Roland-Garros: Corse - Etats-Unis de Coupe Davis, c’était mardi sur le court numéro 7

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Drapeaux corses, couleurs du SC Bastia et ambiance de foot : le match du jeune Français Laurent Lokoli contre Steve Johnson a eu lieu dans un environnement rare pour un premier tour de Roland-Garros.

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Crédit: Eurosport

Le jeune qualifié français Laurent Lokoli aime sa Corse. Sa Corse le lui rend bien. Sur le court numéro 7, qui accueillait mardi soir son premier match dans un grand tableau de Grand Chelem contre l’Américain Steve Johnson, le spectacle était aussi dans les tribunes, comme très rarement à Roland-Garros.
Lokoli serait-il passé à deux balles de match d’une perf sans le soutien massif, bruyant et bon enfant d’un kop d’une soixantaine de supporters tout droit sortis du stade Armand-Cesari ? Personne ne le sait. Et évidemment peu importe. L’essentiel est que tous ces gens se soient déjà offert un paquet de souvenirs pour plus tard et qu’ils aient envie de recommencer mercredi. Concentré comme un moine durant l’essentiel du match, il a su faire monter le son aux moments chauds pour communier avec un virage dédié à sa cause, drapé des couleurs du SC Bastia. Un geste de la main vers le haut. Un doigt qui tapote la tempe après quelques points-clefs. Lokoli sait déjà y faire pour entretenir la flamme.

The place to be

Qualifié vendredi, programmé mardi : le 406e mondial, avec la complicité de la FFT, avait donné le temps à ses supporters de planifier leur montée à Paris. Dès 10h15 mardi, les premiers membres du kop ont pris possession de la tribune latérale adossée au court central. Pour profiter de Berlocq - Hewitt, Jankovic - Fichman et Flipkens - Kovinic, probablement. Mais aussi, au passage, pour installer quelques drapeaux à la tête de Maure, s’échauffer la voix et surtout réserver leurs places pour la journée.
Les débats ont commencé peu après 17h45 pour s’achever à la nuit tombée. Au premier rang de la partie du court réservé aux accrédités, le président de la Ligue de Corse, Bernard Giudicelli, à côté du père de Laurent, bientôt rejoints par le patron de la FFT Jean Gachassin. Marion Bartoli, d’origine corse, viendrait aussi faire une apparition. Puis ensuite Guy Forget. Quelques potes et cadres du CNE adjacent. A l’heure du dîner, la partie corse du stade Roland-Garros était The place to be.  The place to hear aussi. C’est tout le stade qui va s’enflammer, promettait la foule. Depuis le Chatrier, des dizaines de personnes se sont retournées pour profiter de la vue plongeante.

Merci, Laurent, merci 

Corse - Etats-Unis est un match de Coupe Davis qui n’aura probablement jamais lieu, mais c’est un peu dans ce type d’ambiance que ce premier tour du huitième de tableau de Nadal s’est déroulé.  Tutti Insémé  (tous ensemble),  Vinceremu (nous gagnerons) : le coin corse n’aura jamais cessé plus de deux minutes de faire savoir où ses préférences l’orientaient. En face, cinq Américains ont relevé le défi. Cela a donné quelques scènes cocasses. Pas vraiment une battle. Même quand Johnson a fini par refaire son retard, le clan US a su rester à sa place. Creusé par l’effort, Lokoli a quitté le stade avec un break de retard dans le cinquième. Au son de Merci, Laurent, merci. 
Avec Amandine Reymond
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