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Novak Djokovic ravi d'égaler Monica Seles : "Quand j'étais plus jeune, c'était Monica par-ci, Monica par-là"
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Publié 23/01/2024 à 14:24 GMT+1
En disposant de Taylor Fritz ce mardi sur la Rod Laver Arena (7-6, 4-6, 6-2, 6-3), Novak Djokovic a étendu encore un peu son emprise sur l'Open d'Australie. Ce succès est évidemment synonyme d'une demi-finale à Melbourne – sa onzième ici – mais aussi d'un 33e succès de rang. Un record qu'il partage désormais avec Monica Seles, l'une de ses héroïnes de jeunesse.
Fritz longtemps brillant, Djokovic toujours lui-même : le résumé
Video credit: Eurosport
Encore et toujours lui. L'invaincu est-il invisible ? La question est encore en suspens mais Novak Djokovic a de nouveau prouvé ce mardi qu'il était l'immense favori à sa propre succession dans son royaume australien. Malmené par la météo et par un Taylor Fritz entreprenant, le Serbe a encore eu réponse à tout pour se qualifier pour le dernier carré.
L'habitude tend à parfois minorer sa formidable longévité et régularité au plus haut niveau. Ce mardi, le voilà donc pour la 48e fois en demi-finale d'un Majeur. Le voilà pour la 11e fois dans le dernier carré à Melbourne, lui permettant d'être le seul à cumuler ce total sur tous les Majeurs du calendrier, prouesse que ni Roger Federer ni Rafael Nadal n'ont su égaler. Le voilà enfin à la tête d'un bilan immaculé à Melbourne depuis sa défaite surprise face à Chung Hyeon en 8e en… 2018.
Depuis, c'est donc 33 victoires de rang. Il n'est pourtant pas le seul et surtout pas le premier à avoir atteint cette marque. Car à Melbourne, Monica Seles a longtemps régné en reine, sans partager sa couronne de 1991 à 1996, avec deux années d'absence dues à sa grave blessure en raison d'un coup de couteau en 1993. Quand la stat lui fut soufflée en conférence de presse, c'est avec un grand sourire mais surtout beaucoup d'admiration que Djoko a pris le temps d'évoquer la joueuse yougoslave puis américaine.
"Je ne savais pas que je partageais ce total avec elle mais ça signifie beaucoup pour moi, c'est plus spécial encore, a-t-il glissé. J'admire Monica, elle était dans mes pensées pendant toute ma jeunesse quand j'étais en Serbie. Jelena Gencic, qui était un peu ma mère tennistique – elle est décédée en 2012 -, avait travaillé avec Monica quand elle était jeune. Donc je n'entendais parler que d'elle quand j'étais plus jeune. C'était Monica par-ci, Monica par-là, Monica dort ce temps-là, Monica s'entraîne comme ça…"
Forcément, les paroles de Gencic ont fini par envahir le cerveau du jeune Novak, d'autant que des raisons plus personnelles, plus identitaires étaient aussi à l'oeuvre : "C'était l'une de mes idoles et une héroïne pour moi, j'ai toujours cherché à lui ressembler. Quand j'ai eu la chance de la rencontrer pour la première fois, j'étais si nerveux ! Elle parle serbe car elle est née en Serbie mais a passé sa vie, comme actuellement, aux Etats-Unis. Elle a eu une carrière incroyable mais je crois qu'on se demande tous jusqu'où elle aurait pu aller si elle n'avait pas eu à traverser ce qu'elle a dû traverser. Mais je n'ai que de bonnes choses à dire sur elle, je suis fier de partager ce record avec elle."
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