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"Nous examinons toutes les options" : Et si l'US Open bougeait à son tour ?

"Nous examinons toutes les options" : Et si l'US Open bougeait à son tour ?

Le 18/03/2020 à 00:13Mis à jour Le 18/03/2020 à 09:46

La décision unilatérale des organisateurs de Roland-Garros de reprogrammer le tournoi à la fin du mois de septembre place devant le fait accompli bon nombre d'acteurs. A commencer par l'US Open, qui s'achèvera une semaine à peine avant le début des hostilités parisiennes. Le tournoi new-yorkais a peu goûté la méthode et envisage désormais toutes les options possibles.

Le tremblement de terre battue n'a pas fini de provoquer des répliques. Roland-Garros a pris tout le monde de court mardi en décidant de quitter son traditionnel habitat printanier pour s'incruster dans la parade automnale. Une décision unilatérale, qui a mis devant le fait accompli le reste du monde tennistique. A commencer par les deux tournois du Grand Chelem qui suivent le Majeur parisien et vont désormais le précéder. A moins que...

Dans la soirée, l'USTA, organisatrice de l'US Open, a réagi dans un communiqué au choix de son acolyte française. Pour l'heure, il n'est pas question de changer quoi que ce soit. "L'USTA continue de planifier l'US Open 2020 et n'envisage pas à cet instant de changement de programmation", peut-on lire. Mais rien n'est figé dans le marbre : "cependant, ce sont des temps sans précédent, et nous examinons toutes les options, y compris la possibilité de repousser le tournoi à une date ultérieure."

L'US Open se retrouve désormais pris en tenaille, au beau milieu d'un enchainement délirant sur le papier avec Wimbledon, les Jeux Olympiques et, à présent, Roland-Garros. Tout ceci reste évidemment hypothétique puisque personne ne peut savoir si les rendez-vous estivaux pourront être maintenus, mais la décision brutale de Roland-Garros ne fait évidemment pas les affaires du tournoi new-yorkais.

Par ailleurs, même si la diplomatie tennistique empêche de dire trop fort ce qu'on pense tout haut, on comprend aisément entre les lignes que les dirigeants américains ont assez peu apprécié la façon de faire de leurs homologues parisiens. Alors, quelle que soit leur décision, elle fera l'objet d'une vaste concertation :

" Au moment où le monde est uni, nous estimons qu'une telle décision ne peut être prise unilatéralement. En conséquence, l'USTA ne la prendrait qu'après une consultation complète des autres tournois du Grand Chelem, de la WTA et l'ATP, de l'ITF et de nos partenaires, y compris la Laver Cup."

Soit, à peine sous-entendu, nous, nous ne la jouerons pas perso dans notre coin. Suivez le regard... Avec Roland-Garros dans la foulée, la tournée asiatique, deux Masters 1000 en octobre puis le Masters et la Coupe Davis en novembre, on voit toutefois mal comment l'US Open pourrait se tenir plus tard dans la saison. Jouer un Grand Chelem en décembre à New York, même avec trois courts couverts, apparait peu envisageable. L'objet du communiqué était peut-être davantage de placer un petit tacle (ou un retour gagnant) à Roland-Garros qu'autre chose. Même si, avec cette folle saison qui n'en est plus une, plus rien ne nous surprendrait.

Plus flegmatiques, les dirigeants de Wimbledon assurent pour l'heure de leur côté ne pas préparer la moindre annonce. Le tournoi londonien est désormais le prochain Majeur prévu au calendrier, du 29 juin au 12 juillet. La direction "continue de surveiller et de répondre activement à la situation liée au coronavirus, en travaillant étroitement avec le gouvernement et les autorités sanitaires compétentes", s'est bornée à commenter le All England Club.

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