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Open d'Australie | Sabalenka sacrée une deuxième fois : "Elle va gagner sept ou huit Majeurs d'ici trois ou quatre ans"
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Publié 27/01/2024 à 14:30 GMT+1
Impitoyable en finale face à Zheng Qinwen (6-3, 6-2), Aryna Sabalenka a conservé son titre à l'Open d'Australie samedi, son deuxième sacre en Grand Chelem. En totale maîtrise sur toute la quinzaine, la numéro 2 mondiale a savouré sa métamorphose en championne implacable en conférence de presse. De quoi renforcer encore son ambition pour la suite de la saison et les années à venir.
Sabalenka, l'épanouissement après la frustration
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Iga Swiatek a beau être numéro 1 mondiale, la patronne de ce début de saison 2024, c'est bien Aryna Sabalenka. Comme l'an passé, la Biélorusse s'est adjugée le premier titre du Grand Chelem à l'Open d'Australie samedi lors d'une finale à l'image de son tournoi, c'est-à-dire complètement à son avantage. Rayonnante de confiance et de sérénité malgré la pression attachée au statut de favorite et de tenante du trophée, elle a traversé cette quinzaine comme une tornade, balayant tout sur son passage.
A Melbourne, il y avait elle et les autres. Visage fermé, puissance dévastatrice, Sabalenka avait de quoi faire peur à ses adversaires, alors même qu'elle est apparue si émotive, avec une sincérité désarmante encore lors de la remise des trophées. Un décalage surprenant. "Si j'étais la même personne dans la vie que sur le cout, je pense que je n'aurais ma cette équipe autour de moi, je serais seule. Ça m'a pris tant que temps pour devenir ce que je suis maintenant en compétition, d'avoir cette maîtrise de moi-même, de me comprendre mieux. Ça a été un long voyage. Du coup, je vais prendre ma retraite... Non, c'est un peu trop tôt, je peux encore faire d'autres choses", a-t-elle commenté, non sans humour en conférence de presse.
Elle aurait pourtant pu se contenter de son triomphe de l'an dernier à Melbourne. Une sorte d'aboutissement après des années à se battre avant tout contre elle-même et ses émotions. Mais derrière ses fragilités et ses facéties en dehors du court – elle n'est jamais la dernière pour blaguer et éclater de rire avec son équipe et ses collègues joueuses –, Sabalenka cache une immense ambition, celle de marquer l'histoire de son sport.
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Zheng aussi a été emportée : le 2e sacre australien de Sabalenka en images
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"Je ne voulais pas être cette joueuse qui gagne une fois et qui disparait, a-t-elle confirmé. Je voulais juste montrer que j'étais capable d'être régulièrement là et d'en gagner un autre. J'en espère plus, plus que deux maintenant. Mais c'est vrai que c'était vraiment important pour moi. C'est pour ça que, peu importe le résultat, que je gagne ou que je perde, nous travaillons toujours dur, nous cherchons toujours des choses à améliorer dans mon jeu."
Numéro 1 mondiale pendant quelques semaines après sa finale de l'US Open l'an dernier, Sabalenka reste une dauphine pressante pour Iga Swiatek. Sur une série de six demi-finales consécutives en Grand Chelem dont deux titres en trois finales, elle est la meilleure joueuse actuelle sur dur. Plus solide mentalement, elle a étoffé sa palette en travaillant notamment sur son jeu de transition vers l'avant et au filet à l'intersaison. De quoi la rendre candidate au titre lors de chaque Majeur à venir.
La patronne sur dur et bientôt partout ?
"La grande différence entre elle et beaucoup d'autres joueuses qui gagnent des titres en Grand Chelem, c'est qu'elle les domine clairement en puissance. Ashleigh Barty était douée et jouait avec finesse, mais Sabalenka a la frappe la plus lourde de tout le circuit féminin. Et ça va se traduire dans les résultats sur tous les terrains. Je ne pense pas qu'elle va s'arrêter à deux ou trois, mais qu'elle va gagner sept ou huit Majeurs dans les trois ou quatre ans à venir parce qu'elle a tant progressé depuis deux ans", estime notre consultant Mats Wilander.
La principale intéressée n'en pense pas moins. "Avoir deux titres en Grand Chelem, ça me donne vraiment plus de confiance et de foi en moi-même, a souligné enfin Sabalenka. C'est la confirmation que je n'ai pas perdu mon temps et j'ai bien fait les choses. Je suis là où je devais être. J'ai prouvé l'an dernier que je pouvais jouer sur toutes les surfaces. Dans ces deux demi-finales (à Roland-Garros et Wimbledon, NDLR), j'ai été super émotive. J'ai joué contre des joueuses incroyables, mais j'avais le sentiment d'avoir laissé ces matches m'échapper. Je vais continuer à travailler comme je travaille en ce moment et si nous continuons à monter en puissance comme on le fait, je suis vraiment capable de faire pareil sur terre battue et sur gazon."
Sans surjouer, elle continue d'entretenir un cercle vertueux de résultats probants, de confiance grandissante et de progrès tennistiques et mentaux. La victoire appelle la victoire. Swiatek et la concurrence sont dont prévenues : Sabalenka n'a pas l'intention de se reposer sur ses lauriers.
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