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US Open 2018 - Benneteau : " Je pensais qu'il y aurait un peu plus d'émotions"

Benneteau : " Je pensais qu'il y aurait un peu plus d'émotions"

Le 31/08/2018 à 11:12Mis à jour Le 31/08/2018 à 11:18

US Open - Battu au deuxième tour à New York par Jan-Lennard Struff, Julien Benneteau a disputé le dernier match de sa carrière. Après 18 ans passés sur le circuit professionnel, le Français raccroche les raquettes pour de bon, et a encore du mal à réaliser.

"C'est assez bizarre". Après avoir disputé et perdu le dernier match de sa carrière face à Jan-Lennard Struff à l'US Open, Julien Benneteau n'a pas montré d'émotions particulières sur le court après la poignée de main. Et pour cause, tout est encore trop fais dans la tête du Bressan, qui a du mal à réaliser que c'est fini. "Il y a beaucoup de sentiments mais est-ce que je m'en rends compte vraiment ? Je ne pense pas. C'est frais même si je savais que c'était le dernier. D'ici quelques jours, je vais réaliser qu'une partie de ma vie s'est terminée ce soir. C'est assez bizarre parce que je pensais qu'il y aurait un peu plus « d'émotions » ou de choses dans ma tête", a déclaré "Bennet" à l'issue de la rencontre.

Aucun titre mais beaucoup de bons souvenirs

Après un parcours professionnel de 18 ans passé à voyager aux quatre coins du monde sur le circuit ATP, c'est toute une vie de sacrifices dictés par l'amour du tennis qui a pris fin. "C'est beaucoup d'années... j'ai 36 ans, ça fait 27 ou 28 ans que ma vie et celles de mes proches sont réglées en fonction du tennis. Ce que je mange, ce que je bois, quand je me couche ou je me lève, quand on part en vacances ou pas, si je loupe Noël... Toutes ces choses du quotidien ont été rythmées par le tennis."

C'est maintenant l'heure du bilan, de regarder en arrière pour se remémorer une carrière faite de hauts et de bas. L'éternel regret du Bressan sera sans doute de n'avoir jamais réussi à remporter un titre, malgré 10 finales disputées. Mais l'essentiel est ailleurs, la joie s'est souvent construite en équipe, où la victoire est parfois plus belle, avec en point d'orgue un titre en Coupe Davis l'an passé : " Les titres, je ne les ai eus qu'en équipe ou en double. La joie est collective, partagée. Entre la médaille olympique et gagner Roland-Garros à la maison avec Edouard Roger-Vasselin, je n'ai pas envie de choisir. Et puis ce qu'on a vécu en Coupe Davis à Lille, c'est quelque chose dont tu rêves quand tu es petit."

Un nouveau challenge

Même si ses plus beaux succès ont été acquis en double, Julien Benneteau a connu une belle carrière en simple. Quart de finaliste à Roland-Garros en 2006, le Français a également atteint une demi-finale de Masters 1000, c'était à Bercy l'an dernier. Il peut surtout se targuer de faire partie du club très fermé des joueurs à avoir battu Federer, Nadal et Djokovic sur le circuit ATP.

Néo retraité, Julien Benneteau va maintenant pouvoir se consacrer pleinement à son rôle de nouveau capitaine de l'équipe de France de Fed Cup. Nommé en juin dernier, le Bressan ne veut pas perdre de temps : "C'est un challenge vraiment excitant, qui me tient à cœur. Je vais vraiment m'y atteler quand les filles auront fini le tournoi avant qu'elles ne partent en Asie. Je vais essayer de mettre à profit septembre, octobre et novembre pour avancer. Je ne veux pas arriver à l'Open d'Australie en ne sachant pas ce qu'on va faire." Une page de sa vie s'est tournée la nuit dernière, mais une autre vient de s'ouvrir.

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