Le tennis français lui dit merci. En demi-teintes depuis le début de cet US Open, les résultats des représentants tricolores avaient besoin d'un bon coup de boost. Celui-ci est venu de Clara Burel, l'un des grands espoirs du tennis féminin.
Déjà remarquée lors de Roland-Garros 2020, où elle avait atteint le 3e tour, la Bretonne a signé le plus grand succès de sa carrière, mardi, sur les courts de Flushing Meadows, en sortant, s'il vous plait, Elena Rybakina, toujours pas remise de son sacre à Wimbledon. Il n'a fallu que deux manches (6-4, 6-4) à la 131e mondiale, qui sortait des qualifications, pour s'offrir le scalp de la Kazakhe, loin, très loin, de son niveau aperçu du côté du All England Club en juillet dernier.
US Open
Burel, le second souffle inattendu
03/09/2022 À 10:04

Burel en mode essuie-glace

Burel a intelligemment construit son succès, qui n'a pas été un cavalier seul non plus. Dépendante de sa première balle, la joueuse de 21 ans a dominé les débats quand elle a pu prendre l'échange à son compte, en étant dans le court, et faire jouer le coup en plus à la patronne du AELTC. Il faudra quand même améliorer le pourcentage de premières : avec 45% sur l'ensemble du match, Burel s'est exposée aux problèmes.

Burel : "C'est ma plus grande victoire"

Auteure du premier break de la rencontre à 2-2 dans le premier set, la Française a passé un coup d'accélérateur après avoir elle-même dû sauver quatre balles de break un jeu auparavant. La menace Rybakina s'est encore précisée à 3-4 quand la vainqueure en Grand Chelem est allée chercher le debreak. Patatras : elle a complètement craqué sur son engagement dans la foulée. Un cadeau qu'a saisi Burel les bras grands ouverts.
La Rennaise a donc bouclé le premier acte avec autorité, avant d'aller chercher le break de la gagne sur le premier jeu du second acte. Au meilleur moment, quand la bête en face était groggy. Dans cette manche, elle a fait l'étalage de science tactique et de son large panel de coups. Non, Burel ne cogne pas la balle, elle la place sur le court. Et elle frappe bien des deux côtés, en témoigne sa balle de match conclue avec un revers.
Un profil Rybakina, plus puissante qu'elle et désordonnée tactiquement quand les choses ne vont pas, convenait parfaitement à son jeu. Au niveau des fautes directes, c'est la Tricolore qui a gagné avec 25 contre 37 (19 coups gagnants à 17 pour la Kazakhe). Elle a d'ailleurs fait du fond de court sa chose, en restant scotchée sur sa ligne.
Ses trois montées au filet du match ont prouvé que le plan était de se mettre en mode essuie-glace et rien d'autre. Une tactique réussie à la perfection à partir de la fin du premier set. La suite de son tournoi se fera face à Alison van Uytvanck, qui s'est débarassée de la légende Venus Williams en deux sets (6-1, 7-6(5)). Idéal pour continuer sa progression. Burel a pris le train vers le très haut niveau.
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