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Kyrgios, le coup de frais qui fait un bien fou

Kyrgios, le coup de frais qui fait un bien fou

Le 25/01/2015 à 17:50Mis à jour Le 16/03/2015 à 17:19

Malgré l'attente du public et une situation mal embarquée contre Andreas Seppi, Nick Kyrgios s'est qualifié pour les quarts de finale. Au-delà de son jeu, l'Australien possède ce petit supplément d'âme qui donne envie de l'aimer.

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L'histoire du jour

Il est bien trop tôt pour préjuger de ce que sera la carrière de Nick Kyrgios. Il y a en revanche deux choses qui paraissent d'ores et déjà indubitables: l'Australien a du talent, beaucoup de talent. Il a aussi un sacré caractère. De l'usage qu'il fera de l'un comme de l'autre sur la durée, nul ne le sait encore. La réponse lui appartient. Mais à 19 ans, le voilà déjà nanti de deux quarts de finale en Grand Chelem et de deux victoires en cinq sets après avoir été mené deux manches à rien. Contre Andreas Seppi, Kyrgios a tout fait. Les points. Les fautes. Il a pris l'initiative, connu des fulgurances exceptionnelles puis des trous noirs brutaux et marqués. A l'image de son cinquième set. Mais à chaque fois qu'il s'est retrouvé dans une position inconfortable, il a su trouver les ressources, les solutions, ou les deux, pour s'en tirer.

Pourtant, pour lui, Seppi constituait un défi plus complexe que Roger Federer, que le tableau et la logique semblaient lui destiner ce premier dimanche du tournoi. Pas tennistiquement, bien sûr. Mais pour lui, affronter Federer, c'était l'idéal. Il n'aurait rien eu à perdre. C'était le match pour briller et, éventuellement, gagner. Contre Seppi, c'était tout le contraire. Face à un joueur situé à peu près dans sa zone au classement et qui, malgré ses 11 ans de plus, n'avait encore jamais joué de quarts en Grand Chelem contrairement à lui, Kyrgios aurait pu avoir davantage de pression. Qu'il se soit tiré d'affaire dans un match comme celui-ci, d'une certaine manière, c'est aussi fort que sa victoire contre Rafael Nadal à Wimbledon l'an passé. De par son attitude, sa fraicheur, Kyrgios, premier joueur à totaliser deux quarts de finale en Grand Chelem à moins de 20 ans depuis un certain Roger Federer, fait du bien.

Ce qu'on a aimé

Ce qu'on n'a pas aimé

Trois stats à retenir

  • 0. Maria Sharapova est en quarts de finale. Bonne nouvelle pour elle a priori : elle n'y a jamais perdu. Jusqu'ici, la Russe s'est hissée six fois en quarts en Australie. A chaque fois, elle est allée en demies.
  • 11. Le nombre de victoires consécutives de Rafael Nadal sur Tomas Berdych. Pas rassurant pour le Tchèque avant leurs retrouvailles en quarts.
  • 14. En 14 matches dans sa carrière face à des joueurs du top 10 en Grand Chelem, Kevin Anderson a perdu… 14 fois.

Juste pour savoir...

Maintenant qu'il est en quarts, Kyrgios va-t-il enfin avoir les honneurs de la Rod Laver Arena ? La programmation laisse assez sceptique les Australiens pour le moment...

Qui fait figure de principal favori pour aller en finale dans le bas du tableau? Murray, sur ce qu'il a montré ? Nadal, parce qu'il est… Nadal ?

Eugénie Bouchard est-elle prête à franchir le cap contre son idole d'enfance, Maria Sharapova ? En trois tentatives, la Canadienne n'a jamais battu la Russe.

La "Genie Army" se fait entendre à Melbourne

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Les tweets du jour

L'image du jour

Quand Nick Kyrgios se démène sur le court, il vaut mieux lui faire de la place. Y compris pour les ramasseurs de balle.

Nick Kyrgios - Open d'Australie 2015
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