Daniel Vallejo, battu par Moïse Kouame : "Si on joue ce match dans un autre pays, Kouame le perd à 100%"

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Moïse Kouame n'est pas le seul à avoir découvert la folie des cinq sets en Grand Chelem ce jeudi. Face à lui, Daniel Vallejo a été admirable mais a fini renversé par la grinta du Français… mais aussi par le public. Le Paraguayen n'était pas mauvais joueur après coup mais assure que ce match aurait sans doute été très différent ailleurs qu'à Paris.

"La vie de Kouame va changer, il est entré dans le foyer des Français"

Video credit: Eurosport

C'est un refrain bien connu, qui revient à chaque printemps et qui surprend toujours ceux qui ne s'y attendent pas. Oui, à Roland-Garros, face à un joueur français, c'est toujours compliqué. Novak Djokovic, qui s'est farci Giovanni Mpetschi Perricard et Valentin Royer coup sur coup, l'a très bien résumé mercredi. Mais le Serbe a pour lui l'habitude. Daniel Vallejo n'a pas pu s'appuyer sur tout ça ce jeudi. Il découvrait, lui aussi, les effluves d'un Grand Chelem. Il a fini rincé, saoulé de coups par Moïse Kouame et sacrément secoué par l'ambiance incandescente d'un Suzanne-Lenglen des grands jours (6-3, 7-5, 3-6, 2-6, 7-6).
Kouame l'a reconnu après coup : sans le soutien populaire, point de salut. Le Paraguayen, beau joueur, est du même avis. "A 5-2 dans le cinquième set, j'ai senti qu'il était un peu dépassé, a-t-il expliqué. Mais le public lui a permis de s'accrocher et de revenir. […] Dans le troisième et quatrième set, même au cinquième, j'ai senti qu'il était fatigué physiquement et moralement. Dans le cinquième set, à 5-2, le public est devenu fou. Chaque point était un point de Coupe Davis".
C'est dans ce décorum hostile que Vallejo a bien tenté de faire abstraction. Mais, ce jeudi, l'irrationnel s'est invité à la fête et le Suzanne-Lenglen a joué sa partition à merveille : "Je pense que si on joue ce match dans un autre pays, dans d'autres conditions, il le perd à 100%. Je veux dire, je suis à 5-2 dans le dernier set, je suis en place physiquement alors qu'on voit qu'il commence à pêcher… Si je suis honnête, je n'ai jamais rencontré un public comme ça dans ma vie. Après chaque point gagné pour lui, on avait droit à une minute de célébrations, de cris etc… Il faut savoir s'appuyer sur ça et il l'a très bien fait".
David Goffin, Taylor Fritz ou même Carlos Alcaraz à Bercy : rien de nouveau sous le soleil, brûlant, de Roland-Garros et des tournois français en général. "On sait comment est le public français, a conclu Vallejo, habitué aux ambiances sud-américaines au moins aussi chaudes. Je comprends qu'ils soutiennent leur joueur. Le seul regret, c'est que l'arbitre n'ait pas réussi à mieux cadrer ça, à avoir plus d'autorité vis-à-vis du public. La situation est devenue un peu hors de contrôle et elle n'a rien pu faire". Au plus grand bonheur de Kouame.
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"Avec l'élimination de Sinner, Djokovic va être comme un lion"

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