" a répondu ironiquement l’Espagnol à une question sur son état d’esprit. Un rendez-vous italien qu’il n’avait pas pu gagner la saison passée. Cette année, il a bien l’intention de réparer ça. Et, magie du tirage, il pourrait retrouver en quarts un certain Dominic Thiem. Pas sûr que l’issue soit identique cette fois-ci.
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