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Open d'Australie 2024 | "Un mur humain" : Novak Djokovic et l'impossible défaite
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Publié 25/01/2024 à 16:50 GMT+1
Pour la onzième fois de sa carrière, Novak Djokovic se trouve en position de se qualifier pour la finale de l'Open d'Australie. Les dix dernières occurrences ont accouché d'un trophée pour le Serbe, qui n'est jamais aussi dangereux qu'à ce stade de la compétition et pour un adversaire tel que Jannik Sinner. Il représente le défi ultime et voici pourquoi.
Sinner peut-il déraciner l’arbre Djokovic ?
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On pourrait dresser une suite de chiffres. Rappeler que jamais à l'Open d'Australie, Novak Djokovic n'a chuté aux portes de la finale, question de bonne habitude. Qu'il affiche un radio de 36 victoires pour 11 défaites dans le dernier carré des quatre Grands Chelems avant son duel face à Jannik Sinner, ce vendredi (à suivre en exclusivité sur Eurosport). Que sur ces 11 revers, huit l'ont été face à Rafael Nadal ou Roger Federer. Tout ceci étant dit, et tant d'autres choses pourraient l'être encore, imaginer le numéro un mondial tomber face à l'Italien paraît impossible.
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Henin : "Sinner a déjà su trouver des clés face à Djokovic"
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"C'est vraiment difficile quand vous n'avez pas de points gratuits et que vous devez travailler pour chaque point". Prise seule, cette déclaration de Taylor Fritz ne dit pas grand-chose de ce que c'est d'affronter Novak Djokovic dans un match qui compte. La manière dont il a fait cet aveu, fataliste et franchement fatigué physiquement comme mentalement, permet d'en savoir un peu plus. D'essayer de saisir ce que c'est de tomber sur un "mur humain", comme le qualifie John McEnroe, consultant Eurosport. Mur bien réel évidemment, tout en chair et en os. Mur psychologique aussi par ce qu'il impose à votre cerveau.
Sinner a déjà essayé
Ce n'est évidemment pas un hasard si Taylor Fritz, comme d'autres à Melbourne cette année, lui a chipé un set. L'Américain aurait même pu en gagner deux, comme Laslo Djere à l'US Open 2023 ou Jannik Sinner à Wimbledon 2022. Pas un hasard non plus si le Serbe comme l'Italien n'ont plus existé dans les trois derniers. De sa position d'observateur privilégié pour Eurosport, Mats Wilander a donné une autre lecture de cette quasi-impossibilité d'enquiller trois manches face à Djokovic en Grand Chelem.
"Quand vous dites trois heures et 45 minutes, je dirais que Taylor Fritz a été sur le terrain pendant trois heures et 45 minutes. Pour Novak Djokovic, ce n'est pas plus de deux heures. Il a cette incroyable capacité à se détendre soudainement et à se laisser aller. Il a essayé de mener deux sets à zéro et puis il s'est dit : 'OK, je ne vais plus faire autant d'efforts'. Est-ce important s'il ne gagne pas le deuxième set ? Pas vraiment. Il y a une grande différence entre ce que Taylor Fritz doit endurer et ce que Novak endure parce qu'il est tellement meilleur à bien des égards."
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Henin sur Djokovic : "Il souffre, il laisse passer l'orage et il reprend le dessus physiquement"
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Lâcher un set complètement, Djokovic n'est pas le seul à le faire sur le circuit. En revanche, il est le seul à avoir cette capacité à switcher aussi vite. C'est pourquoi il est un cauchemar pour les autres. Lui prendre un set demande énormément d'efforts, même quand il "lève le pied". Imaginez ce qu'il faut pour deux… et a fortiori pour trois !
"La clé pour le faire, y compris pour Sinner, c'est de croire au plus profond de son cœur qu'il peut battre Novak, embraye John McEnroe. C'est un jeu mental, il s'agit de croire et d'exécuter votre plan de jeu et de penser que vous pouvez battre cette personne de l'autre côté du court. C'est une chose très difficile, car Djokovic est comme un mur humain et il sait comment se gérer quand c'est nécessaire, il sait comment s'adapter au rythme. Le battre dans un match au meilleur des cinq manches est une tâche incroyablement ardue. C'est la raison pour laquelle Djokovic peut, et va probablement, gagner à nouveau ici."
Cette conclusion est très "Big Mac" mais au fond, qui peut dire autre chose ? Oui Sinner a les armes pour battre Djokovic ce vendredi sur la Rod Laver Arena, où le Serbe n'a plus été vaincu depuis 33 rencontres. Les armes tennistiques, physiques, stratégiques. Reste à savoir s'il croit assez en lui et si cette confiance résistera à la perte disons du premier set. Quand la ligne d'arrivée déjà difficile à distinguer s'éloignera-t-elle un peu plus ? C'est là l'équation que propose Djokovic à ses rivaux. Celle-ci n'a pas d'inconnue mais n'est paradoxalement pas plus facile à résoudre. Au contraire.
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"Fais le cochon pendu dans l'arbre… et tu gagnes un GC" : Djokovic donne son secret à Kyrgios
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